👋How would you react if a 17 years old joyful girl👧 tells you that few years back, she wanted to kill☠️ herself because of her pregnancy👶? It was a Thursday at 5.30am. After a 20 minute walk across metal sheets barracks, Faith welcomed🙂 us in her tiny 12m2 family house🏠. While washing her daughter clothes, Faith described the discovery of her pregnancy after 7 months, the father’s refusal to recognize his twins, the rejection of her friends, the death of one of the twins & her desire to commit suicide…
But that was before! 😀🌠Then, she met with an impactful NGO called Carolina for Kibera which empowered her, gave her confidence back & supported her to go back to school.🚀 Her most important learning 👩🏫was to be able to say NO! She became an 🌠inspiring young woman🌠 fighting for her daughter. She told me: “I am working hard because I do not want my daughter to suffer” She also became class representative at school. What’s really struck me was when she took me aside before I left. She asked me support for one recurring challenge: sanitary napkins for her classmates. Her only request was not even for herself but for her classmates… 17 years old and she is already an inspiring leader!💪😀 .
👉”At our own pace and scaler, everyone can aspire to change the World!”🌠
Have you met Peter? Peter is a young Kenyan 🇰🇪 leader with a BIG dream. He was born in the middle of Kibera, one of the largest African slum located in the south of Nairobi. Living in Kibera was his biggest challenge 💥 in life. He said: “You do not have dreams, you think you can not make it in life and you feel inferior”. It really affected him when he was young 🧒. One day, he had the chance to meet with an impact driven 🚀 non-profit organization called Carolina for Kibera. It changed his mentality 😀 and CFK made him believe in himself 💪. During school holidays, he joined mentorship 👨🏫 and leadership 🌠 programs where he had the opportunity to learn and to get motivated. After receiving a sponsorship 💰 to join high school education, he got accepted at the University of Nairobi 🎓 for a degree in civil engineering 🛠️. When we met, he was doing his 4thyear internship with the construction 👷 of a brand new bridge 🌉 in Kibera. When I asked him about his 🚀 lifetime dream 🚀, his answer was clear and straight forward: he wants to rebuild the infrastructure of the slum with decent homes 🏠 and to be a role model for the youth in Kibera. He wants them to believe they can make it not matter their background no matter they come from. 👉He said: 🌠🌠🌠“I truly believe when the youth succeed then the overall community will have succeeded.”🌠🌠🌠 I wonder: 👉How massive will be the impact of on an inspiring young leader like Peter on the overall community?
Salut la Familia, les Amis, Blisce, EPIC, K35 et Partenaires,
=> English version below
Time is flying! 🙂 Cette aventure est passée à toute vitesse. Cette dernière semaine a été particulièrement studieuse : d’un côté, Marine a finalisé son outil de suivi et de monitoring des stocks tout en s’assurant que l’équipe de pharmaciens le prenne en main ; de mon côté, coup de rush pour terminer le montage des vidéos réalisées dans le cadre de l’étude d’impact qualitative. Travail d’équipe dans une atmosphère sympathique et pleine d’humour. 🙂
De nos jours, donateurs et sponsors ne se contentent plus de signer des chèques : ils cherchent de plus en plus à interagir, à comprendre la réalité du terrain et surtout à mesurer l’impact de leurs dons. Ma mission consistait à réaliser 6 vidéos racontant des impact stories liées à chacun des programmes de CFK, pour leur permettre de valoriser leur impact auprès de leurs partenaires. Métamorphosé en journaliste pendant 3 semaines :-), j’ai suivi un programme particulièrement intense, au rythme d’une vidéo tournée et montée tous les deux jours. Une expérience passionnante et complète : réveils aux aurores pour capter un plan particulier, réglages d’exposition des prises de vue, enregistrements sonores… Pour prendre en main le logiciel de montage et ses multiples réglages, les tutoriels YouTube ont été mes meilleurs amis la première semaine. 🙂
À ce jour, CFK dispose de 6 vidéos qui mettent en avant son travail. On y retrouve l’histoire de :
Faith, mère à 14 ans, qui s’est retrouvée seule avec son bébé et a pu reprendre le chemin de l’école grâce au programme Girls Empowerment de CFK
Peter, un jeune sans rêve ni espoir qui va maintenant devenir ingénieur civil grâce au programme Youth Empowerment de CFK, et qui souhaite participer à la reconstruction de Kibera
Belinda, une jeune passionnée de football, recrutée comme professionnelle par un club national après être passée par l’équipe de foot féminine de CFK
Celestine, une femme enceinte victime de saignements pendant sa grossesse, qui n’avait pas les moyens de se soigner mais a été prise en charge par le programme Primary Healthcare de CFK
Immaculate, une jeune étudiante brillante issue d’une famille nombreuse, qui a décroché un emploi de webdesigner / codeuse grâce au programme Youth Empowerment
#Mission 2 : Tabitha Clinic – Optimisation et suivi des stocks
L’un des atouts essentiels de la Tabitha Clinic est d’être construite en plein cœur du bidonville (pas d’accès en voiture, ni en deux-roues !). La clinique est ainsi au plus près de ses patients et de leurs problèmes de santé. Bien que les soins soient de qualité et abordables, la gestion des stocks est un enjeu central et récurrent pour la pharmacie, au regard du flux important de patients. Marine s’est concentrée sur la réorganisation de toute la réserve de médicaments, en répertoriant et en optimisant l’emplacement de chaque médicament disponible.
