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  • Programme des jeunes Ambassadeurs ONE : cérémonie de clôture 2020

    Programme des jeunes Ambassadeurs ONE : cérémonie de clôture 2020

    « L’endroit où l’on est né ne devrait pas déterminer si l’on doit vivre ou pas, ou si l’on doit être heureux ou non ».

    Plus tôt cette année, je me suis engagé aux côtés de ONE France, une organisation de plaidoyer qui lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables. Je me suis engagé car je souhaite contribuer à l’amélioration du bien-être des populations et je reste convaincu que cela peut passer par des actions de solidarité internationale.

    Malgré le contexte particulier de cette année, nous avons connu de beaux succès, notamment avec l’appel à la reconstitution des fonds de Gavi, l’Alliance du Vaccin, ou encore nos actions de plaidoyer en faveur de la taxe sur les transactions financières.

    Notre mandat de jeunes ambassadeurs tire à sa fin, et c’est l’occasion pour moi de remercier l’équipe de ONE France, mais également tous mes camarades jeunes ambassadeurs. Ce fut une expérience formidable à leurs côtés. Les candidatures pour la prochaine promotion sont déjà ouvertes. Postulez ici : https://lnkd.in/dtsR7AU

  • Projet de loi de finances : pour un budget solidaire et juste

    Projet de loi de finances : pour un budget solidaire et juste

    La mission principale de ONE, c’est d’en finir avec l’extrême pauvreté et les maladies évitables d’ici 2030. Pour ce faire, les pays disposent d’un outil puissant : l’aide publique au développement (APD). À travers des dons, des prêts ou d’autres mécanismes financiers, les pays développés peuvent contribuer au financement de projets dans les pays en développement pour lutter contre la pauvreté, les inégalités entre les femmes et les hommes ou encore le changement climatique.

    Ambassadeurs One Lobby Days Romain Sion

    En France, le budget de l’État (encore appelé projet de loi de finances, ou PLF) est débattu et voté chaque année à partir d’octobre à l’Assemblée nationale. C’est un moment politique crucial où se négocient les différentes enveloppes budgétaires de la France, et donc ses priorités pour l’année à venir. Tous les ans, nous nous mobilisons pour que les député·e·s soutiennent et votent en faveur de mesures qui améliorent l’APD française. Cette année, en tant que jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices, nous nous sommes mobilisés en ligne dans le cadre des « Lobby Days » et nous nous sommes allés à la rencontre de nos députés pour leur demander de défendre un budget français plus solidaire !

    Une taxe “Robin des bois” ?

    L’APD française est composée de divers canaux financiers, dont les revenus de la taxe sur les transactions financières (TTF). Cette taxe, surnommée la “taxe Robin des bois”  a été conçue comme une taxe solidaire visant à corriger les inégalités, en taxant les “gagnants” de la mondialisation – en l’occurrence, le secteur financier, qui ne fait que grandir avec les années – pour bénéficier aux laissés pour compte de la mondialisation, à savoir les populations des pays en développement. C’est un moyen de faire contribuer le secteur financier à la lutte contre l’extrême pauvreté. 

    Aujourd’hui, ces inégalités sont plus criantes que jamais. D’une part, du fait des conséquences de la pandémie du COVID-19, l’extrême pauvreté est en passe d’augmenter dans le monde – une première depuis les années 1990. En parallèle, alors que l’économie française a été lourdement impacté par le confinement, les transactions financières, elles, ont continué d’augmenter, et rapportent plus que l’année dernière, et ce, malgré la pandémie. 

    La TTF est dès lors un outil efficace pour les député·e·s pour lutter contre l’extrême pauvreté et pour promouvoir la justice fiscale. Seulement, la TTF est aujourd’hui sous-utilisée et ne va pas au bout de son potentiel. Mais en actionnant certains leviers parlementaires, la TTF pourrait être plus ambitieuse et rapporter beaucoup plus de financements à l’APD. 

    Rencontre Maxime Delohen Parti Communiste Lobby Days

    En tant qu’Ambassadeurs, nous sommes sur le coup !

