Auteur/autrice : romainsion

  • Codi Tech, catalyseur d’innovation sociale, d’inclusion et d’emploi [Newsletter 2 Liban]

    Codi Tech, catalyseur d’innovation sociale, d’inclusion et d’emploi [Newsletter 2 Liban]

    Bonjour à tous,

    J’espère que vous avez passé une excellente semaine !

    J’ai commencé ma mission lundi dernier auprès de l’ONG Codi Tech. Hortense, la fondatrice de l’organisation, m’avait donné rendez-vous à 8 h 45 précises pour aller ensemble à Codi.

    Je connais Hortense depuis plusieurs années, et elle fait partie de ces entrepreneures sociales qui m’inspirent. Après quatre ans chez BCG, elle aurait pu choisir une carrière prestigieuse. Mais après une étude de marché approfondie, elle a décidé de mettre son réseau et ses compétences au service du lancement d’une ONG au Liban. Codi Tech est une initiative innovante qui associe un bootcamp de programmation et un parcours de leadership. Sur six mois, un programme de formation intensif et gratuit permet aux étudiants de devenir développeurs web full stack (front-end et back-end) ou chefs de projet digital. L’objectif de l’ONG : utiliser le code comme catalyseur d’innovation sociale, d’inclusion et d’emploi.

    À mon arrivée chez Codi

    J’ai été immédiatement plongé dans l’action en assistant à une présentation de projets d’équipe. Les étudiants devaient développer un site e-commerce pour un client qu’ils avaient eux-mêmes démarché. Confrontés très vite au marché, certains ont présenté une plateforme d’achat de sneakers en édition limitée, un site e-commerce dans la mode, ou encore un site de revente de voitures.

    Ce qui m’a particulièrement frappé : l’usage exclusif de l’anglais ! Même si certains étudiants avaient un niveau basique il y a quelques mois, Codi Tech a réussi à les faire progresser rapidement pour qu’ils puissent aussi accéder à des opportunités internationales. Deuxième point marquant : la culture du feedback. Après chaque présentation, mentors et étudiants échangent des retours constructifs pour améliorer leurs compétences et leur travail d’équipe.

    Mes deux objectifs chez Codi :

    Avec Hortense et Joseph, le directeur du programme, nous avons rapidement défini le périmètre de ma mission, avec deux objectifs principaux :

    Objectif 1 : organiser des ateliers d’entrepreneuriat à Beyrouth et à Tripoli. Face au vif intérêt des étudiants pour la création d’entreprise, nous avons réfléchi ensemble à un format d’atelier. Avant même le début de l’atelier, j’ai été bombardé de questions passionnantes d’étudiants sur leurs projets : un étudiant coach sportif qui veut lancer un site e-commerce spécialisé dans le sport, ou un autre qui développe une EdTech avec une application iOS qui encourage la lecture grâce à une expérience immersive…

    Objectif 2 : élaborer un business plan sur 2-3 ans. Il s’agit d’accompagner Hortense et Joseph dans leur réflexion stratégique pour diversifier leurs sources de revenus, afin qu’ils ne dépendent plus exclusivement des dons, parfois imprévisibles. Nous le concrétiserons dans un business plan sur 2-3 ans, un projet extrêmement stimulant et très proche de mon rôle d’investisseur chez Blisce.

    Le Liban traverse actuellement une crise économique et sociale sans précédent.

    Les conséquences sont dévastatrices pour la population, notamment avec un taux de change en chute libre : de 1 500 livres libanaises pour un dollar avant la crise bancaire à 100 000 livres dans les bureaux de change informels. Cette dévaluation massive de la monnaie nationale a entraîné une inflation galopante, qui appauvrit considérablement les Libanais. Selon l’ONU, 80 % de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté, dont 40 % en situation d’extrême pauvreté.

    La crise a été provoquée par des pratiques financières frauduleuses impliquant les élites économiques et politiques du pays. En effet, la plupart des banques nationales (18 sur 20) ont des actionnaires liés à la classe politique, et 43 % des actifs financiers du pays leur appartiennent. Pendant des années, la dette publique a été financée par des taux d’intérêt artificiellement élevés, créant un « système de Ponzi » où l’argent public a servi à enrichir les élites au détriment des services sociaux et de santé. En 2019, cette bulle financière a éclaté quand les banques n’ont pas pu rembourser leur dette. Face au défaut de paiement, les banques ont pris des mesures drastiques, comme plafonner les retraits bancaires à 100 $ par semaine ou interdire les virements à l’étranger. En plus de l’inflation, les gens ne peuvent même pas retirer l’argent déposé à la banque. La crise a provoqué une profonde méfiance envers le système bancaire et la classe dirigeante. À l’hôtel, la réceptionniste m’a expliqué que tout est fait pour contourner les banques, même les salaires sont payés en liquide.

    Les temples de Baalbek

    Peter et Zineb, deux mentors de Codi, m’ont proposé une excursion à Baalbek. C’est là que se trouve notamment le temple de Bacchus, l’un des temples gréco-romains les mieux conservés au monde. Je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter.

    Sur la route, j’ai remarqué beaucoup de panneaux de propagande. Je me suis demandé pourquoi… Ils m’ont expliqué que nous entrions sur le territoire du Hezbollah, une organisation politico-militaire chiite. C’est presque un État dans l’État. Après le checkpoint, la police et l’armée régulières n’osent pas entrer, sauf autorisation du Hezbollah.

    En 3000 av. J.-C., Baalbek était une cité phénicienne florissante où l’on célébrait le culte de Baal, une divinité orientale associée à la foudre et aux pluies bénéfiques. Le lieu est magnifique, chaque pierre est finement sculptée.

    Zineb, qui connaît bien la région, nous a ensuite emmenés au souk goûter la spécialité locale : les sfihas. Ce sont de petits chaussons de pâte garnis de viande, que l’on commande en grande quantité pour les repas de famille. Pour la négociation des prix, j’ai vite compris qu’il valait mieux que je m’efface un peu, mon allure de touriste n’aidant pas.

    Encore une excellente journée ! Belle semaine à tous.

    Romain

  • Omar, père, électricien, ancien soldat et réfugié [Newsletter 1 Liban]

    Omar, père, électricien, ancien soldat et réfugié [Newsletter 1 Liban]

    Bonjour à tous,

    Comment allez-vous ? Cette année, je participe pour la huitième fois à un projet de mesure d’impact ou de digitalisation aux côtés d’une ONG exceptionnelle. À chacune de ces occasions, j’ai rencontré des entrepreneurs, des militants et des acteurs du changement inspirants, que ce soit dans les favelas brésiliennes, la jungle ougandaise, les quartiers nord de Marseille, les bidonvilles d’Inde ou les villages reculés du Guatemala. Ces expériences sont de vraies bouffées d’optimisme !

    Cette année, je viens d’arriver au Liban auprès d’une organisation appelée Codi Tech, basée à Beyrouth. Cette association forme des réfugiés et des jeunes marginalisés au code informatique ! Mais pourquoi ai-je choisi cette destination ?

    Un soir de février 2019, je rentrais tard du travail. Juste avant d’entrer dans un restaurant de sushis sur le chemin, j’ai croisé Omar. Il ne me demandait pas d’argent, seulement quelque chose à manger pour le dîner. Après lui avoir proposé de commander avec moi, nous avons fini par passer toute la soirée ensemble.

    Originaire du Mali, Omar est père de deux enfants qui y vivent toujours. Avant la révolution libyenne, il menait une vie paisible avec sa famille et travaillait comme électricien. Quand la guerre du Mali a éclaté en 2012, il s’est engagé dans l’armée gouvernementale et s’est battu plusieurs années pour son pays. Après le coup d’État, le président a dû s’exiler et la situation d’Omar s’est dégradée. Sa famille était en danger. À tout moment, la nuit, des groupes armés pouvaient envahir sa maison et le tuer avec sa famille. Il a dû fuir son pays pour trouver un endroit meilleur où vivre avec eux. De la Turquie à la Grèce sur une petite embarcation, en passant par de multiples tentatives pour franchir la frontière italienne, il lui a fallu deux ans. Il disait que c’était l’une des périodes les plus difficiles de sa vie. Après un mois et demi en France, il n’avait pas de papiers, devait parfois dormir dans la rue, n’avait pas vu sa famille depuis deux ans et demi et n’avait pas assez d’argent pour retourner au Mali. Il n’avait presque rien, et pourtant il ne s’est pas plaint une seule fois pendant le dîner. Nous avons surtout ri en parlant des différences entre nos deux pays.

    Sur le chemin du retour, je me suis demandé : à sa place, qu’aurais-je fait ? Aurais-je moi aussi fui mon pays pour trouver une vie meilleure pour ma famille ? Je suis convaincu que discuter avec des réfugiés pourrait dissiper bien des idées reçues sur le sujet.

    Le Liban est le pays qui accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde, soit 25 % de sa population totale. Pour me faire ma propre opinion, j’ai décidé de prendre mon sac à dos et d’aller à la rencontre des habitants. À mon arrivée à Beyrouth, j’ai été chaleureusement accueilli par Adnan, un proche de Codi Tech. Pendant le trajet de l’aéroport à l’hôtel, il en a profité pour me faire une petite visite guidée. Quatre choses m’ont particulièrement marqué :

    1) Les églises et les mosquées sont souvent construites côte à côte. Adnan m’a expliqué que la diversité religieuse fait partie de leur culture, avec plus de 18 communautés religieuses reconnues par l’État.

    2) De nombreux immeubles n’ont pas d’électricité la nuit. Faute d’investissements dans les infrastructures énergétiques et à cause de la corruption, l’État n’est pas en mesure de répondre à la demande. Beaucoup de familles qui en ont les moyens sont obligées de louer des groupes électrogènes à des fournisseurs illégaux, qui facturent le kilowattheure trois fois le tarif normal.

    3) L’inflation est très forte : un dollar équivaut à 100 000 livres libanaises au marché noir. En 2023, l’inflation a atteint 25,5 % entre janvier et février et 190 % sur un an. Pour changer de l’argent dans la rue, le directeur de l’hôtel m’a conseillé de vérifier le taux de change du moment, à l’heure près.

    4) Les gens sont très chaleureux et accueillants. Si vous souriez à quelqu’un dans la rue, vous êtes presque sûr de recevoir un sourire en retour !