Par ailleurs, le VIH étant l’une des pathologies les plus présentes dans le pays, il est identifié comme un enjeu de santé publique. Le gouvernement finance et fournit des traitements à la clinique. Le défi pour les pharmaciens, c’est que le suivi de ces traitements n’est pas intégré au logiciel qu’utilise la pharmacie. Le reporting mensuel de gestion des stocks exigé par les autorités de santé demandait jusqu’à deux jours de travail par mois… Pour y remédier, Marine a créé un outil qui permet de gérer les entrées, sorties et soldes du stock en temps réel, et de suivre les dates de péremption des médicaments. Les pharmaciens passeront de deux jours de travail à quelques clics pour imprimer le reporting. En voici un petit aperçu !
#Retour d’expérience & pot de départ
Ce vendredi après-midi, nous avons présenté les résultats de nos missions respectives devant l’ensemble du staff de CFK ! Missions réussies : nos livrables ont été remis dans les temps et l’équipe est ravie ! Une superbe surprise nous attendait… Nous avons tous les deux reçu une tenue traditionnelle, accompagnée d’un goûter de départ super sympa !
Côté ambiance, je vous laisse découvrir en images le staff de CFK 🙂 (surtout la seconde partie de la vidéo)
#Just a thought
Après 3 semaines en plein cœur du bidonville de Kibera, on constate que le Kenya fait partie des nombreux pays capitalistes dans lesquels les inégalités continuent de se creuser. Quand on travaille dans la finance, on peut se poser la question suivante : le capitalisme est-il le modèle économique de demain ? Après réflexion, je suis convaincu que le capitalisme est un bon système, mais que certains de ses contours se sont perdus avec le temps. Le premier défi, c’est la sophistication et la complexification du monde financier, avec l’arrivée de nombreux produits (options, dérivés…) qui ont parfois tendu à déresponsabiliser les actionnaires et à les éloigner des réalités de l’entreprise. Alors que les actionnaires sont censés être les garants de la pérennité et de la vision long terme de celle-ci, on se retrouve parfois dans des situations rocambolesques : des actionnaires qui changent au bout de 6 mois, des valorisations qui font les montagnes russes au gré des spéculations, des CEO qui changent tous les ans… Le second défi, c’est l’arrivée des nouvelles générations, qu’Alexandre aime appeler les Millennials :-), qui sont en quête de sens. Attirer les talents et surtout les retenir est le principal souci de n’importe quelle entreprise. Je suis convaincu que les success stories des 10 prochaines années seront portées par des entreprises, des actionnaires et des équipes de direction qui sauront certes développer des propositions de valeur disruptives, mais aussi innover dans la structure même de l’entreprise afin de recréer un alignement d’intérêts, des valeurs et des responsabilités partagés par les actionnaires, les dirigeants et les employés. On pourrait parler de capitalisme responsable. L’action d’EPIC est un premier pas qui va clairement dans ce sens, avec des solutions telles que le sharing pledge, le don sur salaire ou encore le don sur transactions. Plus d’infos sur ces différentes approches développées par EPIC : LIEN
Un grand merci à Alexandre, Nicola, Charles-Henri et Elisa pour avoir rendu possible cette expérience inoubliable avec Marine cette année !
À très vite,
Marine & Romain
#Bonus
Marine en a profité pour adopter une petite coiffure locale ! 🙂
———————————————————————————————————–
Hi Familia, Friends, Blisce, EPIC, K35 and Partners,
Time is flying! 🙂 This week was particularly intense: Marine finalized her inventory tracking tool while making sure the team of pharmacists could use it on their own. On my side, I focused on editing and finalizing the videos for the qualitative impact study. Teamwork in a friendly atmosphere full of humor. 🙂
Nowadays, donors and sponsors no longer just sign checks: they increasingly want to interact, to understand the reality on the ground and to measure the impact of their donations. My mission was to make 6 videos, each representing one of their programs. Working as a journalist for 3 weeks :-), I followed a particularly intense schedule, with one video shot, edited and finalized every two days. An exciting and complete experience, from early wake-ups for specific shots to exposure settings and sound recordings… To get to grips with the editing software and its many settings, YouTube tutorials were my best friends the first week. 🙂
CFK now has 6 videos highlighting their work. They tell the story of:
Faith, a mother at 14 who was left alone with her baby and was able to return to school thanks to CFK’s Girls Empowerment program
Peter, a young man without dreams or hope, who will now become a civil engineer thanks to CFK’s Youth Empowerment program and who wants to take part in the reconstruction of Kibera
Belinda, a young footballer who was recruited by a national club as a professional after playing in CFK’s women’s football team
Celestine, a pregnant woman who was bleeding during her pregnancy and could not afford treatment, but was supported by CFK’s Primary Healthcare program
Immaculate, a brilliant young student from a large family who became a web designer / coder through the Youth Empowerment program
One of the essential advantages of the Tabitha Clinic is that it is built in the heart of the slum (no access by car or motorbike!). The clinic is thus close to its patients and their health problems. Although the healthcare services are good and affordable, inventory management was a major and recurring issue for the pharmacy, given the large flow of patients. Marine focused on reorganizing the entire drug supply, listing and optimizing the location of each available drug.