    Chez ONE, nous nous sommes engagés en tant que bénévoles sous le nom d’Ambassadeur afin de nous battre pour plus de solidarité internationale. Notre mission : relayer les demandes de One concernant la TTF auprès des député·e·s, décrocher le plus de rendez-vous possible pour échanger, débattre et défendre nos positions, et les encourager à voter les amendements en faveur d’une TTF plus ambitieuse.

    Pour mener à bien notre mission, nous avons ont bénéficié d’une formation interne pour mieux cerner les enjeux de nos campagnes et les règles d’or pour mener un rendez-vous plaidoyer efficace et constructif.

    En seulement quelques semaines, nous avons contacté pas moins de 140 député·e·s de tous bords politiques par mail, téléphone ou même sur les réseaux sociaux ! Résultat des courses ? 25 réponses de la part de député·e·s intéressé·e·s, dont 12 se sont concrétisées en rendez-vous !

    Notre mobilisation de jeunes activistes ne s’arrête pas là ! Voici le debriefing suite à notre échange avec le député Eric Alauzet:

    Ou encore le témoignage de Sarah à la suite de notre rendez-vous avec la députée Annie Chapelier :

    Ce n’est pas tout… Plaidoyer politique, interpellation sur les réseaux sociaux, témoignages dans les médias – nous avons été actifs sur tous les canaux ! Nous avons décroché des interviews avec 7 médias régionaux (presse, radio, et même télévision) pour expliquer les raisons de notre engagement, l’importance de mobiliser les député·e·s sur les enjeux de solidarité internationale et leurs attentes pour la suite.

    Eric Alauzet député LREM Lobby Days Ambassadeurs One

    Pas de changement pour la TTF, mais d’autres opportunités arrivent

    La question de la TTF rencontre un succès croissant auprès des élu·e·s, et cette année, la mobilisation était inédite : 185 député·e·s ont cosigné des amendements sur la TTF !  Malheureusement, ces amendements ont été votés tard dans la nuit et peu de député·e·s étaient présent·e·s dans l’hémicycle pour les voter. Malgré le soutien croissant de l’Assemblée, aucun amendement n’a finalement été adopté sur la TTF. A l’heure où jusqu’à 115 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté rien qu’en 2020 du fait des conséquences du COVID-19, l’Assemblée nationale a manqué le rendez-vous d’un budget 2020 plus juste et solidaire.

    Mais nous ne comptons pas baisser les bras d’aussi tôt. Dans les prochains mois, les député·e·s auront une nouvelle opportunité de se mobiliser en faveur de la solidarité internationale. Comment ? Après avoir examiné la quantité d’APD au sein du budget, ce sera le tour de discuter de la qualité de l’aide, avec le passage d’une loi sur le développement international à l’Assemblée. Ce sera l’occasion de voter pour une aide française mieux ciblée et plus efficace sur le terrain. Nous répondrons une nouvelle fois à l’appel. Affaire à suivre… 

  • PLF 2021 : le budget d’Emmanuel Macron doit être à la hauteur des enjeux actuels

    PLF 2021 : le budget d’Emmanuel Macron doit être à la hauteur des enjeux actuels

    Aide publique au développement : on en est où ?

    La pandémie du COVID-19 a rendu d’autant plus cruciale la nécessité d’avoir une politique de développement à la hauteur des enjeux. Nous avions fait d’énormes progrès en matière de lutte contre l’extrême pauvreté depuis les années 1990 : ce n’est plus le cas. 120 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne rien qu’en 2020, pour la première dois depuis 30 ans. Cela représente près de deux fois la population française.

    PLF demandes One génération activiste

    Ainsi, l’engagement présidentiel d’augmenter l’aide publique au développement (APD) française pour atteindre 0,55% du RNB avant la fin de son mandat, bienvenu en 2017, n’est plus suffisant. La crise sanitaire du COVID-19 a bouleversé les ordres de grandeur. La France doit bouleverser les siens, et ne pas oublier les pays les plus pauvres : elle doit augmenter massivement son aide au développement afin d’atteindre l’objectif historique des 0,7% du RNB alloué à l’APD en 2022.