    J’ai hâte de me lancer dans cette nouvelle aventure ! Dans la prochaine newsletter, je vous en dirai plus sur l’organisation et le projet.

    Excellente semaine à tous, et à très vite,

    Romain

  • ✨ SUPER EXCITÉ – Aujourd’hui, c’est la sortie officielle de mon premier livre, Génération Impact ✨

    ✨ SUPER EXCITÉ – Aujourd’hui, c’est la sortie officielle de mon premier livre, Génération Impact ✨

    Un grand merci à tous pour votre soutien pendant ce projet. C’est grâce à vous ainsi qu’à de belles rencontres que j’ai pu aller jusqu’au bout.

    Écrire n’a pas été facile. Je n’avais pas imaginé les multiples allers-retours, corrections et mises à jour avant d’arriver jusqu’à la version papier.

    Alors pour fêter ça, je vous propose une vidéo de teasing réalisée par le talentueux Amadou Dabitao fondateur du média Banlieusard Nouveau.

    Vous pouvez commander le livre dans toutes les librairies. Vous le trouverez aussi facilement en ligne. Pour ceux qui souhaiteraient une dédicace, n’hésitez pas à m’envoyer un message.

    Vos retours seront mon plus beau cadeau ! Un grand merci à tous avec un remerciement spécial à l’équipe de choc sans laquelle le projet n’aurait pas vu le jour ! Aymeric Jeanson mon éditeur, Violaine Ricard ma coach d’écriture, Amadou Dabitao pour la prod vidéo et Hélène Détolle pour les relations presse ! Vous êtes vraiment au top !

    Belle journée à tous,

    Romain

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  • ✨ À qui iront les droits d’auteur du livre ? ✨

    ✨ À qui iront les droits d’auteur du livre ? ✨

    Rencontre avec l’un de mes amis, Amadou Dabitao

    Salut à tous,

    Un grand merci à tous ceux qui ont déjà commandé. Le livre est disponible en librairie et en ligne, notamment sur Amazon.

    Parce que chacun peut avoir de l’impact à sa propre échelle, je suis ravi de vous annoncer que je reverserai l’intégralité de mes droits d’auteur à BN Asso, l’association derrière le média Banlieusard Nouveau qui valorise les talents des quartiers.😊

    Romain Sion Amadou Dabitao

    J’ai rencontré Amadou Dabitao, le fondateur de Banlieusard Nouveau et de BN Asso, dans le cadre d’un jury où il avait présenté son projet. Originaire de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, il y a fondé un média au cœur de la banlieue parisienne. Ingénieur en informatique de formation, il a quitté en 2020 son poste de développeur web afin de générer un impact positif dans le milieu qui l’a vu grandir et dont il a expérimenté les bons comme les mauvais côtés.

    Amadou a lancé ce média avec l’objectif de valoriser des talents venant des quartiers en leur offrant une tribune qui mette en valeur leurs projets et leurs actions. À terme, il s’agit de mettre en place un cercle vertueux : favoriser l’émergence de modèles afin qu’ils influencent les jeunes issus des quartiers populaires.

    Banlieusard Nouveau

    Les droits d’auteur générés par ce livre permettront de participer à :

    • l’achat de caméras, de micros et d’autres matériels techniques afin de produire pour les jeunes un contenu de bonne qualité et valorisant ;
    • l’organisation d’un évènement intitulé « Banlieusard Valley », visant à rendre l’entrepreneuriat plus accessible dans les quartiers ;
    • la formation de plusieurs jeunes aux métiers des médias.

    Belle journée à tous,

    Romain

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  • ✨ Lancement des précommandes du livre ✨

    ✨ Lancement des précommandes du livre ✨

    Salut à tous,

    Je suis hyper excité de vous annoncer que j’ai reçu les premiers colis de livres de la part de l’imprimeur. Cette aventure a démarré il y a deux ans, au début du Covid. Pensant qu’il s’agirait d’un projet de quelques mois, je n’avais pas imaginé les multiples allers-retours, corrections, mises à jour, voire réécritures complètes de certains passages, qui ont demandé… de la patience 😊 Je ne vous cache pas ma joie de voir ce projet se concrétiser.

    Le livre sera officiellement disponible en librairie à partir du 11 mai prochain.

    Le livre est disponible en librairie et en ligne, notamment sur Amazon.

    Belle journée à tous et à très vite,
    Romain

  • ✨ Peut-on utiliser les codes de la finance pour combattre les inégalités sociales ? ✨

    ✨ Peut-on utiliser les codes de la finance pour combattre les inégalités sociales ? ✨

    Rencontre avec l’un de mes mentors Alexandre Mars

    Salut à tous,

    Comment allez-vous ?

    J’ai à cœur de vous parler d’Alexandre dans cette newsletter car je dois l’avouer il ne m’a pas seulement inspiré, il m’a aussi convaincu de le rejoindre dans son aventure il y a plus de 6 ans.

    Alexandre Mars & Romain Sion

    C’est au cours d’un entretien d’embauche plutôt original, que j’ai fait sa connais­sance. Tout juste débarqué de New York, en route pour son hôtel où poser sa valise, Alexandre m’avait donné rendez-vous dans son taxi avant de nous rendre à son shooting photo où j’avais pour mission de le faire sourire. 😊

     Après deux belles réussites entrepreneuriales, il m’avait expliqué vouloir consacrer son énergie à deux projets ambitieux et inspirant : lancer un fonds d’investissement responsable et une startup associative qui aurait pour objectif de combattre les inégalités sociales autour de l’enfance. Les profits de l’un permettraient de financer l’autre.

    Ce qui m’avait convaincu dans cette première rencontre improvisée, c’est qu’il m’avait fait réfléchir au rôle de premier plan que l’on pouvait endosser en tant qu’in­vestisseur. En entrant dans le monde de la finance, et en apprenant ses rouages, nous pourrions changer le système de l’intérieur. Pensez-vous que c’est possible ? Et comment ?

    Si le sujet vous intéresse, vous savez où vous pourrez trouver des réponses. 😊

    Belle journée à tous,

    Romain

    Ps : Devinez qui a écrit ma préface ? 😊

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  • ✨ Comment maintenir la paix dans des quartiers désertés par la police ? ✨

    ✨ Comment maintenir la paix dans des quartiers désertés par la police ? ✨

    Rencontre avec le Boss politique et militaire du bidonville

    Un grand merci pour vos retours sur la couverture : vous avez été 80 % à préférer la version en deux. Durant l’été 2018, nous sommes partis, ma sœur Marine et moi, pour une mission en plein cœur du bidonville de Kibera au Kenya. Chaque soir, nous rencontrions des leaders locaux afin de comprendre les rouages et le fonctionnement du bidonville. Ce soir-là, nous avions rendez-vous avec le Boss…

    Comme nous ne pouvions pas sortir le soir de notre logement défendu par des barbelés, le rendez-vous a été fixé à demeure.

    Le Boss est finalement arrivé en treillis et rangers, affublé d’un long manteau sombre au col relevé et d’une énorme montre en or rutilante. Un look qui tranchait autant avec celui des autres habitants du bidonville que la personnalité de celui qui le portait…

    Pourtant ce rendez-vous s’est avéré exceptionnel, et le dialogue s’est rapidement engagé autour d’une curiosité mutuelle.

    Cet homme exerçait tout simplement un droit de vie et de mort sur tous les habitants du bidonville, puisque tout passait par lui : depuis les demandes de passeport aux enquêtes pour viol, en passant par la pacification d’un quartier où, quelques jours plus tôt, un jeune homme avait été brûlé vif entre deux pneus pour avoir volé un autoradio.

    Or, comment assurer l’ordre dans une zone où cohabitent une quarantaine de tribus et que les forces de l’ordre ont désertée ?

    Pour maîtriser ce risque, il nous a expliqué comment il avait pris soin d’identifier lui-même des leaders sur des critères d’affiliation tribale, de genre et de réputation. Et de les convier aux comités de réflexion sur le fonctionnement de Kibera, abordant des sujets variés comme l’accès à l’eau potable, la paix ou d’autres projets de développement.

    Une conversation passionnante, qui nous a un peu plus éclairés sur les jeux de pouvoir sur place. Petit teasing sur les anecdotes que vous pourrez retrouver dans le livre 😊

    Belle journée à tous et à très vite,

    Romain

    PS : J-60 avant la sortie du livre 😊

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  • ✨ « À 17 ans, elle avait déjà l’âme d’une cheffe » ✨

    ✨ « À 17 ans, elle avait déjà l’âme d’une cheffe » ✨

    Témoignage poignant de Faith, 17 ans – leader, étudiante et mère

    Un grand merci pour vos retours sur la couverture : vous avez été 80 % à préférer la version en deux parties, qui a été confirmée auprès de l’éditeur !

    Romain Sion Couverture Génération Impact

    Comme évoqué dans mon précédent mail, je vous propose une première rencontre incroyable avec Faith, une leader, étudiante et mère inspirante âgée de 17 ans.

    « C’est Faith, 17 ans, qui m’a donné l’une des plus belles leçons de leadership que j’ai reçues. Nous avions rendez-vous chez elle à l’aube, en plein cœur de Kibera, le plus grand bidonville d’Afrique de l’Est. »

    Dans le cadre de notre mission, Faith nous a raconté son histoire en vidéo :

    « Un voisin du quartier a alors alerté l’ONG Carolina For Kibera. Faith a aussitôt été soutenue psychologiquement et financièrement dans un objectif précis : lui permettre de retourner à l’école. Et c’est avec une immense fierté que la jeune fille nous a ensuite fait visiter son école, dans laquelle elle est déléguée de classe et considérée par le directeur comme l’une des élèves les plus prometteuses qu’il ait rencontrées.

    Et puis, au moment de partir, elle m’a pris à part. Elle m’a demandé si je pouvais l’aider à trouver des serviettes hygiéniques pour ses camarades qui n’en avaient pas. Et étaient dès lors obligées de rester chez elles quand elles avaient leurs règles. Ce qui m’a bouleversé, c’est que cette fille qui ne possédait rien m’a demandé une seule chose… et ça n’était même pas pour elle.»