Moreover, HIV being one of the most prevalent diseases in the country, it has been identified as a public health issue. The government funds and provides treatments to the clinic. The challenge for pharmacists is that the monitoring of these treatments is not integrated into the software used by the pharmacy. The monthly reporting requested by the health authorities required up to two days of work per month… To improve this, Marine created a tool to manage stock inflows, outflows and balances in real time, and to track the expiry dates of the drugs. Pharmacists will now go from two days of work to just a few clicks to print the reports. Here is a small overview!
#Lessons learned & Farewell
This Friday afternoon, we presented the results of our respective missions to all the CFK staff! Successful missions: our deliverables were handed over on time and the staff was delighted! A superb surprise awaited us… We both received a traditional outfit, along with a farewell party with everybody!
As for the atmosphere, I let you discover the CFK staff in video 🙂 (especially the second part of the video)
After 3 weeks in the heart of the Kibera slum, we notice that Kenya is one of the many capitalist countries in which inequality continues to grow. Working in finance, one may ask: is capitalism the economic model of tomorrow? After reflection, I am convinced that capitalism is a good system, but that some of its contours have been lost over time. The first challenge is that the financial world has become more and more sophisticated and complex, with the arrival of many products such as options and derivatives, which have sometimes tended to take responsibility away from shareholders and distance them from the realities of the company. While shareholders are supposed to be the guarantors of the company’s durability and long-term vision, we sometimes find ourselves in absurd situations: shareholders who change after 6 months, valuations on a speculative roller coaster, CEOs who change every year… The second challenge is the arrival of new generations, whom Alexandre likes to call the Millennials :-), who are looking for purpose. Attracting talent, and especially retaining it, is the main concern of any company. I am convinced that the success stories of the next 10 years will be companies, shareholders and management teams that not only develop disruptive value propositions, but also innovate in the very structure of their companies in order to recreate an alignment of interests, values and responsibilities shared by shareholders, managers and employees. We could call it responsible capitalism. EPIC’s action is a great first step in this direction, with solutions such as the sharing pledge, payroll giving and transaction giving. Here is more information about these different approaches developed by EPIC: LINK
A big thank you to Alexandre, Nicola, Charles-Henri and Elisa for supporting this experience with Marine!!!
See you soon,
Marine & Romain
#Bonus
Marine took the opportunity to adopt a small local hairstyle! 🙂
Salut la Familia, les Potes, Blisce, EPIC et Partenaires,
English version below
Nous sommes bien arrivés à Nairobi lundi dernier à 6 h 20 du matin, après une escale à Dubaï. Direction la famille Siteki, notre famille d’accueil, pour une douche rapide et le temps de poser nos sacs, puis direction Carolina for Kibera pour le début d’une mission passionnante ! Accueil chaleureux de tout le staff de CFK, qui a commencé par nous faire faire le tour du propriétaire : la clinique, le centre de nutrition et le care center. Je vous garantis qu’il s’agit d’une immersion totale ! (cf. petite vue imprenable sur notre palace) 🙂
Impact assessment qualitatif :
Afin de mettre en avant leur impact, Carolina for Kibera cherche à se doter d’une palette de supports pour développer et renforcer son engagement et ses interactions avec ses donateurs et sponsors. Pour cela, ils m’ont chargé d’aller à la rencontre de leurs bénéficiaires afin de recueillir leurs témoignages. Cette semaine, nous avons commencé à nous rendre chez les habitants, dans les écoles et les cliniques du bidonville pour mener nos premières interviews ! Nous sommes rapidement partis dans les coins les plus reculés de Kibera, accompagnés de CFK et des leaders locaux. Sans eux, je m’y serais perdu 15 fois ! 🙂 Kibera, l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique, situé au sud de Nairobi, regroupe 1,2 million de personnes issues de 42 tribus et réparties dans 14 villages.
Tabitha Clinic :
Carolina for Kibera a mis en place un programme de santé en créant une clinique au milieu du bidonville, accessible aux habitants pour quelques shillings seulement. Il y a une vraie volonté d’apporter un service de santé de proximité et de qualité. C’est incroyable de voir à quel point toute l’équipe soignante est impliquée dans la prise en charge des patients ! Cela va de la vaccination aux problèmes de malnutrition, en passant par les traitements du VIH, le dépistage du cancer du sein, les premiers secours… Marine travaille principalement à la pharmacie, pour réfléchir à l’optimisation des stocks. L’un de leurs enjeux majeurs est le traitement des patients atteints du VIH et de la tuberculose. Ce sera l’objet des discussions de la semaine prochaine ! À suivre… 🙂
Famille d’accueil Siteki :
Nous avons été accueillis comme des rois par la famille Siteki, qui habite en plein cœur de Kibera. Tabitha, la maîtresse de maison, serial entrepreneuse chevronnée et mère de 5 enfants, nous a accueillis comme ses propres enfants. Son parcours est captivant ! Après avoir perdu son mari il y a 20 ans, avec 5 enfants à charge et un prêt immobilier sur les bras, elle a monté quatre business dans le commerce et la restauration, ce qui lui a ensuite permis d’envoyer deux de ses enfants aux États-Unis. Si elle ne nous voit pas rentrer le soir, c’est la première à s’inquiéter ! 🙂 Même si l’électricité coupe et que la douche ressemble à un gros robinet, nous mangeons comme des princes. Ambiance géniale : on se marre avec ses enfants, qui ont quelques années de plus que nous, et longs échanges interculturels le soir !