    Plus de 400 milliards d’euros ont déjà été investis dans le plan de relance français. Pourtant rien n’a été prévu d’additionnel pour soutenir les pays vulnérables à faire face à cette crise sans précédent. Dès le budget 2021, la France doit revoir à la hausse la trajectoire prévue de son aide au développement et s’assurer qu’elle sera sur la bonne voie pour atteindre les 0,7% du RNB en 2022. Cela représente une augmentation de 5 milliards d’euros sur 2 ans, soit uniquement un peu plus de 1% de l’effort financier conçu pour la relance au niveau national. C’est le devoir de la France, mais c’est aussi un investissement intelligent : aucun pays ne pourra venir à bout de cette pandémie seul, et personne ne sera en sécurité tant que nous ne le serons pas toutes et tous.

    PLF demandes One génération activiste

    Le projet de loi de finances pour 2021, publié le 28 septembre par le gouvernement, prévoit une augmentation de la mission « aide publique au développement » de 683 millions, pour atteindre un montant de 4 milliards d’euros. Les deux taxes solidaires, affectées au développement, représentent 700 millions d’euros supplémentaire. Cette augmentation, bien que bienvenue, ne fait que confirmer la trajectoire financière prévue par le gouvernement depuis l’été 2019 afin de respecter l’engagement des 0,55%. Le projet du gouvernement exclut donc la solidarité internationale de son plan de relance, malgré l’explosion des besoins.

    La taxe sur les transactions financières (TTF) : une opportunité pour augmenter l’APD en 2021

    La TTF est l’une des deux « taxes affectées » au développement. Tout comme son homologue la TSBA (taxe sur les billets d’avion), la TTF vise à corriger l’ampleur des inégalités mondiales, en taxant certains « gagnants » de la mondialisation (le secteur financier) pour bénéficier à ses « perdants » (les populations des pays en développement). Les recettes de ses deux taxes permettent pourtant de financer principalement les dons vers les priorités sectorielles que sont notamment la santé, l’éducation et le climat. Avec la mission « aide publique au développement », ces deux canaux constituent le cœur de l’aide, c’est-à-dire sa partie la mieux pilotable et la plus efficace, en incluant les subventions pour les pays les plus pauvres et prioritaires de l’aide française, tout en bénéficiant aux services sociaux essentiels et aux populations les plus vulnérables.

    Taxe transaction financières - PLF demandes One Parlement Français

    La TTF est aussi le seul levier parlementaire pour agir sur l’aide publique au développement française au sein du budget annuel1. C’est un outil très efficace mais méconnu, dont la pleine mobilisation pourrait alimenter une aide publique au développement à la hauteur des enjeux actuels, de manière indolore pour les finances publiques. Il faut en finir avec le mythe selon lequel la TTF impacterait notre compétitivité : 6 pays européens ont déjà mis en place une TTF au niveau national2, sans démonstration d’un quelconque impact sur la compétitivité, trois autres sont en train d’élaborer une législation3, et de nombreux centres financiers mondiaux possèdent une TTF et sont en plein essor, notamment Hong Kong, Singapour, l’Afrique du Sud, la Suisse et le Royaume-Uni4. Par ailleurs, la TTF n’impacte pas l’économie réelle, et ne freine ni la consommation des ménages ni les investissements. Or, en 2020, pendant que le reste de l’économie s’effondrait, les transactions financières ont bénéficié de la situation économique actuelle et du confinement lié au COVID-19 en raison de « la hausse des volumes échangés sur les marchés au cours du premier semestre » comme le mentionne le PLF 2021. Le rendement de la TTF a ainsi presque doublé entre janvier et août 20205. Renforcer la taxe sur les transactions financières française est donc devenue une question de justice et d’égalité : elles font partie des seules transactions qui ne sont aujourd’hui pas taxées (la TTF française ne couvre pas toutes les transactions, notamment les intra-journalières et les dérivés) et le secteur financier a bénéficié des conséquences de la pandémie, il doit participer à la reconstruction des pays vulnérables du monde. Les parlementaires devraient augmenter les revenus de la TTF française et augmenter les fonds qui sont alloués au développement.

    Que peuvent faire les parlementaires au sein du PLF 2021 ?