    « À 17 ans, elle avait déjà l’âme d’une chef. Qui aurait su discerner cette qualité entre les lignes d’un CV ? »

    Romain Sion Kenya Carolina For Kibera

    Belle journée à tous et à bientôt,
    Romain

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  • Certains d’entre vous m’ont demandé : ✨ « Pourquoi écrire un livre ? » ✨

    Certains d’entre vous m’ont demandé : ✨ « Pourquoi écrire un livre ? » ✨

    Je ne suis ni Gandhi, ni Elon Musk, ni un influenceur suivi par trois millions de followers. Pourquoi donc écrire un livre ? Pour être tout à fait honnête, je ne m’étais pas non plus posé la question jusqu’à ce que cette journaliste géniale me le suggère. 

    Je me suis longuement posé la question suivante : comment donner du sens à mon travail, à mon quotidien, à mon échelle sans pour autant être une star internationale ? En prenant mon baluchon pour trouver des réponses, je suis parti à la découverte de 4 sphères qui régissent notre société : le monde associatif, le monde de l’entreprise, le monde des médias et celui de la politique dans une soixantaine de pays. Plus j’avançais, plus j’étais bouleversé… Dans chaque pays, j’ai fait la rencontre de personnes de bonne volonté agissant sans relâche à l’échelle de leur quartier, de leur village, de leur communauté… Sur des échelles de temps longues, ces initiatives ont un impact considérable. 

    Saviez-vous que :

    • Le seuil de pauvreté et le taux de mortalité infantile ont diminué de moitié sur les 20 dernières années
    • 90% de la population mondiale a désormais accès à l’électricité
    • L’espérance de vie moyenne s’établit à 72 ans
    • Des maladies comme : la variole, la diphtérie, le tétanos, la fièvre jaune coqueluche, poliomyélite et rougeole sont aujourd’hui maîtrisées.

    Ces résultats n’ont pas uniquement été atteints grâce à des multimilliardaires finançant des programmes humanitaires : c’est aussi grâce à des millions de citoyens qui ont décidé d’agir au quotidien à leur échelle. J’écris ce livre pour mettre en lumière des personnalités et des initiatives exceptionnelles dont on parle encore trop peu dans les médias. Ce que j’espère au fond de moi, c’est que ces témoignages et anecdotes inspireront certains. 🙂
     
    Tous les 15 jours, je vous proposerai de découvrir une personnalité incroyable : Maé, une activiste brillante faisant pression sur les élus politiques ; Bob, CEO d’une des plus importantes entreprises de télécom combattant la corruption qui gangrène son pays ; Faith, une leader inspirante de 17 ans depuis l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique…
     
    Belle journée à tous et à très vite,
    Romain
     
    PS : Nous avons décidé du titre : Génération Impact – Et si dès maintenant on pouvait tous agir ? 🙂 

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  • Vous êtes-vous déjà demandé : ✨ « Et si on pouvait tous agir maintenant ? » ✨

    Vous êtes-vous déjà demandé : ✨ « Et si on pouvait tous agir maintenant ? » ✨

    Quand on allume la télévision, il y a de quoi avoir le moral dans les chaussettes : un attentat terroriste, des violences conjugales, une catastrophe naturelle…

    Faut-il forcément faire un choix entre le monde des affaires et celui de l’humanitaire ?

    Il y a une dizaine d’années, je me suis mis en route afin de trouver des réponses…

    Des tours de Wall Street jusqu’au fin fond de la jungle, je suis parti à la rencontre de personnalités exceptionnelles.

    Jusqu’à ce qu’une journaliste finisse par me dire : « C’est génial ! Pourquoi n’écrirais-tu pas un livre ? »

    Je suis absolument ravi de vous annoncer que cette idée va devenir réalité. Grâce au soutien d’Aymeric Jeanson, des Éditions Baribal, et de Violaine Ricard, de chez Graffigny, qui ont accepté de m’accompagner dans cette belle aventure, la sortie est prévue en mai-juin 2022 !

    Belle journée à tous,
    Romain

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  • Réécrire l’avenir de 70 millions d’enfants

    Réécrire l’avenir de 70 millions d’enfants

    One Rapport education

    Réécrire l’avenir de 70 millions d’enfants

    On ne mesure pas encore complètement l’impact du COVID-19 sur l’éducation des enfants, mais on sait déjà qu’il est considérable. La fermeture des écoles et les difficultés liées à l’apprentissage à la maison nous en donnent déjà un aperçu inquiétant. Au plus fort de la crise, 1,6 milliard d’enfants ont été contraints de quitter les bancs de l’école. A travers le monde, près de 90% des pays du monde ont fermé les portes des écoles en réponse au COVID-19.

    Des perturbations dans l’année scolaire des élèves peuvent avoir des conséquences très graves. Mais dans les pays à faible revenu, l’éducation était en crise avant même le début du COVID-19. En effet, 90% des enfants âgés de 10 ans dans ces pays ne pouvaient alors ni lire ni comprendre de simples documents tels qu’un dépliant médical ou un test scolaire. Cette tendance pourrait nettement empirer.

    Des conséquences sur l’éducation et la pauvreté à long terme 

    Selon une récente analyse de ONE, rien qu’en 2021, 70 millions d’enfants – soit plus de la moitié des enfants de 10 ans du monde entier – risquent de ne pas maîtriser les fondamentaux de la lecture et de l’écriture attendus d’un enfant de cet âge, si les scénarios les plus pessimistes des conséquences du COVID-19 sur les systèmes éducatifs venaient à se concrétiser. Pire encore, le nombre d’enfants courant ce risque atteindra 750 millions en 2030 si la tendance actuelle se poursuit. L’impact du COVID-19 est responsable de près de 17 % de ce chiffre. Les filles risquent tout particulièrement d’en subir les conséquences : 20 millions d’entre elles pourraient ne jamais retourner à l’école.

    Une fois adultes, ces enfants devront assumer les conséquences de leur privation de scolarité – qui affectera leur capacité à créer des entreprises, à obtenir des emplois bien rémunérés et à subvenir aux besoins de leur famille.

    Cette privation aura également une incidence considérable sur l’ensemble des sociétés. Les interruptions de scolarité pourraient entraîner un manque à gagner de 10 000 milliards de dollars pour les écolières et écoliers touchés par la pandémie qui ne pourront plus prétendre au même salaire. A l’inverse, si tous les élèves des pays à faible revenu quittaient l’école en maîtrisant les rudiments de la lecture, 171 millions de personnes pourraient échapper à l’extrême pauvreté.

    Quelles conséquences pour l’Afrique subsaharienne ?

    En Afrique subsaharienne, ces conséquences sont d’autant plus dévastatrices : cette année, 40 % des enfants du monde entier âgés de 10 ans et ne maîtrisant pas les fondamentaux de la lecture et de l’écriture vivent dans cette région.

    Les financements publics peuvent contribuer à inverser la tendance. Mais depuis le début de la pandémie de COVID-19, les deux tiers des pays à revenu faible et intermédiaire ont réduit leurs budgets consacrés à l’éducation, faisant face à des dilemmes insurmontables entre le remboursement de leur dette, la prise en charge des soins de santé de leur population et le paiement des salaires du corps enseignant.

    Comment remédier à cette situation ?

    Il est encore temps d’agir pour les enfants qui fêteront leur dixième anniversaire l’année prochaine et dans les années à venir.

    ONE appelle ainsi tous les États à prendre des mesures efficaces pour endiguer cette crise éducative et garantir un avenir dans lequel chaque enfant de 10 ans sera capable de lire et de comprendre une histoire:

    • Les dirigeantes et dirigeants du G7 doivent approuver les objectifs mondiaux en matière d’éducation des filles fixés par le Royaume-Uni, qui assure la présidence du G7 cette année.
    • Les pays donateurs doivent être au rendez-vous pour assurer le financement complet du Partenariat mondial pour l’éducation.
    • Les ministres des finances du G20 doivent proposer un plan de relance complet aux pays à revenu faible et intermédiaire.
    • Les pays à revenu faible et intermédiaire doivent s’engager à protéger leurs budgets d’éducation.
    • Les États doivent s’engager à améliorer la collecte et la fiabilité de leurs données.
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  • Arrivée de 55 jeunes qui s’engagent contre l’extrême pauvreté avec l’ONG ONE

    Arrivée de 55 jeunes qui s’engagent contre l’extrême pauvreté avec l’ONG ONE

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    Paris, le 4 mars 2021 – 55 jeunes venus des quatre coins de la France ont été sélectionnés parmi des centaines des candidatures pour devenir les nouveaux jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices de ONE, l’ONG de lutte contre l’extrême pauvreté cofondée par Bono du groupe U2. Pendant un an, ils iront à la rencontre des citoyens et des représentants politiques pour les convaincre de s’engager à leurs côtés dans la lutte contre les inégalités dans les pays les plus pauvres.

    Une jeunesse qui se mobilise

    Ils sont lycéens, étudiants, ou jeunes actifs, ils ont entre 16 et 35 ans, et font désormais partie de la promotion 2021 du programme des jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices de ONE. Ensemble, ils s’engagent à devenir pour un an les représentants d’une génération engagée qui se mobilise pour lutter contre les inégalités mondiales, loin des clichés selon lesquels la pandémie aurait poussé la jeunesse au repli sur soi. Cette nouvelle année s’annonce déjà bien remplie pour nos jeunes Ambassadeurs : aux côtés de ONE, ils plaideront en faveur d’un budget d’aide publique au développement plus ambitieux, défendront un accès équitable aux vaccins contre le COVID-19 dans les pays pauvres, et se mobiliseront pour les droits des femmes lors d’un grand sommet international organisé par la France. Ils bénéficieront d’une formation qui leur permettra de devenir activistes en ligne, de participer à des sommets internationaux, d’aller à la rencontre de parlementaires français ou européens et d’organiser des évènements près de chez eux pour contribuer à un monde plus juste.

    One France Ambassadeurs 2

    L’accès aux vaccins et à l’éducation

    Pour commencer, les jeunes ont deux missions de taille : Ils tenteront de faire pression sur la France pour faire du vaccin COVID-19 un vrai bien public mondial, et plaideront pour que la France investisse dans une éducation de qualité pour tous les enfants en finançant le Partenariat mondial pour l’éducation, le plus grand fonds et partenariat international exclusivement dédié à l’éducation. Les jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices de ONE sont disponibles sur demande pour parler de leur engagement et de leur mobilisation dès aujourd’hui.