Fonctionnement des écoles :
Le fonctionnement des écoles est intéressant, car on distingue 3 types d’écoles :
+ Informal Private schools : elles ne remplissent pas les critères pour recevoir les subventions des écoles publiques, la qualité de l’enseignement est faible et les équipements quasi inexistants. Ce sont les moins chères (environ 30 $ pour l’année) et elles incluent souvent un repas pour les enfants
++ Public schools : le niveau d’enseignement est plutôt bon, l’État subventionne une partie du budget de l’établissement, mais les familles doivent encore payer les livres, les équipements, les repas, les uniformes… ce qui les rend souvent inaccessibles aux familles dans le besoin
+++ Registered Private schools : les écoles d’élite, bien évidemment les plus chères, réservées à la classe aisée kényane
=> Il est assez surprenant de constater que l’enseignement privé couvre les 2 extrêmes : les plus pauvres et les plus riches. Nous parlons beaucoup d’égalité des chances ; ici, au Kenya, c’est très concret. Tous les élèves passent les mêmes examens. Par exemple, lors d’un examen pratique de physique nécessitant du matériel de mesure, la quasi-totalité des élèves issus des informal schools l’utiliseront pour la première fois le jour de l’examen ! Barrière à l’entrée évidente !
Le témoignage poignant de Faith, 17 ans, étudiante et mère
Jeudi dernier, départ avec Marine à 5 h 30 du matin pour rencontrer Faith. Après 20 minutes de marche entre les baraquements, Faith nous a accueillis dans une baraque en tôle de 12 m² où s’entassait toute sa famille. Avec assurance, Faith nous a décrit sa grossesse découverte au bout de 7 mois, le refus du père, le rejet de sa famille et de ses amis, la mort de l’un de ses jumeaux et ses envies de suicide. Elle a enchaîné sur sa rencontre avec le programme de CFK, qui lui a redonné confiance et lui a permis de retourner à l’école en l’aidant à payer les frais de scolarité ; surtout, elle a appris à dire NON. Ce qui m’a marqué, c’est qu’elle m’a pris à part avant notre départ pour me demander si je pouvais l’aider à obtenir des serviettes hygiéniques. En tant que déléguée de classe, c’est un problème récurrent. Sa demande n’était même pas pour elle, mais pour ses camarades de classe…
Ce week-end, détente sur les plages de Diani et de Mombasa ! Il faut quand même profiter de ces superbes paysages ! 🙂
Bonne journée à tous et surtout bonnes vacances,
À très vite !
Marine et Romain
————————————————————————————————-
Hi Familia, Friends, Blisce, EPIC and Partners,
We arrived in Nairobi at 6:20 am last Monday after a stopover in Dubai. We headed to the Siteki family’s place (our host family) for a quick shower and a few minutes to drop our bags. Then, off to Carolina for Kibera for the beginning of an exciting mission! Warm welcome from all the CFK staff, who started with a tour of the facilities: the clinic, the nutrition center and the care center. I guarantee you that it is a total immersion! 🙂
Qualitative impact assessment:
In order to showcase their impact, Carolina for Kibera wants to build a range of materials to develop and strengthen its engagement & interactions with its donors and sponsors. To do that, they asked me to meet their beneficiaries on the ground and collect their testimonials. This week, we went to schools, clinics and people’s homes to conduct our first interviews in the slum of Kibera! We quickly went to the most remote corners of Kibera, accompanied by CFK and local leaders. Without them, I would have gotten lost 15 times! 🙂 Kibera is one of the largest slums in Africa, located in the south of Nairobi. It is home to 1.2 million people from 42 different tribes, spread across 14 villages.
Tabitha Clinic:
The health program is an important pillar of CFK. They created an affordable clinic in the middle of the slum. There is a real desire to provide a quality health service close to people. It’s amazing how the entire healthcare team is involved in supporting the locals with very limited supplies! Their activities range from vaccination, malnutrition and HIV treatment to breast cancer screening and first aid… Marine is spending most of her time at the pharmacy, working on stock optimization. One of their major challenges is the treatment of HIV and TB patients. This will be the topic of next week’s discussions! To be continued… 🙂
Siteki Host Family:
We have been welcomed like kings by the Siteki family, who live in the heart of Kibera. 🙂 Tabitha, our host, a serial entrepreneur and mother of 5, welcomed us as her own children. Her story is captivating! Having lost her husband 20 years ago with 5 children and a mortgage, she set up 4 businesses in retail and catering, which allowed her to send two of her children to the US. If she does not see us coming back at night, she is the first one to worry! 🙂 Although the electricity cuts out and the shower looks like a big faucet, we eat like princes. Great atmosphere, a lot of fun with her children, who are a few years older than us, and long intercultural exchanges at night!