    PLF demandes One Parlement Français

    Les parlementaires disposent de 3 leviers pour augmenter l’aide au développement grâce à la TTF :

    • Augmenter le taux de la TTF de 0,3% à 0,5%, : cela augmenterait les recettes de la TTF de 1,6 milliards actuellement à 2,6 milliards d’euros.
    • Augmenter le plafond d’affectation au développement, actuellement fixé à 528 millions d’euros (32% environ des revenus de la TTF). Les parlementaires peuvent ainsi décider d’affecter 50% des recettes de la TTF au FSD, ce qui nécessité une augmentation du plafond d’affectation afin de garantir que les revenus supplémentaires générés soient fléchés vers la solidarité internationale.
    • Taxer les transactions intra-journalières, c’est-à-dire toutes les opérations spéculatives d’achat et de vente d’un titre enregistrées durant la journée, et non pas seulement le résultat des transactions en fin de journée. Les transactions financières sont l’un des seuls flux qui bénéficient d’une taxation quotidienne au lieu d’une taxation par transaction. Taxer les transactions intra-journalières augmenterait les revenus de la TTF de 2 à 4 milliards d’euros supplémentaires, dont 50% pourraient être alloués à la lutte contre l’extrême pauvreté dans les pays les plus pauvres.

    Sources:

    1 L’article 40 de la constitution française les empêche en effet de déposer un amendement qui ait pour conséquence « soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique ».
    2 Belgique, Finlande, France, Irlande, Italie et Pologne.
    3 Hongrie, Portugal et Espagne.
    4 Leonard E. Burman, William G. Gale, Sarah Gault, Bryan Kim, Jim Nunns, and Steve Rosenthal, mars 2016, « Financial Transaction Taxes in Theory and Practice », National Tax Journal, 69 (1), 171–216, https://www.robinhoodtax.org.uk/sites/default/files/Burman%20et%20al_%20NTJ%20Mar%202016%20%282%29.pdf
    5 Les Echos, « La taxe sur les transactions financières va rapporter plus que prévu à l’Etat », 16 septembre 2020, https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/la-taxe-sur-les-transactions-financieres-va-rapporter-plus-que- prevu-a-letat-1242790#xtor=CS1-3046

  • L’importance du travail de Gavi expliquée par les jeunes Ambassadeur·rice·s

    L’importance du travail de Gavi expliquée par les jeunes Ambassadeur·rice·s

    Le 4 juin prochain se tiendra la troisième conférence de reconstitution des ressources de Gavi, l’Alliance du vaccin, qui a pour objectif ambitieux d’atteindre au moins 7,4 milliards de dollars de financements supplémentaires pour la période 2021-2025. Au cours des 20 dernières années, Gavi a contribué à vacciner 760 millions d’enfants contre des maladies évitables et a sauvé plus de 13 millions de vies. Actuellement, l’organisation aide à vacciner près de la moitié des enfants dans le monde. En pleine crise de COVID-19, le travail de Gavi est plus crucial que jamais et pourrait permettre aux populations les plus vulnérables d’avoir accès au futur vaccin. 

    La précédente contribution de la France à Gavi avait notamment permis de sauver 700 000 vies et de vacciner près de 41 millions d’enfants. Actrice historique de la santé mondiale par son engagement politique et financier, la France doit plus que jamais être à la hauteur de la crise sanitaire mondiale que nous vivons. C’est pourquoi nous demandons à Emmanuel Macron de renouveler le financement de la France à Gavi à hauteur de 250 millions d’euros pour la période 2021-2025.

    Trois jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices qui travaillent dans le secteur de la santé ont voulu nous expliquer pourquoi le travail de Gavi est si crucial. Découvrez leur témoignage.

    Latame Komla Adoli, 25 ans, médecin

    Je m’appelle Latame Komla ADOLI. Je suis médecin généraliste et actuellement en Master d’économie du développement, parcours économie de la santé, à l’école d’économie de l’université de Clermont-Ferrand. Je suis Togolais et j’ai 25 ans. 

    « Une meilleure santé est essentielle au bonheur et au bien-être. Une meilleure santé contribue également de manière importante au progrès économique, puisque les populations en bonne santé vivent plus longtemps, sont plus productives et épargnent plus » (Organisation mondiale de la santé, 2009)

    Pour moi, la santé constitue l’élément fondamental de l’existence d’une personne. Elle doit être donc au centre des politiques de nos pays. Mais force est de constater que, malgré les innombrables efforts de nos dirigeants, beaucoup reste à faire. Le nombre de patients que nous recevons à l’hôpital chaque jour pour la pneumonie, la diarrhée, le rotavirus, la rougeole, bref pour des maladies pourtant évitables, ne cesse d’augmenter, ce qui témoigne de l’importance de ce qui reste à faire dans ce secteur. Il est donc juste et équitable d’accorder une attention particulière aux enjeux en santé car ils sont de taille. 