    Au sujet de One

    ONE est une organisation mondiale de plaidoyer et de campagne, cofondée par Bono, qui lutte contre l’extrême pauvreté, essentiellement en Afrique. Les jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices ont déjà prouvé qu’ils et elles peuvent avoir un réel impact politique et être de véritables acteurs et actrices du changement. Lors des années précédentes, ils se sont mobilisés dans plusieurs festivals et ont rencontré des personnalités comme Bill Gates, Bono, Emmanuel Macron, des ministres, députés et sénateurs français, ainsi que des commissaires et des députés européens, pour les convaincre de s’engager contre les inégalités. En 2020, malgré les conséquences du COVID-19 sur la politique internationale et notamment le report de nombreux événements politiques nationaux et multilatéraux, auxquels ils devaient prendre part, ils ont obtenu des dizaines de rendez-vous avec des députés en visioconférence et ont continué leur mobilisation en ligne, avec Génération Activiste, un mouvement qui incarne l’engagement des jeunes au nom de la solidarité, de la justice et de l’égalité.

    One Logo
  • Programme des jeunes Ambassadeurs ONE : cérémonie de clôture 2020

    Programme des jeunes Ambassadeurs ONE : cérémonie de clôture 2020

    « L’endroit où l’on est né ne devrait pas déterminer si l’on doit vivre ou pas, ou si l’on doit être heureux ou non ».

    Plus tôt cette année, je me suis engagé aux côtés de ONE France, une organisation de plaidoyer qui lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables. Je me suis engagé car je souhaite contribuer à l’amélioration du bien-être des populations et je reste convaincu que cela peut passer par des actions de solidarité internationale.

    Malgré le contexte particulier de cette année, nous avons connu de beaux succès, notamment avec l’appel à la reconstitution des fonds de Gavi, l’Alliance du Vaccin, ou encore nos actions de plaidoyer en faveur de la taxe sur les transactions financières.

    Notre mandat de jeunes ambassadeurs tire à sa fin, et c’est l’occasion pour moi de remercier l’équipe de ONE France, mais également tous mes camarades jeunes ambassadeurs. Ce fut une expérience formidable à leurs côtés. Les candidatures pour la prochaine promotion sont déjà ouvertes. Postulez ici : https://lnkd.in/dtsR7AU

  • Projet de loi de finances : pour un budget solidaire et juste

    Projet de loi de finances : pour un budget solidaire et juste

    La mission principale de ONE, c’est d’en finir avec l’extrême pauvreté et les maladies évitables d’ici 2030. Pour ce faire, les pays disposent d’un outil puissant : l’aide publique au développement (APD). À travers des dons, des prêts ou d’autres mécanismes financiers, les pays développés peuvent contribuer au financement de projets dans les pays en développement pour lutter contre la pauvreté, les inégalités entre les femmes et les hommes ou encore le changement climatique.

    Ambassadeurs One Lobby Days Romain Sion

    En France, le budget de l’État (encore appelé projet de loi de finances, ou PLF) est débattu et voté chaque année à partir d’octobre à l’Assemblée nationale. C’est un moment politique crucial où se négocient les différentes enveloppes budgétaires de la France, et donc ses priorités pour l’année à venir. Tous les ans, nous nous mobilisons pour que les député·e·s soutiennent et votent en faveur de mesures qui améliorent l’APD française. Cette année, en tant que jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices, nous nous sommes mobilisés en ligne dans le cadre des « Lobby Days » et nous nous sommes allés à la rencontre de nos députés pour leur demander de défendre un budget français plus solidaire !

    Une taxe “Robin des bois” ?

    L’APD française est composée de divers canaux financiers, dont les revenus de la taxe sur les transactions financières (TTF). Cette taxe, surnommée la “taxe Robin des bois”  a été conçue comme une taxe solidaire visant à corriger les inégalités, en taxant les “gagnants” de la mondialisation – en l’occurrence, le secteur financier, qui ne fait que grandir avec les années – pour bénéficier aux laissés pour compte de la mondialisation, à savoir les populations des pays en développement. C’est un moyen de faire contribuer le secteur financier à la lutte contre l’extrême pauvreté. 

    Aujourd’hui, ces inégalités sont plus criantes que jamais. D’une part, du fait des conséquences de la pandémie du COVID-19, l’extrême pauvreté est en passe d’augmenter dans le monde – une première depuis les années 1990. En parallèle, alors que l’économie française a été lourdement impacté par le confinement, les transactions financières, elles, ont continué d’augmenter, et rapportent plus que l’année dernière, et ce, malgré la pandémie. 

    La TTF est dès lors un outil efficace pour les député·e·s pour lutter contre l’extrême pauvreté et pour promouvoir la justice fiscale. Seulement, la TTF est aujourd’hui sous-utilisée et ne va pas au bout de son potentiel. Mais en actionnant certains leviers parlementaires, la TTF pourrait être plus ambitieuse et rapporter beaucoup plus de financements à l’APD. 

    Rencontre Maxime Delohen Parti Communiste Lobby Days

    En tant qu’Ambassadeurs, nous sommes sur le coup !

    Chez ONE, nous nous sommes engagés en tant que bénévoles sous le nom d’Ambassadeur afin de nous battre pour plus de solidarité internationale. Notre mission : relayer les demandes de One concernant la TTF auprès des député·e·s, décrocher le plus de rendez-vous possible pour échanger, débattre et défendre nos positions, et les encourager à voter les amendements en faveur d’une TTF plus ambitieuse.

    Pour mener à bien notre mission, nous avons ont bénéficié d’une formation interne pour mieux cerner les enjeux de nos campagnes et les règles d’or pour mener un rendez-vous plaidoyer efficace et constructif.

    En seulement quelques semaines, nous avons contacté pas moins de 140 député·e·s de tous bords politiques par mail, téléphone ou même sur les réseaux sociaux ! Résultat des courses ? 25 réponses de la part de député·e·s intéressé·e·s, dont 12 se sont concrétisées en rendez-vous !

    Notre mobilisation de jeunes activistes ne s’arrête pas là ! Voici le debriefing suite à notre échange avec le député Eric Alauzet:

    Ou encore le témoignage de Sarah à la suite de notre rendez-vous avec la députée Annie Chapelier :

    Ce n’est pas tout… Plaidoyer politique, interpellation sur les réseaux sociaux, témoignages dans les médias – nous avons été actifs sur tous les canaux ! Nous avons décroché des interviews avec 7 médias régionaux (presse, radio, et même télévision) pour expliquer les raisons de notre engagement, l’importance de mobiliser les député·e·s sur les enjeux de solidarité internationale et leurs attentes pour la suite.

    Eric Alauzet député LREM Lobby Days Ambassadeurs One

    Pas de changement pour la TTF, mais d’autres opportunités arrivent

    La question de la TTF rencontre un succès croissant auprès des élu·e·s, et cette année, la mobilisation était inédite : 185 député·e·s ont cosigné des amendements sur la TTF !  Malheureusement, ces amendements ont été votés tard dans la nuit et peu de député·e·s étaient présent·e·s dans l’hémicycle pour les voter. Malgré le soutien croissant de l’Assemblée, aucun amendement n’a finalement été adopté sur la TTF. A l’heure où jusqu’à 115 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté rien qu’en 2020 du fait des conséquences du COVID-19, l’Assemblée nationale a manqué le rendez-vous d’un budget 2020 plus juste et solidaire.

    Mais nous ne comptons pas baisser les bras d’aussi tôt. Dans les prochains mois, les député·e·s auront une nouvelle opportunité de se mobiliser en faveur de la solidarité internationale. Comment ? Après avoir examiné la quantité d’APD au sein du budget, ce sera le tour de discuter de la qualité de l’aide, avec le passage d’une loi sur le développement international à l’Assemblée. Ce sera l’occasion de voter pour une aide française mieux ciblée et plus efficace sur le terrain. Nous répondrons une nouvelle fois à l’appel. Affaire à suivre… 

  • PLF 2021 : le budget d’Emmanuel Macron doit être à la hauteur des enjeux actuels

    PLF 2021 : le budget d’Emmanuel Macron doit être à la hauteur des enjeux actuels

    Aide publique au développement : on en est où ?

    La pandémie du COVID-19 a rendu d’autant plus cruciale la nécessité d’avoir une politique de développement à la hauteur des enjeux. Nous avions fait d’énormes progrès en matière de lutte contre l’extrême pauvreté depuis les années 1990 : ce n’est plus le cas. 120 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne rien qu’en 2020, pour la première dois depuis 30 ans. Cela représente près de deux fois la population française.

    PLF demandes One génération activiste

    Ainsi, l’engagement présidentiel d’augmenter l’aide publique au développement (APD) française pour atteindre 0,55% du RNB avant la fin de son mandat, bienvenu en 2017, n’est plus suffisant. La crise sanitaire du COVID-19 a bouleversé les ordres de grandeur. La France doit bouleverser les siens, et ne pas oublier les pays les plus pauvres : elle doit augmenter massivement son aide au développement afin d’atteindre l’objectif historique des 0,7% du RNB alloué à l’APD en 2022.

    Plus de 400 milliards d’euros ont déjà été investis dans le plan de relance français. Pourtant rien n’a été prévu d’additionnel pour soutenir les pays vulnérables à faire face à cette crise sans précédent. Dès le budget 2021, la France doit revoir à la hausse la trajectoire prévue de son aide au développement et s’assurer qu’elle sera sur la bonne voie pour atteindre les 0,7% du RNB en 2022. Cela représente une augmentation de 5 milliards d’euros sur 2 ans, soit uniquement un peu plus de 1% de l’effort financier conçu pour la relance au niveau national. C’est le devoir de la France, mais c’est aussi un investissement intelligent : aucun pays ne pourra venir à bout de cette pandémie seul, et personne ne sera en sécurité tant que nous ne le serons pas toutes et tous.

    PLF demandes One génération activiste

    Le projet de loi de finances pour 2021, publié le 28 septembre par le gouvernement, prévoit une augmentation de la mission « aide publique au développement » de 683 millions, pour atteindre un montant de 4 milliards d’euros. Les deux taxes solidaires, affectées au développement, représentent 700 millions d’euros supplémentaire. Cette augmentation, bien que bienvenue, ne fait que confirmer la trajectoire financière prévue par le gouvernement depuis l’été 2019 afin de respecter l’engagement des 0,55%. Le projet du gouvernement exclut donc la solidarité internationale de son plan de relance, malgré l’explosion des besoins.