How Kenyan schools work:
The school system is interesting because there are 3 types of schools:
+ Informal Private schools: they do not meet the criteria for receiving public school grants, teaching quality is low and equipment is almost non-existent. These are the cheapest (around $30 per year) and they often include a meal for the children
++ Public schools: the level of education is rather good and the state subsidizes part of the school budget, but families must still pay for books, equipment, meals, uniforms… A high barrier to entry for low-income families
+++ Registered Private schools: elite schools, obviously the most expensive, reserved for Kenya’s upper class
=> It is quite surprising to note that private education covers the two extremes: the poorest and the richest. We talk a lot about equal opportunities; here in Kenya, it’s very concrete. All students take the same exams. For example, during a practical physics exam requiring measuring equipment, almost all students from informal schools will use it for the first time on the day of the exam! An obvious barrier to entry!
The heartbreaking testimony of Faith, 17, student and mother
Last Thursday, Marine and I left at 5:30 in the morning to meet Faith. After a 20-minute walk between the shacks, Faith welcomed us into a tiny 12 m² house made of metal sheets, in which her whole family was crammed. With confidence, Faith described her pregnancy, discovered after 7 months, the father’s refusal, the rejection by her family and friends, the death of one of her twins and her suicidal thoughts. She went on to describe how she met the CFK team, who gave her back her confidence and allowed her to return to school by helping with the tuition fees; most importantly, she learned to say NO. What struck me was that she took me aside before we left and asked if I could help her get sanitary pads. As class representative, this was a recurring issue. Her only request was not even for herself, but for her classmates…
This weekend, we are relaxing on the beaches of Diani and Mombasa! We have to enjoy the beautiful Kenyan landscapes! 🙂
Coucou la familia, salut les potos, cher Blisce, cher EPIC,
English version below
Me voilà tout fraîchement rentré de cette nouvelle aventure hors du commun ! Mon chanceux de frère a pu profiter de quelques heures de plus au bord de la piscine avant de prendre son avion de retour.
Voici quelques infos sur nos péripéties de la semaine.
Nyaka — Retour au bercail à Kampala pour enclencher la 3e phase du projet
Le retour à Kampala a été mouvementé, car nous avons opté pour un bus local qui s’est avéré bondé. Lorsqu’il s’arrêtait, il fallait mettre sur pied une vraie stratégie pour ne pas perdre de vue nos sacs, car au-delà des passagers, nous avons vu monter des diseurs de bonne aventure, des marchands de médicaments miracles, des vendeurs de brochettes par dizaines… 🙂 Une fois arrivés, nous avons trouvé une guesthouse canon en dehors de la ville, avec un terrain de beach-volley sur lequel nous avons ensuite fait des rencontres sympas lors des matchs (joueur de foot pro, chercheur à Harvard…).
Cette semaine à Kampala a été particulièrement studieuse : il fallait boucler nos reportings respectifs. Pour la mission d’analyse d’impact, j’ai consacré les 2 premières journées à consolider les 4 100+ points de données récupérés sur le terrain auprès des 3 écoles Nyaka et des communautés de Kanungu & Rukungiri, dans un format que Nyaka continuera d’utiliser pour ses reportings internes et externes. Je me suis ensuite attelé à la construction des différents tableaux de bord de suivi des KPIs, pour finir par la rédaction d’un rapport de synthèse que nous avons débriefé le vendredi avec l’équipe.
Voici quelques KPIs de performance intéressants.
Nyaka, c’est :
786 élèves différents ayant bénéficié ou bénéficiant du programme d’éducation de Nyaka depuis 2003 (programme réparti sur 14 ans + université)
156k+ heures de cours dispensées depuis 2003 (dont 21k heures l’année dernière) par une équipe de professeurs à temps plein qui compte 43 personnes cette année
1,7M+ repas distribués au sein de leurs écoles depuis 2003
40 étudiants actuellement à l’université
54 % de filles, tous niveaux confondus (13 fois sur les 15 dernières années, il y a eu plus d’écolières que d’écoliers)
436K personnes touchées via des émissions de radio / visites en 2016, animées par le club de sensibilisation contre le sida des élèves de l’école primaire de Nyaka
Quentin s’est concentré sur les principaux risques liés à la construction des 3 écoles, accompagnés de recommandations simples de mise en œuvre. Ses 3 axes principaux concernaient les fondations de certains bâtiments, la protection des réservoirs d’eau et la sécurité dans les cuisines. Lors du débriefing, il a notamment échangé avec Sempa, le responsable du suivi de tous les chantiers.
Pour qu’un maximum de membres de l’équipe puissent participer, nous avons fait notre pot de départ sur le terrain (juste avant notre retour à Kampala), où nous avons fait découvrir des produits du Nord de la France aux équipes. C’était vraiment sympa : une bonne vingtaine de membres du staff sont venus et nous ont fait un très joli discours.