    Il vaut mieux prévenir que guérir, dit-on souvent. Ainsi, selon moi, il est nécessaire de consacrer plus d’efforts à la prévention des maladies, notamment celles qui sont évitables. Gavi, l’Alliance du vaccin, œuvre pour permettre un accès équitable à la vaccination, un moyen de prévention efficace contre plusieurs maladies. Soutenir Gavi permettrait donc à un plus grand nombre d’enfants d’être en bonne santé, de pouvoir mener une vie normale et de contribuer au développement de nos pays. Cette campagne est donc essentielle et mérite d’être soutenue. 

    Cette année, Gavi reconstitue ses fonds pour la période 2021-2025. Afin de lui permettre de continuer, voire d’améliorer, ses actions, il est essentiel de la soutenir. Ceci est un sujet qui nous concerne tous, quelle que soit notre origine, ne serait-ce que par pure solidarité.   

    En janvier 2020, ONE a lancé une pétition qui a pour objectif de recueillir le maximum de signatures possibles afin de prouver à nos dirigeants que ce sujet est loin d’être l’affaire d’une minorité, mais plutôt l’affaire de tous. En signant cette pétition, vous contribuez, vous aussi, à cette lutte qui nous interpelle tous. En signant cette pétition, vous faites entendre votre voix en faveur d’un monde plus juste et plus solidaire en matière d’accès à la santé, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire.

    Joya Madi, 28 ans, pharmacienne

    L’un des plus grands enjeux de la santé aujourd’hui réside au sein des communautés qui n’ont pas accès à la prévention de façon régulière. C’est surtout ces dernières qui risquent le plus de se retrouver à l’épicentre d’épidémies et de pandémies mortelles. Ces épidémies risquent non seulement de compromettre les progrès durement acquis par les programmes de vaccination de routine, mais elles menacent également la sécurité sanitaire mondiale du fait de l’augmentation considérable de la mobilité humaine.

    Mais n’ayez pas peur, car Gavi est là !

    Gavi, l’Alliance du vaccin, mène des campagnes qui vise à améliorer l’accès aux vaccins vitaux et à la vaccination de routine pour certaines maladies évitables. Gavi a changé la vie de millions de personnes dans les pays à faible revenu. Depuis sa création, l’organisation a protégé une génération entière d’enfants, 760 millions d’entre eux, de maladies infectieuses potentiellement mortelles.  

     « Mieux vaut prévenir que guérir » Le proverbe qui dit tout !

    Je suis pharmacienne. Mon parcours m’a donc permis d’avoir une expérience et une connaissance en matière de risques de santé. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Lorsque j’ai tenu une officine au Liban pendant plus de 3 ans, mon devoir était donc principalement de sensibiliser les personnes sur la possibilité de prévenir certaines maladies et problèmes de santé évitables grâce à de simples gestes !

    Mon expérience m’a appris que la meilleure solution, c’est la prévention. Les initiatives préventives ont souvent un plus grand impact que les mesures palliatives.

    C’est pourquoi, aujourd’hui, je vous invite à me rejoindre et à soutenir Gavi dans cette lutte pour construire un monde sûr et permettre aux nouvelles générations de s’épanouir dans la vie. Votre voix est cruciale et votre signature compte ! En signant la pétition, vous interpellez les dirigeants mondiaux et contribuez à ce que Gavi continue de mener ses campagnes de vaccination dans les pays les plus vulnérables. Les communautés vaccinées seront ainsi en meilleure santé, pourront suivre une meilleure éducation et l’économie des ménages sera dynamisée. Un simple vaccin peut permettre à la nouvelle génération, femmes et hommes, d’être plus productive, et tout ça, en grande partie grâce à toi !

    Mario Jendrossek, 25 ans, épidémiologiste

    Je m’appelle Mario et je suis un jeune épidémiologiste travaillant sur le contrôle de maladies infectieuses. La pandémie de COVID-19 démontre actuellement l’importance du contrôle des maladies pour tous les pays, leurs populations, économies et systèmes éducatifs.