    La taxe sur les transactions financières (TTF) : une opportunité pour augmenter l’APD en 2021

    La TTF est l’une des deux « taxes affectées » au développement. Tout comme son homologue la TSBA (taxe sur les billets d’avion), la TTF vise à corriger l’ampleur des inégalités mondiales, en taxant certains « gagnants » de la mondialisation (le secteur financier) pour bénéficier à ses « perdants » (les populations des pays en développement). Les recettes de ses deux taxes permettent pourtant de financer principalement les dons vers les priorités sectorielles que sont notamment la santé, l’éducation et le climat. Avec la mission « aide publique au développement », ces deux canaux constituent le cœur de l’aide, c’est-à-dire sa partie la mieux pilotable et la plus efficace, en incluant les subventions pour les pays les plus pauvres et prioritaires de l’aide française, tout en bénéficiant aux services sociaux essentiels et aux populations les plus vulnérables.

    Taxe transaction financières - PLF demandes One Parlement Français

    La TTF est aussi le seul levier parlementaire pour agir sur l’aide publique au développement française au sein du budget annuel1. C’est un outil très efficace mais méconnu, dont la pleine mobilisation pourrait alimenter une aide publique au développement à la hauteur des enjeux actuels, de manière indolore pour les finances publiques. Il faut en finir avec le mythe selon lequel la TTF impacterait notre compétitivité : 6 pays européens ont déjà mis en place une TTF au niveau national2, sans démonstration d’un quelconque impact sur la compétitivité, trois autres sont en train d’élaborer une législation3, et de nombreux centres financiers mondiaux possèdent une TTF et sont en plein essor, notamment Hong Kong, Singapour, l’Afrique du Sud, la Suisse et le Royaume-Uni4. Par ailleurs, la TTF n’impacte pas l’économie réelle, et ne freine ni la consommation des ménages ni les investissements. Or, en 2020, pendant que le reste de l’économie s’effondrait, les transactions financières ont bénéficié de la situation économique actuelle et du confinement lié au COVID-19 en raison de « la hausse des volumes échangés sur les marchés au cours du premier semestre » comme le mentionne le PLF 2021. Le rendement de la TTF a ainsi presque doublé entre janvier et août 20205. Renforcer la taxe sur les transactions financières française est donc devenue une question de justice et d’égalité : elles font partie des seules transactions qui ne sont aujourd’hui pas taxées (la TTF française ne couvre pas toutes les transactions, notamment les intra-journalières et les dérivés) et le secteur financier a bénéficié des conséquences de la pandémie, il doit participer à la reconstruction des pays vulnérables du monde. Les parlementaires devraient augmenter les revenus de la TTF française et augmenter les fonds qui sont alloués au développement.

    Que peuvent faire les parlementaires au sein du PLF 2021 ?

    PLF demandes One Parlement Français

    Les parlementaires disposent de 3 leviers pour augmenter l’aide au développement grâce à la TTF :

    • Augmenter le taux de la TTF de 0,3% à 0,5%, : cela augmenterait les recettes de la TTF de 1,6 milliards actuellement à 2,6 milliards d’euros.
    • Augmenter le plafond d’affectation au développement, actuellement fixé à 528 millions d’euros (32% environ des revenus de la TTF). Les parlementaires peuvent ainsi décider d’affecter 50% des recettes de la TTF au FSD, ce qui nécessité une augmentation du plafond d’affectation afin de garantir que les revenus supplémentaires générés soient fléchés vers la solidarité internationale.
    • Taxer les transactions intra-journalières, c’est-à-dire toutes les opérations spéculatives d’achat et de vente d’un titre enregistrées durant la journée, et non pas seulement le résultat des transactions en fin de journée. Les transactions financières sont l’un des seuls flux qui bénéficient d’une taxation quotidienne au lieu d’une taxation par transaction. Taxer les transactions intra-journalières augmenterait les revenus de la TTF de 2 à 4 milliards d’euros supplémentaires, dont 50% pourraient être alloués à la lutte contre l’extrême pauvreté dans les pays les plus pauvres.

    Sources:

    1 L’article 40 de la constitution française les empêche en effet de déposer un amendement qui ait pour conséquence « soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique ».
    2 Belgique, Finlande, France, Irlande, Italie et Pologne.
    3 Hongrie, Portugal et Espagne.
    4 Leonard E. Burman, William G. Gale, Sarah Gault, Bryan Kim, Jim Nunns, and Steve Rosenthal, mars 2016, « Financial Transaction Taxes in Theory and Practice », National Tax Journal, 69 (1), 171–216, https://www.robinhoodtax.org.uk/sites/default/files/Burman%20et%20al_%20NTJ%20Mar%202016%20%282%29.pdf
    5 Les Echos, « La taxe sur les transactions financières va rapporter plus que prévu à l’Etat », 16 septembre 2020, https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/la-taxe-sur-les-transactions-financieres-va-rapporter-plus-que- prevu-a-letat-1242790#xtor=CS1-3046

  • Génération Activiste : le mouvement de la jeunesse engagée

    Génération Activiste : le mouvement de la jeunesse engagée

    Depuis 2014, ONE s’appuie sur le programme des jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices, un programme de bénévolat unique en Europe. Le temps d’une année, jeunes bénévoles, âgés de 16 à 30 ans et venus de toute la France, se mobilisent pour mener campagne et aller directement à la rencontre de personnalités politiques pour porter la parole de ONE. Engagés, déterminés et militants, nous souhaitons participer activement à la construction d’un monde meilleur pour toutes et tous.

    Plus résolus à agir que jamais, nous avons décidé de pousser notre engagement encore plus loin. C’est pourquoi, au mois de mai, nous avons décidé de créer notre propre mouvement : Génération Activiste.

    Génération Activiste, c’est quoi exactement ?

    Lancé en mai 2020, le mouvement Génération Activiste incarne l’engagement des jeunes au nom de la solidarité, de la justice et de l’égalité. Nous venons de tous horizons et avons des motivations multiples, et pourtant, nous unissons nos forces pour atteindre un même but : agir pour un monde meilleur.

    En créant une communauté virtuelle, Génération Activiste souhaite rassembler les voix de la jeunesse engagée pour la solidarité internationale. À travers Facebook et Instagram, le mouvement partage très régulièrement des portraits et des initiatives de jeunes engagés, des citations inspirantes et des actualités liées aux sujets et enjeux qui nous animent et que nous souhaitons défendre. 

    Génération activiste

    À long terme, c’est un réel collectif de personnes engagées que nous désirons créer pour faire la différence et pour participer activement à la construction du monde de demain.

    Témoignages de la jeunesse engagée 

    Pour Vanessa, 30 ans, bénévole chez Action contre la Faim, s’engager, c’est une manière douce de faire la révolution pour changer un monde rempli d’inégalités et d’injustices sociales.

    Quant à Laëtitia, 26 ans, membre du Conseil régional des jeunes d’Ile-de-France, elle est persuadée que la solidarité internationale n’est pas qu’une affaire d’États, mais qu’elle nous concerne toutes et tous où que l’on vive.

    De nombreuses autres jeunes témoignent sur la plateforme de leurs différentes formes d’engagement et de leurs convictions. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons leur laisser la parole car c’est de leur avenir dont il est question. Leur engagement et leur détermination à agir sont indispensables afin de construire un monde plus juste, plus équitable et plus solidaire pour toutes et tous.

    Comment pouvez-vous les soutenir ?

    Prendre la parole est une chose, agir en est une autre. Afin de maximiser l’impact de Génération Activiste et leur donner les moyens d’être entendus des dirigeants politiques, nous faisons appel à votre soutien !

    Si vous partagez nos valeurs et que vous êtes actifs sur Facebook et Instagram, vous pouvez nous suivre et partager les différents contenus proposés sur vos propres réseaux. Plus nos messages seront relayés, plus le mouvement prendra de l’ampleur !

    Sinon, vous pouvez tout simplement en parler autour de vous. Nous connaissons toutes et tous quelqu’un d’engagé dans une association, un collectif ou tout autre type d’organisation solidaire. Génération Activiste est la plateforme idéale pour amplifier la voix de celles et ceux qui s’engagent en faveur de causes nobles. Relayer l’information dans votre entourage est un outil puissant et efficace pour que le mouvement gagne en force et en visibilité.

    Par avance, un grand merci pour votre soutien !

  • Comment notre génération peut mettre fin à l’extrême pauvreté

    Comment notre génération peut mettre fin à l’extrême pauvreté

    Manifeste de One pour le Monde de demain

    « Dans le monde de demain, nous n’existons plus »

    Nous ne sommes pas encore débarrassés de la pandémie du COVID-19, mais l’heure est déjà venue de penser à la construction du « monde d’après ». Beaucoup se sont déjà prêtés à l’exercice, notamment sur l’avenir et les enjeux nationaux de la France. Mais cette pandémie nous a plus que jamais rappelés nos interdépendances et le lien étroit entre le destin de la France et celui des autres pays.  Parce que nous estimons que la politique internationale mérite tout autant d’être repensée en profondeur, ONE se prête à l’exercice de la projection optimiste pour apporter sa pierre à l’édifice et partager sa vision du monde de demain.

    Explication de Maé Kurkjian Responsable Plaidoyer One France

    Dans ce monde de demain, nous n’existons plus. Nos combats ont été entendus non seulement auprès des gouvernements et des leaders politiques, mais aussi par les institutions publiques et les acteurs du secteur privé. Les solutions que nous portions ont été mises en œuvre. Les valeurs de solidarité et de justice sociale que nous défendions sont portées et incarnées dans les décisions politiques. Nos combats sont devenus obsolètes.

    1. La solidarité internationale et l’aide au développement sont enfin à la hauteur des enjeux
    2. Le vaccin contre le COVID-19 est un bien public mondial
    3. L’égalité femmes-hommes est enfin une réalité
    4. L’adaptation au changement climatique est désormais au cœur de notre action internationale
    5. De nouvelles normes de transparence financière ont donné un nouveau souffle au contrôle citoyen et à la lutte contre les flux financiers illicites
    6. La justice fiscale est devenue un outil incontournable pour réduire les inégalités

    Bienvenue dans le monde de demain tel qu’imaginé par ONE !