Safari inoubliable dans le parc Queen Elizabeth
Bien occupés la semaine avec nos missions, nous avons quand même pu faire les gros touristes pendant le week-end. Sur les recommandations de Shabnam, nous avons déniché le tour-opérateur qu’il fallait. Bosco, notre guide, qui a grandi dans le parc, nous a guidés tout le week-end dans son 4×4 à toit ouvrant. En plus d’être archi sympa, il avait un réseau de potes incroyable, si bien que nous avons pu profiter des meilleurs spots. Il nous a déniché un léopard qui venait de tuer sa proie, une bande de 7 lions, des éléphants, des buffles, des crocodiles, des phacochères, des antilopes, des singes… Dès que son téléphone sonnait et qu’il appuyait sur le champignon, nous sortions par le toit ouvrant, prêts à repérer le prochain animal ! 🙂
Cette année encore, une aventure inoubliable, d’autant que cette fois-ci, frérot était de la partie ! Un grand merci à EPIC et notamment à Elisa, Alexandre, Nicola et Charles-Henri, qui ont rendu cet échange possible !
Here I am, just back from this extraordinary new adventure! My lucky brother enjoyed a few more hours by the pool before taking his plane back to France.
Here is some news from this week:
Nyaka — Return to Kampala to start the 3rd phase of the project
The way back to Kampala was hectic because we opted for a local bus, which was overcrowded. When the bus stopped, we had to put in place a real strategy to keep an eye on our bags because, beyond the passengers, we saw fortune tellers, miracle drug sellers, dozens of skewer sellers… 🙂 Once we arrived, we found a nice guesthouse outside the city with a beach volleyball court where we met many different people during the matches (a professional football player, a researcher at Harvard…).
This week in Kampala was particularly studious in order to complete our respective reports. Regarding the impact assessment mission, I dedicated the first 2 days to consolidating the 4,100+ data points retrieved on the ground from the 3 Nyaka schools and the communities of Kanungu & Rukungiri in a format that Nyaka will continue to use for its internal & external reporting. Then, I worked on building various dashboards to follow up on the identified KPIs before writing a summary report that we debriefed on Friday with the team.
Here are some interesting performance KPIs:
Nyaka is:
786 different students who benefited or are benefiting from the Nyaka education program since 2003 (program spread over 14 years + university)
156k+ hours of classes taught since 2003 (including 21k hours last year) by a full-time faculty team that reached 43 people this year
1.7M+ meals distributed within their schools since 2003
40 students currently in university
54% girls, all levels combined (13 times over the last 15 years, there were more schoolgirls than schoolboys)
X1.66 up to X2.46 more chance of getting a grade 1 or 2 at their final exam at the end of primary 7 vs. the benchmark of schools in the district
436K people reached via radio broadcasts / visits in 2016 led by the anti-AIDS club of Nyaka primary school
Quentin focused on highlighting the main risks associated with the construction of the 3 schools, with recommendations for implementation. His three main areas were the foundations of certain buildings, the protection of water tanks and safety in the kitchens. During the debriefing, he interacted with Sempa, the person responsible for following up on all the construction work.
So that as many staff members as possible could attend, we organized our farewell on the field (just before our return to Kampala), where we introduced them to products from the north of France. It was really nice because about 20 staff members came and gave us a very nice speech.
Unforgettable Safari in Queen Elizabeth Park
Even if we were busy during the week with our missions, we were real tourists during the weekends. Following Shabnam’s recommendations, we found the right tour operator. Bosco, our guide, grew up in the park and guided us all weekend in his SUV with an open roof. In addition to being really nice, he had an incredible network of friends, so we got all the best spots. He found us a leopard that had just killed its prey, a pride of 7 lions, elephants, buffaloes, crocodiles, warthogs, antelopes, monkeys… As soon as his phone rang and he pressed the accelerator, we went up through the open roof, ready to spot the next animal! 🙂
This year again, an unforgettable adventure, and this time it was with Quent! A big thank you to EPIC and especially Elisa, Alexandre, Nicola and Charles-Henri, who made this exchange possible!
Coucou la Team des Sion–Lesbros, les Grands-parents, la Familia, les Potes, TeamBlisce,
Timeisflying! Je vous écris ma dernière newsletter avant de rentrer. Comme pour beaucoup de trips, le temps passe vraiment vite! 🙂
Apnalaya, une expérience toujours plus forte
L’intensité est montée ces derniers jours en termes de travail mais aussi d’un point de vue relationnel. En termes de travail, c’est génial! Quelques jours après mon arrivée, j’ai proposé une tool box identifiant les principaux logiciels gratuits et pertinents pour Apnalaya. Après 2-3 démos, ils ont tout de suite perçu les gains de temps colossaux qu’ils allaient pouvoir faire. Chaque mois, certains managers passent 3 jours à consolider les données recueillies auprès de centaines de familles. Or, en utilisant tableau software, ils vont pouvoir générer des reportings détaillés en 3 clics!
Ces derniers jours ont été consacrés à l’animation de plusieurs trainings sur des logiciels de task management et de communication et au recueil de justificatifs étudiants pour obtenir des licences gratuites 🙂 (@Marine @Quentin @Matthieu -> Merci beaucoup 🙂 ).