    En tant que professionnel de santé, je me lève tous les jours pour améliorer l’accès aux soins et systèmes de santé car notre santé et celle de nos proches est un besoin primaire pour tout être humain. En tant que citoyen engagé, je vois la santé comme une clé de voûte pour le développement car des problèmes de santé nuisent à l’éducation ainsi qu’au développement économique. La santé est donc un enjeu central pour l’égalité des chances.

    La campagne de ONE en faveur de Gavi, l’Alliance du vaccin, vise à s’assurer que la France reste mobilisée dans le cadre du financement multilatéral de Gavi. Depuis sa création en 2000, Gavi a permis de vacciner 760 millions d’enfants et de sauver 13 millions de vies. Afin que cette organisation puisse continuer ce travail remarquable, dont l’exemplarité a été maintes fois reconnue, Gavi doit renouveler ses financements en 2020. Notre campagne demande simplement à ce que la France renouvelle sa contribution à hauteur de 250 millions d’euros sur les cinq prochaines années et confirme ainsi son engagement aux côtés de Gavi.

    Je pense qu’il faut se mobiliser car il ne faut pas prendre les réussites passées pour acquises. Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires, les hommes et femmes politiques ont tendance à supprimer les budgets consacrés au développement. Un engagement renouvelé serait un signe fort pour mobiliser les autres contributeurs et permettre à Gavi d’atteindre ses objectifs ambitieux. Cela montrerait également que la France est à la hauteur de ses ambitions internationales.

  • Gavi, l’Alliance du vaccin

    Gavi, l’Alliance du vaccin

    Qu’est-ce que Gavi ?

    Gavi, l’Alliance du vaccin, est une organisation qui améliore l’accès aux vaccins pour les enfants les plus vulnérables du monde. Elle a été fondée en 2000 dans le but de « sauver des vies, réduire la pauvreté et protéger le monde contre la menace des épidémies ». L’organisation fournit des vaccins contre 17 des maladies les plus courantes et les plus mortelles (notamment la polio, la typhoïde, la rougeole, la méningite ou la fièvre jaune) et travaille en partenariat avec les secteurs public et privé afin de mener à bien cette mission(1).

    Les enjeux liés à la vaccination sont cruciaux : plus d’1,5 million de personnes (dont un tiers sont des enfants) meurent chaque année de maladies évitables par la vaccination. Près de 20 millions d’enfants n’ont toujours pas accès aux vaccins de base, alors que près d’un quart des décès infantiles sont dus aux pneumonies et aux diarrhées.

    Au cours des 20 dernières années, Gavi a contribué à vacciner 760 millions d’enfants et a sauvé plus de 13 millions de vies. Actuellement, l’organisation vaccine près de la moitié des enfants dans le monde(2), ce qui fait d’elle une des initiatives les plus performantes en matière de santé mondiale. Sans Gavi, des millions de personnes ne seraient aujourd’hui pas protégées contre certaines maladies mortelles. Gavi est donc un outil essentiel pour améliorer la santé de toutes et tous partout dans le monde.

    Gavi Logo

    Au-delà de la santé

    Les actions de Gavi ont aussi un impact bien au-delà du domaine de la santé. Les vaccins réduisent les taux de mortalité infantile. Ils permettent aussi aux enfants, en bonne santé, d’accéder à une éducation de qualité et de participer ensuite au développement de leur pays, contribuant ainsi à réduire la pauvreté. En plus de résultats en matière de santé, les actions de Gavi ont aussi des retombées économiques positives. En effet, une personne qui tombe malade entraine des coûts pour l’Etat. Il peut s’agir de coûts faibles comme le transport ou le traitement, mais aussi de coûts plus importants, comme la potentielle perte de productivité plus tard dans la vie en raison d’une invalidité ou d’un décès. En prévenant ces coûts, Gavi a contribué à générer plus de 150 milliards de dollars de bénéfices économiques entre 2000 et 2017.

    Comment ça marche ?