    Parcourez notre Manifeste pour savoir comment nous y sommes arrivés :

  • Nos priorités pour le budget européen

    Nos priorités pour le budget européen

    Alors que d’autres acteurs se retirent de la scène internationale, l’UE a l’occasion de faire preuve de leadership au niveau mondial : l’UE, et tout particulièrement le Parlement européen et la Commission européenne, doivent continuer à montrer l’exemple dans la lutte pour l’éradication de l’extrême pauvreté et l’atteinte des Objectifs de développement durable. C’est aussi ce que réclament les citoyens européens : plus de sept personnes sur dix s’accordent à dire que la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement devrait être une des priorités de l’UE (Eurobaromètre 2018).


    L’APD devrait se concentrer sur l’éradication de l’extrême pauvreté, et aller en priorité aux régions, secteurs et populations nécessitant le plus d’attention. Nous demandons plus particulièrement de :

    Respecter les engagements internationaux et maintenir le rôle pionnier de l’UE dans la lutte contre l’extrême pauvreté.
    o Défendre une hausse de l’APD pour s’assurer que l’UE et ses États membres honorent leur engagement d’allouer 0,7 % de leur RNB à l’APD, d’ici à 2030 au plus tard. Cela implique que l’UE alloue 140 milliards d’euros à l’aide européenne dans son prochain budget pluriannuel – le CFP qui couvrira la période entre 2021 et 2027.
    o S’assurer que l’objectif premier de l’aide européenne soit la réduction, et à long terme l’éradication, de la pauvreté et que cet impératif ne soit pas dilué par d’autres objectifs politiques tels que les migrations ou la sécurité.

    Garantir que l’aide européenne priorise les personnes et les régions qui en ont le plus besoin, ainsi que les problèmes les plus urgents.
    o Dédier 50 % de l’aide européenne aux pays les moins avancés (PMA) et aux États fragiles en Afrique, où sera concentrée l’extrême pauvreté dans les années à venir. Aujourd’hui, seulement 25 % de l’aide européenne est consacrée à ce groupe de pays.
    o S’assurer que 85 % de l’aide de l’UE contribue à l’égalité entre les femmes et les hommes et qu’au moins 20 % de l’aide soit allouée au développement humain, principalement à la santé et à l’éducation. De nos jours, ces deux impératifs ne sont pas atteints par l’UE, mais sont pourtant essentiels pour parvenir aux Objectifs de développement durable.

    Il manque encore environ 30 milliards d’euros par rapport à la proposition de la Commission européenne pour que l’UE atteigne l’objectif des 140 milliards d’euros et soit ainsi sur la bonne voie pour tenir ses engagements internationaux. Combler ce déficit de financements permettrait à l’UE durant les 7 ans à venir, chaque année, de :
    o Fournir une éducation de base de qualité à plus d’un million d’enfants ;
    o Donner accès à des soins de santé sexuelle et reproductive à 4,59 millions de femmes ;
    o Eviter 30 677 morts causées des suites du VIH/sida, de la tuberculose & du paludisme ;
    o Fournir des vaccins essentiels à 5,41 millions d’enfants.

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  • L’importance du travail de Gavi expliquée par les jeunes Ambassadeur·rice·s

    L’importance du travail de Gavi expliquée par les jeunes Ambassadeur·rice·s

    Le 4 juin prochain se tiendra la troisième conférence de reconstitution des ressources de Gavi, l’Alliance du vaccin, qui a pour objectif ambitieux d’atteindre au moins 7,4 milliards de dollars de financements supplémentaires pour la période 2021-2025. Au cours des 20 dernières années, Gavi a contribué à vacciner 760 millions d’enfants contre des maladies évitables et a sauvé plus de 13 millions de vies. Actuellement, l’organisation aide à vacciner près de la moitié des enfants dans le monde. En pleine crise de COVID-19, le travail de Gavi est plus crucial que jamais et pourrait permettre aux populations les plus vulnérables d’avoir accès au futur vaccin. 

    La précédente contribution de la France à Gavi avait notamment permis de sauver 700 000 vies et de vacciner près de 41 millions d’enfants. Actrice historique de la santé mondiale par son engagement politique et financier, la France doit plus que jamais être à la hauteur de la crise sanitaire mondiale que nous vivons. C’est pourquoi nous demandons à Emmanuel Macron de renouveler le financement de la France à Gavi à hauteur de 250 millions d’euros pour la période 2021-2025.

    Trois jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices qui travaillent dans le secteur de la santé ont voulu nous expliquer pourquoi le travail de Gavi est si crucial. Découvrez leur témoignage.

    Latame Komla Adoli, 25 ans, médecin

    Je m’appelle Latame Komla ADOLI. Je suis médecin généraliste et actuellement en Master d’économie du développement, parcours économie de la santé, à l’école d’économie de l’université de Clermont-Ferrand. Je suis Togolais et j’ai 25 ans. 

    « Une meilleure santé est essentielle au bonheur et au bien-être. Une meilleure santé contribue également de manière importante au progrès économique, puisque les populations en bonne santé vivent plus longtemps, sont plus productives et épargnent plus » (Organisation mondiale de la santé, 2009)

    Pour moi, la santé constitue l’élément fondamental de l’existence d’une personne. Elle doit être donc au centre des politiques de nos pays. Mais force est de constater que, malgré les innombrables efforts de nos dirigeants, beaucoup reste à faire. Le nombre de patients que nous recevons à l’hôpital chaque jour pour la pneumonie, la diarrhée, le rotavirus, la rougeole, bref pour des maladies pourtant évitables, ne cesse d’augmenter, ce qui témoigne de l’importance de ce qui reste à faire dans ce secteur. Il est donc juste et équitable d’accorder une attention particulière aux enjeux en santé car ils sont de taille. 

    Il vaut mieux prévenir que guérir, dit-on souvent. Ainsi, selon moi, il est nécessaire de consacrer plus d’efforts à la prévention des maladies, notamment celles qui sont évitables. Gavi, l’Alliance du vaccin, œuvre pour permettre un accès équitable à la vaccination, un moyen de prévention efficace contre plusieurs maladies. Soutenir Gavi permettrait donc à un plus grand nombre d’enfants d’être en bonne santé, de pouvoir mener une vie normale et de contribuer au développement de nos pays. Cette campagne est donc essentielle et mérite d’être soutenue. 

    Cette année, Gavi reconstitue ses fonds pour la période 2021-2025. Afin de lui permettre de continuer, voire d’améliorer, ses actions, il est essentiel de la soutenir. Ceci est un sujet qui nous concerne tous, quelle que soit notre origine, ne serait-ce que par pure solidarité.   

    En janvier 2020, ONE a lancé une pétition qui a pour objectif de recueillir le maximum de signatures possibles afin de prouver à nos dirigeants que ce sujet est loin d’être l’affaire d’une minorité, mais plutôt l’affaire de tous. En signant cette pétition, vous contribuez, vous aussi, à cette lutte qui nous interpelle tous. En signant cette pétition, vous faites entendre votre voix en faveur d’un monde plus juste et plus solidaire en matière d’accès à la santé, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire.

    Joya Madi, 28 ans, pharmacienne

    L’un des plus grands enjeux de la santé aujourd’hui réside au sein des communautés qui n’ont pas accès à la prévention de façon régulière. C’est surtout ces dernières qui risquent le plus de se retrouver à l’épicentre d’épidémies et de pandémies mortelles. Ces épidémies risquent non seulement de compromettre les progrès durement acquis par les programmes de vaccination de routine, mais elles menacent également la sécurité sanitaire mondiale du fait de l’augmentation considérable de la mobilité humaine.

    Mais n’ayez pas peur, car Gavi est là !

    Gavi, l’Alliance du vaccin, mène des campagnes qui vise à améliorer l’accès aux vaccins vitaux et à la vaccination de routine pour certaines maladies évitables. Gavi a changé la vie de millions de personnes dans les pays à faible revenu. Depuis sa création, l’organisation a protégé une génération entière d’enfants, 760 millions d’entre eux, de maladies infectieuses potentiellement mortelles.  

     « Mieux vaut prévenir que guérir » Le proverbe qui dit tout !

    Je suis pharmacienne. Mon parcours m’a donc permis d’avoir une expérience et une connaissance en matière de risques de santé. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Lorsque j’ai tenu une officine au Liban pendant plus de 3 ans, mon devoir était donc principalement de sensibiliser les personnes sur la possibilité de prévenir certaines maladies et problèmes de santé évitables grâce à de simples gestes !

    Mon expérience m’a appris que la meilleure solution, c’est la prévention. Les initiatives préventives ont souvent un plus grand impact que les mesures palliatives.

    C’est pourquoi, aujourd’hui, je vous invite à me rejoindre et à soutenir Gavi dans cette lutte pour construire un monde sûr et permettre aux nouvelles générations de s’épanouir dans la vie. Votre voix est cruciale et votre signature compte ! En signant la pétition, vous interpellez les dirigeants mondiaux et contribuez à ce que Gavi continue de mener ses campagnes de vaccination dans les pays les plus vulnérables. Les communautés vaccinées seront ainsi en meilleure santé, pourront suivre une meilleure éducation et l’économie des ménages sera dynamisée. Un simple vaccin peut permettre à la nouvelle génération, femmes et hommes, d’être plus productive, et tout ça, en grande partie grâce à toi !

    Mario Jendrossek, 25 ans, épidémiologiste

    Je m’appelle Mario et je suis un jeune épidémiologiste travaillant sur le contrôle de maladies infectieuses. La pandémie de COVID-19 démontre actuellement l’importance du contrôle des maladies pour tous les pays, leurs populations, économies et systèmes éducatifs.

    En tant que professionnel de santé, je me lève tous les jours pour améliorer l’accès aux soins et systèmes de santé car notre santé et celle de nos proches est un besoin primaire pour tout être humain. En tant que citoyen engagé, je vois la santé comme une clé de voûte pour le développement car des problèmes de santé nuisent à l’éducation ainsi qu’au développement économique. La santé est donc un enjeu central pour l’égalité des chances.

    La campagne de ONE en faveur de Gavi, l’Alliance du vaccin, vise à s’assurer que la France reste mobilisée dans le cadre du financement multilatéral de Gavi. Depuis sa création en 2000, Gavi a permis de vacciner 760 millions d’enfants et de sauver 13 millions de vies. Afin que cette organisation puisse continuer ce travail remarquable, dont l’exemplarité a été maintes fois reconnue, Gavi doit renouveler ses financements en 2020. Notre campagne demande simplement à ce que la France renouvelle sa contribution à hauteur de 250 millions d’euros sur les cinq prochaines années et confirme ainsi son engagement aux côtés de Gavi.