@Pap: Anjud’Apnalaya passe au Décathlon de Mumbai pour rencontrer Jaspreet le 19 août prochain ! D’après les premiers échanges, cela pourrait tout à faire aboutir sur un partenariat ou des insights sur des bestpractices de recrutement de profiles issus des bidonvilles. Merci pap, tu gères! 🙂
D’un point de vue relationnel, je commence à bien connaître les équipes ainsi que les heads of program. Ils viennent de me faire une superbe surprise en m’invitant dans un bon resto indien avant d’enchaîner avec une brasserie pour le dessert. Ils m’ont vraiment intégré à l’association tout en prenant le temps de m’emmener sur le terrain. Je ne suis pas prêt d’oublier Ninad, Rama, Anju, Renuka, Sonya and Arun!
Hier matin, nous avons lancé un atelier bulles de savon au sein de la crèche. Il n’a pas fallu longtemps aux enfants pour se mettre à danser sur le rythme de chansons Bollywood! 🙂
Je vous ai fait une petite vidéo d’ambiance, ça c’est un enfant heureux! 🙂=> Lien
Un dernier weekend dans le Rajasthan
Ayant eu 3 week–ends en Inde, je peux vous dire que j’ai demandé des conseils à toutes mes connaissances sur place histoire de faire le bon choix. Départ samedi à 3h du mat pour Udaipur avec une pote de promo travaillant à Mumbai. En termes d’hôtel backpacker, nous avons trouvé une perle avec un roof top donnant sur toute la ville. Les moments forts ont été la visite d’un temple Jaïn à Ranakpur où l’on a pu assister à une cérémonie religieuse et une spectacle de danse & marionnettes du Rajasthan où une danseuse a enflammé le public en dansant avec 9 jarres sur la tête tout en marchant sur du verrepilé! Pas évident! 🙂
Ce qui m’a le plus marqué:
Demain, ce trip touchera à sa fin! Ce qui m’a le plus marqué, c’est la bonne humeur des gens et leur sourire. Même si ce pays est un paradoxe, les indiens, qu’ils soient riches ou pauvres, ils sont tout le temps souriant!
La leçon de vie que je retire de cette expérience:
Aller au bout de ses rêves! Lors de mon passage à Delhi, j’ai fait la connaissance d’un indien de mon âge qui m’a bien aidé pour me rendre à l’aéroport. Avant de se quitter, il m’a dit: “You are fortunate, youwereborn in France. I knowitwillbedifficulttorealizemydream but I will do mybest.” Son rêve, c’est de travailler pour une compagnie aérienne à l’étranger. Etant issue d’une des castes les plus basses, il sait que ses chances sont très limitées. Une fois de plus, nous avons beaucoup de chance. Chance que nous n’avons pas le droit de gâcher!
Feedback challenge half marathon:
@Participants: You are awesome! 🙂 Nous avons réuni 416€. 8 jeunes filles prendront le départ de la course du 21 août et 8 jeunes enfants seront accompagnés pendant toute une année grâce à vous! Le staff était ravi et enchanté par le défi! Nous avons cumulé un total de 120km de course à pied, 100km à vélo et 20km de marche à pied. Vousavez entre 16 et 84 ans et êtes répartis entre la France et le Chili.
Voici un petit mot de remerciement de la part d’Arun, CEOd’Apnalaya! => Lien
@Les participants: Pouvez vous m’envoyer vos adresses postales? Nous avons passé la barre des 400€! 🙂
Je vous souhaite un très bonne semaine à tous, J’ai mon vol de retour demain à 6h20!
Coucou la Team des Sion-Lesbros, les Grands-parents, la Familia, les Potes, Team Blisce,
Comment allez vous? J’espère que vos vacances se passent bien!
Trip à Delhi sur le week end:
Le point marquant de cette semaine: Le Taj Mahal! Dans le Lonely planet, on parle d’un incontournable. J’irai même plus loin, je dirai que c’est un passage obligatoire! 🙂 Histoire de marquer le coup, je vous propose une petite vidéo d’immersion => Taj Mahal
Ce voyage était vraiment sympa surtout que je me suis vraiment bien entendu avec le guide. Voici un petit aperçu de l’ambiance au sein de la voiture pendant les trajets => Nick met le feu
f
f
f
f
f
L’aventure Apnalaya continue:
Je vous propose d’aborder une approche passionnante traitées par Apnalaya et qui m’a convaincu de l’impact durable de l’association au bénéfice de la communauté du bidonville.
Quel intérêt de coupler des données quantitatives issues de collectes de données sur le terrain avec les insights des habitants du bidonville?