    Les interventions de Gavi sont possibles grâce à une triple approche :

    1- Gavi finance l’achat de vaccins. Les fonds reçus par Gavi de la part des donateurs servent directement à s’assurer que les pays à faible revenu disposent des vaccins dont ils ont besoin.
    2- Gavi aide à renforcer les programmes de vaccination dans les pays et leurs systèmes de santé en général. Gavi finance le renforcement des systèmes de santé des pays en développement(3). Gavi pousse aussi les pays à participer au financement des vaccins dont ils ont besoin, en fonction de leur richesse nationale(4). Cela permet de mettre en place des systèmes de santé durables, qui, à terme, n’auront plus besoin du soutien de Gavi.
    3- Gavi intervient sur le marché des vaccins pour augmenter l’offre et réduire les prix. L’organisation travaille directement avec les fournisseurs de vaccins pour produire des vaccins à moindre coût, les rendant ainsi plus accessibles aux personnes les plus pauvres. Ce faisant, Gavi a considérablement réduit le prix des vaccins et rendu le marché plus accessible. Par exemple, le coût de la vaccination complète d’un enfant (vaccins pentavalents, antipneumococciques et antirotavirus) a diminué de 21% depuis 2015.
    Ces trois approches contribuent à créer un programme de vaccination durable dans chacun des pays soutenus par Gavi.

    Les enjeux de la reconstitution de cette année

    Cette année, nous avons l’occasion d’aider Gavi à poursuivre ses actions pour sauver des vies. La prochaine reconstitution de Gavi aura lieu à Londres les 3 et 4 juin prochain et a pour objectif ambitieux d’atteindre au moins 7,4 milliards de dollars de financements supplémentaires pour la période 2021-2025.
    Si Gavi atteint cet objectif, cela correspondra à une étape essentielle pour que les vaccins soient accessibles pour tou.te.s, partout dans le monde. Cette reconstitution permettra à Gavi et ses partenaires de vacciner 300 millions de personnes et de sauver jusqu’à 8 millions de vies supplémentaires jusqu’en 2025. Gavi investira aussi cet argent dans le renforcement des systèmes de santé, afin d’améliorer les soins de manière générale et ainsi permettre la vaccination d’un plus grand nombre de personnes.

    Conference Gavi

    La contribution française

    La France est une actrice historique de la santé mondiale et se distingue par son engagement politique et financier. Elle est la cinquième contributrice souveraine historique de Gavi. Sa contribution en faveur de Gavi a permis de sauver 700 000 vies, de vacciner près de 41 millions d’enfants et d’économiser plus de 8 milliards de dollars grâce à la vaccination.

    La demande de ONE : nous demandons que la France renouvelle sa précédente contribution de 250 millions d’euros pour la période 2021-2025. Cela permettrait de :
    • catalyser 106 millions de dollars de contribution des pays
    • générer entre 2,3 et 2,9 milliards de dollars de retombées économiques sur la période 2021-2025.
    Le renouvellement de la contribution française lors de la prochaine reconstitution des ressources de Gavi est donc indispensable pour confirmer le leadership français en santé mondiale et participer à la réalisation des priorités de sa politique de développement.

    1 L’organisation oeuvre avec des organisations à but non lucratif, des organisations de plaidoyer, des gouvernements, des fabricants de vaccins, des chercheurs et bien d’autres encore, pour améliorer l’accès aux vaccins de toutes les manières possibles.
    2 Gavi finance des vaccins pour les pays où 60% des enfants naissent chaque année et vaccine 49,2% des enfants au niveau mondial. Source : données apparaissant sur le site de Gavi. Voir : https://www.gavi.org/programmes-impact/our-impact/facts-and-figuresaméliorer l’accès aux vaccins de toutes les manières possibles.
    3 Afin d’atteindre les enfants les plus pauvres, Gavi accélère ses efforts, investissant dans la formation des agents de santé et dans l’amélioration de la logistique tout en améliorant la collecte et la gestion des données, ainsi que le leadership en matière de santé.
    4 Gavi conditionne en effet la mise à disposition des vaccins et ses subventions à la prise d’engagement financiers de la part des pays bénéficiaires. Ces cofinancements
    augmentent à mesure que le pays progresse économiquement.