    Je pense qu’il faut se mobiliser car il ne faut pas prendre les réussites passées pour acquises. Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires, les hommes et femmes politiques ont tendance à supprimer les budgets consacrés au développement. Un engagement renouvelé serait un signe fort pour mobiliser les autres contributeurs et permettre à Gavi d’atteindre ses objectifs ambitieux. Cela montrerait également que la France est à la hauteur de ses ambitions internationales.

  • Gavi, l’Alliance du vaccin

    Gavi, l’Alliance du vaccin

    Qu’est-ce que Gavi ?

    Gavi, l’Alliance du vaccin, est une organisation qui améliore l’accès aux vaccins pour les enfants les plus vulnérables du monde. Elle a été fondée en 2000 dans le but de « sauver des vies, réduire la pauvreté et protéger le monde contre la menace des épidémies ». L’organisation fournit des vaccins contre 17 des maladies les plus courantes et les plus mortelles (notamment la polio, la typhoïde, la rougeole, la méningite ou la fièvre jaune) et travaille en partenariat avec les secteurs public et privé afin de mener à bien cette mission(1).

    Les enjeux liés à la vaccination sont cruciaux : plus d’1,5 million de personnes (dont un tiers sont des enfants) meurent chaque année de maladies évitables par la vaccination. Près de 20 millions d’enfants n’ont toujours pas accès aux vaccins de base, alors que près d’un quart des décès infantiles sont dus aux pneumonies et aux diarrhées.

    Au cours des 20 dernières années, Gavi a contribué à vacciner 760 millions d’enfants et a sauvé plus de 13 millions de vies. Actuellement, l’organisation vaccine près de la moitié des enfants dans le monde(2), ce qui fait d’elle une des initiatives les plus performantes en matière de santé mondiale. Sans Gavi, des millions de personnes ne seraient aujourd’hui pas protégées contre certaines maladies mortelles. Gavi est donc un outil essentiel pour améliorer la santé de toutes et tous partout dans le monde.

    Gavi Logo

    Au-delà de la santé

    Les actions de Gavi ont aussi un impact bien au-delà du domaine de la santé. Les vaccins réduisent les taux de mortalité infantile. Ils permettent aussi aux enfants, en bonne santé, d’accéder à une éducation de qualité et de participer ensuite au développement de leur pays, contribuant ainsi à réduire la pauvreté. En plus de résultats en matière de santé, les actions de Gavi ont aussi des retombées économiques positives. En effet, une personne qui tombe malade entraine des coûts pour l’Etat. Il peut s’agir de coûts faibles comme le transport ou le traitement, mais aussi de coûts plus importants, comme la potentielle perte de productivité plus tard dans la vie en raison d’une invalidité ou d’un décès. En prévenant ces coûts, Gavi a contribué à générer plus de 150 milliards de dollars de bénéfices économiques entre 2000 et 2017.

    Comment ça marche ?

    Les interventions de Gavi sont possibles grâce à une triple approche :

    1- Gavi finance l’achat de vaccins. Les fonds reçus par Gavi de la part des donateurs servent directement à s’assurer que les pays à faible revenu disposent des vaccins dont ils ont besoin.
    2- Gavi aide à renforcer les programmes de vaccination dans les pays et leurs systèmes de santé en général. Gavi finance le renforcement des systèmes de santé des pays en développement(3). Gavi pousse aussi les pays à participer au financement des vaccins dont ils ont besoin, en fonction de leur richesse nationale(4). Cela permet de mettre en place des systèmes de santé durables, qui, à terme, n’auront plus besoin du soutien de Gavi.
    3- Gavi intervient sur le marché des vaccins pour augmenter l’offre et réduire les prix. L’organisation travaille directement avec les fournisseurs de vaccins pour produire des vaccins à moindre coût, les rendant ainsi plus accessibles aux personnes les plus pauvres. Ce faisant, Gavi a considérablement réduit le prix des vaccins et rendu le marché plus accessible. Par exemple, le coût de la vaccination complète d’un enfant (vaccins pentavalents, antipneumococciques et antirotavirus) a diminué de 21% depuis 2015.
    Ces trois approches contribuent à créer un programme de vaccination durable dans chacun des pays soutenus par Gavi.

    Les enjeux de la reconstitution de cette année

    Cette année, nous avons l’occasion d’aider Gavi à poursuivre ses actions pour sauver des vies. La prochaine reconstitution de Gavi aura lieu à Londres les 3 et 4 juin prochain et a pour objectif ambitieux d’atteindre au moins 7,4 milliards de dollars de financements supplémentaires pour la période 2021-2025.
    Si Gavi atteint cet objectif, cela correspondra à une étape essentielle pour que les vaccins soient accessibles pour tou.te.s, partout dans le monde. Cette reconstitution permettra à Gavi et ses partenaires de vacciner 300 millions de personnes et de sauver jusqu’à 8 millions de vies supplémentaires jusqu’en 2025. Gavi investira aussi cet argent dans le renforcement des systèmes de santé, afin d’améliorer les soins de manière générale et ainsi permettre la vaccination d’un plus grand nombre de personnes.

    Conference Gavi

    La contribution française

    La France est une actrice historique de la santé mondiale et se distingue par son engagement politique et financier. Elle est la cinquième contributrice souveraine historique de Gavi. Sa contribution en faveur de Gavi a permis de sauver 700 000 vies, de vacciner près de 41 millions d’enfants et d’économiser plus de 8 milliards de dollars grâce à la vaccination.

    La demande de ONE : nous demandons que la France renouvelle sa précédente contribution de 250 millions d’euros pour la période 2021-2025. Cela permettrait de :
    • catalyser 106 millions de dollars de contribution des pays
    • générer entre 2,3 et 2,9 milliards de dollars de retombées économiques sur la période 2021-2025.
    Le renouvellement de la contribution française lors de la prochaine reconstitution des ressources de Gavi est donc indispensable pour confirmer le leadership français en santé mondiale et participer à la réalisation des priorités de sa politique de développement.

    1 L’organisation oeuvre avec des organisations à but non lucratif, des organisations de plaidoyer, des gouvernements, des fabricants de vaccins, des chercheurs et bien d’autres encore, pour améliorer l’accès aux vaccins de toutes les manières possibles.
    2 Gavi finance des vaccins pour les pays où 60% des enfants naissent chaque année et vaccine 49,2% des enfants au niveau mondial. Source : données apparaissant sur le site de Gavi. Voir : https://www.gavi.org/programmes-impact/our-impact/facts-and-figuresaméliorer l’accès aux vaccins de toutes les manières possibles.
    3 Afin d’atteindre les enfants les plus pauvres, Gavi accélère ses efforts, investissant dans la formation des agents de santé et dans l’amélioration de la logistique tout en améliorant la collecte et la gestion des données, ainsi que le leadership en matière de santé.
    4 Gavi conditionne en effet la mise à disposition des vaccins et ses subventions à la prise d’engagement financiers de la part des pays bénéficiaires. Ces cofinancements
    augmentent à mesure que le pays progresse économiquement.

  • blisce/ devient le premier fonds de capital-risque de croissance certifié B Corp™ de l’UE

    blisce/ devient le premier fonds de capital-risque de croissance certifié B Corp™ de l’UE

    Extrêmement fier d’annoncer que blisce est devenu le premier fonds de capital-risque de croissance certifié par B Lab dans l’UE. B Corp est à la fois une certification et un statut juridique. Pour devenir B Corp, nous avons dû mener un processus d’évaluation et d’audit. L’évaluation examine tous les aspects de nos pratiques environnementales, de nos politiques sociales, de notre gouvernance, de notre stratégie d’investissement et de nos dons caritatifs. Nous avons modifié nos documents juridiques pour tenir compte de toutes les parties prenantes de l’entreprise, et pas seulement des actionnaires, et pour y inscrire que « la raison d’être de la Société inclut la création d’un impact positif significatif sur la société et l’environnement, pris dans leur ensemble, à travers l’activité et les opérations de la Société ».

    Alors que le Covid-19 met à l’épreuve l’écosystème des startups et du capital-risque, blisce/ réaffirme sa conviction que l’ESG est essentielle pour reconstruire.

    Pour contribuer à bâtir un écosystème du capital-risque et des startups plus résilient, qui serve mieux toutes les parties prenantes, blisce/, le fonds de capital-risque de croissance, a annoncé aujourd’hui qu’il devenait une Certified B Corporation®. Largement reconnues comme la référence en matière d’entreprise responsable, les B Corps s’engagent à respecter les plus hauts standards sociaux et environnementaux. Alors que les sociétés et les économies du monde entier s’adaptent à l’impact du Covid-19, blisce/ est convaincu, plus que jamais, que l’ESG est essentielle pour construire, et reconstruire, une industrie technologique plus solide, également alignée avec les attentes des consommateurs envers des marques à vocation sociale.

    Alexandre Mars, fondateur et CEO de blisce/, a déclaré : « La crise du Covid-19 a rendu encore plus évident le besoin, pour notre écosystème, de placer l’ESG au cœur de ses priorités afin de protéger nos salariés, nos actionnaires, l’environnement et notre communauté. Nous sommes fiers de devenir le premier fonds de capital-risque de croissance certifié B Corp™ de l’UE. Cette reconnaissance témoigne de notre engagement en faveur de l’ESG, de la diversité, de l’inclusion et de la responsabilité sociale. »

    Augustin Boulot, directeur exécutif de B Lab France, a ajouté : « Nous sommes ravis d’accueillir blisce/ dans la communauté B Corp. Son fort engagement en matière de responsabilité sociale montre que la mission et le profit vont de pair, et que l’entreprise peut être une force pour le bien. »

    blisce/ a soigneusement intégré des pratiques ESG à tous les niveaux du fonds d’investissement. Pour son portefeuille, le term sheet du fonds comprend deux clauses non négociables pour les entreprises : s’engager à réaliser une évaluation ESG continue tous les 12 à 18 mois, et s’engager à rencontrer au moins un profil issu de la diversité pour chaque poste de direction ouvert. En tant qu’équipe, blisce/ s’est engagée à reverser 20 % de ses revenus de carried interest à Epic, une startup à but non lucratif qui se bat pour changer la vie des jeunes défavorisés dans le monde. Par ailleurs, la certification B Corp de blisce/ témoigne des standards rigoureux que le fonds s’impose pour ses propres pratiques environnementales, sociales et de gouvernance.