La bonne allocation des ressources financières et humaines est un critère important de la réussite d’un programme. Prenons l’exemple de la naissance, une approche basique consisterait à constater un taux de mortalité important de femmes et d’enfants à la naissance (auparavant, il était très courant d’accoucher chez soi) puis de justifier cela par certains feedbacks d’habitants mentionnant le facteur prix et l’absence d’hôpitaux proches. Cela pourrait aboutir à un programme où des médecins se rendraient directement chez les gens => cher et peu durable.
f
Sex distribution Vs Passport Sex distribution Vs Birth certificate
En analysant ces données collectées par Apnalaya, on obtient des insights édifiants. Par exemple, on constate que pour bénéficier de ces soins gratuits de la part des hôpitaux, il est obligatoire d’avoir des papiers d’identité (99% des habitants n’ont pas de passeport ou d’ID). Or, pour obtenir cet ID, il faut être détenteur d’un certificat de naissance (80% des habitants n’en ont pas). Face à ce constat, Apnalaya a préféré mettre en place un programme de sensibilisation et de soutien administratif pour que les habitants puissent faire valoir leurs droits. La démarche est sustainable car les habitants pourront ensuite faire les démarches seuls. Ces données permettent dans un second temps de mesurer dans le temps l’impact de chaque programme.
Challenge sponsoring 10 enfants du bidonville:
C’est top! Nous sponsorisons actuellement 4 enfants pendant toute une année et 4 jeunes filles auront l’occasion de courir le 21 août. Il reste encore deux jours pour participer. Si ce projet vous tente, voici le lien de la cagnotte! Chaque kilomètre compte! 🙂 @Mamie et bon papa: Merci beaucoup vos promenades journalières auront de l’impact! 🙂
Bonne journée à tous,
Romain
Ps:
J’ai même un fan club sur place, que demander de mieux! 🙂
Coucou la Team des Sion–Lesbros, les Grands-parents, la Familia, TeamBlisce,
Tout d’abord merci à tous pour vos messages qui m’ont fait super plaisir!
Comme promis, voici les dernières nouvelles de ce fameux périple Indien! Je suis sur place depuis tout juste une semaine et déjà je suis en mesure de dire que ce trip me marquera à vie de par les rencontres que je fais, de par les contrastes et paradoxes que je découvre et surtout le sourire et la gentillesse des Indiens.
En tant que français, le premier point marquant en arrivant, c’est le contraste entre les riches et les pauvres. Dans la rue, il est tout à fait normal d’apercevoir une tour de milliardaire (un Indien s’est fait construire une habitation à 1b$ 🙂 ) à côté d’un taudis en tôles rouillées. La communauté française m’ayant très bien accueilli, j’ai rapidement dû me mettre à jour en faisant le grand écart entre les 1% d’indiens les plus pauvres lorsque je me rends tous les matins au pied de la décharge de ShivajiNagar (37 tonnes de détritus y sont déversées chaque jour) et le soir où je côtoie les 1% plus riches du pays.
Mon quotidien la journée:
Apnalaya, l’association qui m’a accueilli fait un travail exceptionnel! Leur approche est totalement intégrée et sustainable. Ils se focalisent sur l’enfance et la femme à travers 3 programmes: health & disability, gender & livelihood et education & citizenship qu’ils développent avec les quartiers au pied de la décharge de ShivajiNagar. Ils ont identifié plus de 40 leaders au sein des différentes communautés qui leur permettent d’agir efficacement tout en couplant cette approche avec une démarche très orientée data qu’ils vont collecter directement sur le terrain.
Pour le moment, je suis chargé de faire ressortir et de mettre en forme les principaux insights ressortant de ces études d’impact avec l’équipe data collection. En parallèle de cela, j’essaye d’accompagner dès que possible les équipes sur le terrain à la rencontre des familles. Aujourd’hui, j’ai passé l’après-midi avec une jeune femme de l’association qui m’a emmené en plein coeur du slum dans des ruelles d’un mètre de large pour faire un rapide check up des femmes enceintes et des enfants atteints de malnutrition.
Je retiens surtout une chose de cette visite: le sourire des femmes et des enfants ainsi que leur joie de vivre! Apnalaya a un impact clairement visible sur le visage des habitants du slum! Rama, une des directrices du programme, m’a dit ce matin: “Nous, notre approche, c’est de comprendre ce dont les jeunes rêves puis de tout faire pour les aider à les réaliser plutôt que le contraire. Cette approche peut paraître utopique mais dans les faits, la data parle d’elle-même sur le long terme, c’est possible!”
f
f
f
Mon quotidien le soir et le week-end:
Via mon colloc et mon amie de promo, j’ai très vite été intégré à la communauté française et emmené dans la plupart des incontournables de la ville. Mon ami indien Ameya habitant Pune, est venu à Mumbai ce week–end. C’était top, on s’est rencontré en seconde au lycée saint Paul à Lille! 🙂 Ayant habité à Singap, Londres, Lille et Mumbai, il a pu nous dresser un portrait très intéressant de son pays tout en le comparant à la France. En termes d’anecdotes, ce weekend, nous sommes allés dans les Bazaar d’antiquités. Or, mon colloc ayant l’habitude d’aller faire des emplettes avec le consule de france, on s’est retrouvé à être convié dans les arrières boutiques dédiées aux grands collectionneurs d’Art. Autant dire que j’ai regardé avec les yeux! 🙂 Les soirées sont plutôt sympas. Jeudi soir, j’ai invité à fumer des cigares au Bombay Royal Yacht Club avec la crème indienne. (@maman, t’inquiète pas, je ne m’y suis toujours pas mis! 🙂 )
f
f
f
Voila pour cette semaine! Je pourrai en rajouter des tartines car ce trip est vraiment passionnant. Je vous en dirai plus à mon retour!