  • Lettre ouverte des jeunes Ambassadeur·rice·s de ONE à Emmanuel Macron

    Lettre ouverte des jeunes Ambassadeur·rice·s de ONE à Emmanuel Macron

    Monsieur le Président de la République, 

    Nous sommes 50 jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices de tout âge, venant de toutes les régions de France et intimement persuadés que l’accès à la santé doit être un droit pour tou·te·s. C’est pourquoi nous sommes mobilisé·e·s aux côtés de ONE, ONG internationale de plaidoyer et de mobilisation citoyenne. Il s’agit d’un mouvement mondial qui lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables, particulièrement en Afrique.

    Depuis le mois de janvier, la pandémie du COVID-19 a ébranlé nos systèmes de santé, nos modes de vie, nos économies, nos rapports aux autres et au monde extérieur. A l’inverse, cette pandémie a favorisé l’émergence et la revalorisation d’une solidarité inconditionnelle entre les populations. Aider les plus démunis, c’est ce que nous savons faire et avons le devoir de faire. Cette entraide est cruciale et, plus que jamais, elle doit être internationale. Souvent omis, les pays les plus pauvres (notamment en Afrique) sont des pays fortement impactés au niveau climatique, économique et surtout sanitaire avec des systèmes de santé souvent fragiles. Aujourd’hui, 800 millions de personnes sont trop pauvres pour se nourrir décemment, fragilisant d’autant plus leur immunité. L’Afrique importe 94% de ses produits pharmaceutiques et compte donc sur notre soutien. Nous saluons votre initiative lors de la dernière réunion du G20 et nous vous demandons de continuer. La pandémie n’a pas de frontières, elle est mondiale. La réponse doit l’être également. 

    Dans ce contexte sanitaire extrêmement fragilisé, l’accès à la vaccination s’avère être primordial. Gavi, l’Alliance du vaccin, joue un rôle essentiel. Cette organisation agit depuis désormais 20 ans afin d’améliorer l’accès aux vaccins pour les plus vulnérables, notamment les enfants. La contribution française a permis jusqu’à ce jour de vacciner près de 41 millions d’enfants, de sauver 700 000 vies, et d’économiser plus de 8 milliards de dollars grâce à la vaccination. Cinquième contributrice historique de Gavi, la France se doit, aujourd’hui plus que jamais, d’être à la hauteur des enjeux actuels et de réaffirmer son engagement politique et financier en renouvelant sa contribution. 

    En cette semaine mondiale de la vaccination, nous nous adressons à vous, Emmanuel MACRON, Président de la République, car vous représenterez la France lors de la conférence de levée de fonds organisée le 4 mai par l’Union européenne, et co-présidée par la France. L’objectif est de réunir la somme de 8 milliards de dollars afin de financer la recherche et le développement, la production ainsi que la distribution du vaccin et de traitements COVID pour TOUTES et TOUS.  Nous attendons du Gouvernement français une contribution ambitieuse et conséquente aux 8 milliards de dollars nécessaires pour assurer l’éradication du COVID-19, contribution qui devra être additionnelle au soutien de la France à Gavi.

    Durant l’épidémie Ebola, nous avons constaté une résurgence du paludisme et de la rougeole dans certains pays, nous devons éviter l’apparition d’une nouvelle épidémie au sein cette pandémie. Il nous semble donc également important de ne pas se détourner des autres maladies évitables qui nécessitent, elles aussi, l’accès à un vaccin. Nous réitérons notre demande auprès du Gouvernement ainsi que de vous, Monsieur le Président, de renouveler la contribution financière à Gavi, l’Alliance du vaccin, à hauteur de 250 millions d’euros pour la période 2021-2025. 

    La France doit saisir cette opportunité pour réaffirmer son engagement solidaire et international dans la lutte contre les pandémies. Le virus ne connaît pas de frontières. Nous pensons que la solidarité ne devrait pas en avoir non plus. Nous comptons donc sur la solidarité de tous les pays pour adopter une réponse globale afin de répondre de manière unie à cette crise, qu’elle soit au bout de la rue ou au bout du monde.

    Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre profond respect.

    Ninon Beillard, Sarah Ben Smida, Océane Fourquet, Zineb Jaoudat, Manon Jordana, Edith Kouakou, Romane Mika, Manon Monod, Maya Pargade-Klitzke, David Reviriego, Romain Sion, Chaimaa Taib, Louise Thomas Leibengut, Lilia Touil, Vanessa Woerner.

    Le 30 avril 2020

    Lettre reprise par:

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