    À propos de blisce/

    Fondé en 2013 par l’entrepreneur et philanthrope Alexandre Mars, blisce/ est un fonds de capital-risque de croissance qui accompagne des entrepreneurs à mission dans la création de marques de consommation et d’entreprises technologiques innovantes d’envergure mondiale, comme Spotify, Pinterest, Headspace, DICE et Brut. blisce/ est actif en Europe et aux États-Unis.

    À propos de B Lab

    B Lab est une organisation à but non lucratif au service d’un mouvement mondial de personnes qui utilisent l’entreprise comme force pour le bien. Les initiatives de B Lab comprennent la certification B Corp, l’administration des programmes et logiciels B Impact Management, et le plaidoyer en faveur de structures de gouvernance comme la société à mission (benefit corporation). La vision de B Lab est celle d’un système économique inclusif, équitable et régénératif pour toutes et tous et pour la planète. À ce jour, on compte plus de 3 400 B Corps certifiées dans 150 secteurs et 70 pays, et plus de 70 000 entreprises utilisent le B Impact Assessment. Pour en savoir plus, rendez-vous sur bcorporation.net.

  • Lettre ouverte des jeunes Ambassadeur·rice·s de ONE à Emmanuel Macron

    Lettre ouverte des jeunes Ambassadeur·rice·s de ONE à Emmanuel Macron

    Monsieur le Président de la République, 

    Nous sommes 50 jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices de tout âge, venant de toutes les régions de France et intimement persuadés que l’accès à la santé doit être un droit pour tou·te·s. C’est pourquoi nous sommes mobilisé·e·s aux côtés de ONE, ONG internationale de plaidoyer et de mobilisation citoyenne. Il s’agit d’un mouvement mondial qui lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables, particulièrement en Afrique.

    Depuis le mois de janvier, la pandémie du COVID-19 a ébranlé nos systèmes de santé, nos modes de vie, nos économies, nos rapports aux autres et au monde extérieur. A l’inverse, cette pandémie a favorisé l’émergence et la revalorisation d’une solidarité inconditionnelle entre les populations. Aider les plus démunis, c’est ce que nous savons faire et avons le devoir de faire. Cette entraide est cruciale et, plus que jamais, elle doit être internationale. Souvent omis, les pays les plus pauvres (notamment en Afrique) sont des pays fortement impactés au niveau climatique, économique et surtout sanitaire avec des systèmes de santé souvent fragiles. Aujourd’hui, 800 millions de personnes sont trop pauvres pour se nourrir décemment, fragilisant d’autant plus leur immunité. L’Afrique importe 94% de ses produits pharmaceutiques et compte donc sur notre soutien. Nous saluons votre initiative lors de la dernière réunion du G20 et nous vous demandons de continuer. La pandémie n’a pas de frontières, elle est mondiale. La réponse doit l’être également. 

    Dans ce contexte sanitaire extrêmement fragilisé, l’accès à la vaccination s’avère être primordial. Gavi, l’Alliance du vaccin, joue un rôle essentiel. Cette organisation agit depuis désormais 20 ans afin d’améliorer l’accès aux vaccins pour les plus vulnérables, notamment les enfants. La contribution française a permis jusqu’à ce jour de vacciner près de 41 millions d’enfants, de sauver 700 000 vies, et d’économiser plus de 8 milliards de dollars grâce à la vaccination. Cinquième contributrice historique de Gavi, la France se doit, aujourd’hui plus que jamais, d’être à la hauteur des enjeux actuels et de réaffirmer son engagement politique et financier en renouvelant sa contribution. 

    En cette semaine mondiale de la vaccination, nous nous adressons à vous, Emmanuel MACRON, Président de la République, car vous représenterez la France lors de la conférence de levée de fonds organisée le 4 mai par l’Union européenne, et co-présidée par la France. L’objectif est de réunir la somme de 8 milliards de dollars afin de financer la recherche et le développement, la production ainsi que la distribution du vaccin et de traitements COVID pour TOUTES et TOUS.  Nous attendons du Gouvernement français une contribution ambitieuse et conséquente aux 8 milliards de dollars nécessaires pour assurer l’éradication du COVID-19, contribution qui devra être additionnelle au soutien de la France à Gavi.

    Durant l’épidémie Ebola, nous avons constaté une résurgence du paludisme et de la rougeole dans certains pays, nous devons éviter l’apparition d’une nouvelle épidémie au sein cette pandémie. Il nous semble donc également important de ne pas se détourner des autres maladies évitables qui nécessitent, elles aussi, l’accès à un vaccin. Nous réitérons notre demande auprès du Gouvernement ainsi que de vous, Monsieur le Président, de renouveler la contribution financière à Gavi, l’Alliance du vaccin, à hauteur de 250 millions d’euros pour la période 2021-2025. 

    La France doit saisir cette opportunité pour réaffirmer son engagement solidaire et international dans la lutte contre les pandémies. Le virus ne connaît pas de frontières. Nous pensons que la solidarité ne devrait pas en avoir non plus. Nous comptons donc sur la solidarité de tous les pays pour adopter une réponse globale afin de répondre de manière unie à cette crise, qu’elle soit au bout de la rue ou au bout du monde.

    Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre profond respect.

    Ninon Beillard, Sarah Ben Smida, Océane Fourquet, Zineb Jaoudat, Manon Jordana, Edith Kouakou, Romane Mika, Manon Monod, Maya Pargade-Klitzke, David Reviriego, Romain Sion, Chaimaa Taib, Louise Thomas Leibengut, Lilia Touil, Vanessa Woerner.

    Le 30 avril 2020

    Lettre reprise par:

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  • 50 jeunes passent à l’action contre l’extrême pauvreté avec l’ONG ONE

    50 jeunes passent à l’action contre l’extrême pauvreté avec l’ONG ONE

    ONE compte plus de 320 jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices, de plus de 35 nationalités différentes et réparti.e.s dans 7 pays européens.

    Paris, le 3 mars 2020 – 50 jeunes venus des quatre coins de la France ont été sélectionnés parmi des centaines de candidatures pour devenir les nouveaux jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices de ONE, l’ONG de lutte contre l’extrême pauvreté cofondée par Bono du groupe U2. Pendant un an, ils iront à la rencontre des citoyens et des représentants politiques pour les convaincre de s’engager à leurs côtés dans la lutte contre les inégalités dans les pays les plus pauvres.


    Une jeunesse qui se mobilise
    Ils sont lycéens, étudiants, ou jeunes actifs, ils ont entre 17 et 31 ans, et font désormais partie de la promotion 2020 du programme des jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices de ONE. Ensemble, ils s’engagent à devenir, pour un an, les représentants d’une génération engagée qui se mobilise pour lutter contre les inégalités mondiales.


    Ils profiteront de plusieurs événements au cours de l’année pour faire entendre leur voix. Au sein de leur ville, leur école, lors de festivals culturels, sur les réseaux sociaux, et même à l’Assemblée nationale ou au Parlement européen, les jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices organiseront des évènements, iront à la rencontre de leurs élus, donneront des interviews et sensibiliseront le public sur les inégalités de genre, l’éducation et la santé dans
    les pays en développement.


    « Ce qui m’a poussée à rejoindre ONE, c’est son combat contre l’injustice et les préjugés. Notamment en matière de lutte contre l’extrême pauvreté et pour la promotion de l’égalité femmes-hommes » Ugbad Ali Mohamad, jeune Ambassadrice à Aix-en-Provence.


    La vaccination s’invite aux élections municipales
    Pour commencer, les jeunes ont une mission de taille : appeler la France à soutenir la vaccination des enfants dans les pays les plus pauvres avant le Sommet Mondial du Vaccin qui aura lieu en juin prochain à Londres. Ils devront pour cela obtenir le soutien des représentants politiques partout en France, et iront donc à la rencontre des candidats aux élections municipales pour leur demander de les aider à faire pression sur le gouvernement et
    l’Elysée pour une contribution financière ambitieuse en faveur de Gavi, l’Alliance du vaccin.


    Les jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices de ONE sont disponibles sur demande pour parler de leur engagement et de leur mobilisation autour des élections municipales dès aujourd’hui.

    One Logo


    ONE est une organisation mondiale de plaidoyer et de campagne, cofondée par Bono, qui lutte contre l’extrême pauvreté, essentiellement en Afrique. Pour plus d’information : www.one.org/fr

    Les jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices de ONE ont déjà prouvé qu’ils peuvent avoir un réel impact politique et être de véritables acteurs du changement. Lors des années précédentes, ils se sont mobilisés dans plusieurs festivals et ont rencontré des personnalités comme Bill Gates, des ministres français, des commissaires et des députés européens pour défendre l’aide au développement. En 2014, ils avaient convaincu plus de la moitié des nouveaux députés européens de signer l’appel de ONE pour mettre fin à l’extrême pauvreté. En 2015, ils ont fait la une des journaux au sommet du G7 en Allemagne. En 2016, ils ont obtenu une augmentation de 365 millions d’euros pour le budget d’aide au développement de la France, grâce à leurs interventions auprès de dizaines de députés et de sénateurs. En 2017, ils ont rencontré pas moins de 6 candidats à l’élection présidentielle, et obtenu d’Emmanuel Macron qu’il s’engage pour la première fois publiquement à allouer 0,55% du revenu national brut à l’aide publique au développement d’ici 2022. En 2018, ils ont organisé plus de 20 évènements partout en France pour sensibiliser sur les droits des femmes et des filles dans les pays les plus pauvres. En 2019, ils ont participé à la réussite de la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose à Lyon.


    Gavi, l’Alliance du vaccin : La troisième conférence de reconstitution des ressources de Gavi aura lieu à Londres en juin prochain et a pour objectif ambitieux d’atteindre au moins 7,4 milliards de dollars de financements supplémentaires pour la période 2021-2025, somme qui permettrait de vacciner 300 millions de personnes et de sauver jusqu’à 8 millions de vies supplémentaires. Plus d’information sur https://www.gavi.org/fr