Catégorie : Impact Stories

  • Présentation de nos programmes [Newsletter 2 Madagascar]

    Présentation de nos programmes [Newsletter 2 Madagascar]

    Deuxième newsletter de La Kintana (24 juillet 2025) : 237 élèves inscrits 6 mois après le lancement, un constat sur place, les quatre programmes de l’association (mentorat et aide aux devoirs, orientation académique et professionnelle, sensibilisation aux métiers qui recrutent, « engager et inspirer ») et le calendrier des événements des premiers mois. Le texte complet est sur la page Lancement d’une association pour l’éducation à Madagascar.

  • Lancement d’une association pour l’éducation à Madagascar [Newsletter 1 Madagascar]

    Lancement d’une association pour l’éducation à Madagascar [Newsletter 1 Madagascar]

    La Kintana est une association franco-malgache qui lutte contre le décrochage scolaire et le chômage des jeunes à Antalaha, au nord de Madagascar. Son objectif : ouvrir le champ des possibles des jeunes et leur permettre un avenir meilleur. Cette première newsletter (5 mai 2025) présente le projet pilote lancé au lycée Horace François : le problème, la solution, les travaux de rénovation du centre d’orientation, la signature du partenariat et l’inauguration, et comment aider. Le texte complet est sur la page Lancement d’une association pour l’éducation à Madagascar.

  • Impact et business, une combinaison puissante ! [Newsletter 3 Liban]

    Impact et business, une combinaison puissante ! [Newsletter 3 Liban]

    Bonjour à tous,

    Nous voilà déjà presque au terme de cette nouvelle aventure passionnante avec Codi Tech. Une chose est sûre : j’ai bien l’intention de revenir au Liban. Avant de prendre mon avion demain matin, voici quelques nouvelles fraîches !

    Voici les principales réalisations de ma mission :

    1. Deux ateliers d’entrepreneuriat à Beyrouth et à Tripoli : j’ai pu échanger avec 80 passionnés de technologie qui seront bientôt diplômés développeurs Full Stack. Pendant ces ateliers, nous avons abordé des sujets essentiels : les différentes étapes de croissance d’une startup, les éléments clés d’un pitch deck convaincant et les questions cruciales à se poser avant de lancer une levée de fonds.

    2. Cinq sessions individuelles sur des projets entrepreneuriaux : ce qui m’a particulièrement frappé, c’est la capacité des étudiants à repérer des opportunités de marché prometteuses. Nous avons échangé sur des projets comme une plateforme de santé mentale inspirée de l’application Headspace, une plateforme de freelances qui met en relation des talents libanais avec des entreprises internationales, et une plateforme EdTech pour promouvoir l’apprentissage des mathématiques et de la biologie au Liban.

    3. Business plan 2023-2024 : avec l’équipe de direction de Codi, nous avons travaillé sur un business plan pour simuler différents scénarios autour de l’évolution de Codi vers un modèle hybride entre ONG et entreprise sociale. En générant des revenus grâce à certaines activités du Bootcamp, Codi pourra réduire à long terme sa dépendance à des dons fléchés et imprévisibles, tout en multipliant son impact social.

    4. Rédaction d’un rapport d’observation : en tant que bénévole externe au sein de l’organisation, j’ai pu échanger facilement avec toutes les parties prenantes de Codi pour identifier des pistes d’amélioration. J’ai été impressionné par la transparence et l’abondance des idées proposées par les équipes pour améliorer les processus de sélection des candidats, enrichir le contenu pédagogique et renforcer la participation de la communauté des anciens.

    Impact et business, une combinaison puissante !

    Après avoir travaillé avec 9 ONG exceptionnelles, j’ai observé certaines limites d’un modèle fondé uniquement sur les dons et les subventions.

    • Les dons et subventions sont souvent ponctuels ou limités dans le temps, ce qui rend difficile l’établissement d’une stratégie à long terme.

    • Ces sources de financement sont souvent fléchées vers des projets précis : l’ONG ne peut donc pas les allouer librement. Il est rare de trouver des financeurs intéressés par la prise en charge des frais de structure, des logiciels, de la formation du personnel ou du management, ce qui limite le développement de l’ONG.

    • Par ailleurs, certains financeurs ou entreprises peuvent privilégier l’affichage de chiffres d’impact élevés, au détriment de la qualité des actions menées. Par exemple, dans l’éducation, certains financeurs préfèrent financer 300 $ par élève pour 30 heures de formation à 100 élèves, plutôt que 2 000 $ par élève pour 200 heures de formation à 30 élèves, alors que cette seconde option est nécessaire pour offrir une éducation de qualité.

    Pourtant, après avoir consacré du temps à la modélisation financière d’une organisation fondée sur un modèle hybride entre ONG et entreprise sociale, avec 100 % des revenus réinvestis dans l’ONG, une perspective passionnante se dessine. Ce modèle a le potentiel de permettre à de nombreuses ONG de passer à l’échelle et de remplir leur mission de façon plus efficace et plus durable.

    Dans le cas de Codi, je suis convaincu que cette approche pourrait ouvrir de nouvelles perspectives et permettre des développements vraiment passionnants ! Par exemple, pourquoi ne pas envisager d’ouvrir un espace de coworking pour des personnes extérieures en dehors des heures de cours ? Pourquoi ne pas créer des programmes de formation spécifiques pour les entreprises à la recherche de développeurs talentueux ?

    Plus enthousiasmant encore : la réflexion de Codi n’est pas un cas isolé. De nombreuses autres ONG envisagent aussi de mettre en place ce type de modèle hybride. Cela reflète un changement de paradigme dans le secteur associatif, où l’innovation et la pérennité financière sont de plus en plus prises en compte. En adoptant cette approche, les ONG pourraient diversifier leurs sources de financement et élargir considérablement leur impact.

    Cette évolution m’inspire et j’ai hâte de voir comment Codi et d’autres ONG continueront de repousser les limites et de créer des opportunités passionnantes pour transformer des vies et contribuer à la société.

    Ahmad et Rifaat : deux profils d’étudiants chez Codi.

    Au début, Codi accueillait surtout des étudiants réfugiés, notamment syriens. J’ai eu l’occasion de rencontrer Ahmad, un jeune Syrien dont je suis devenu ami. Il s’asseyait souvent sur le canapé à côté de mon bureau, ce qui nous permettait de discuter régulièrement.

    Né en Syrie, Ahmad a dû fuir son pays à cause de la guerre. Aujourd’hui, il est bloqué au Liban à cause du service militaire obligatoire. Les jeunes de moins de 40 ans sont tenus de servir, parfois pour une durée indéterminée (le cousin d’Ahmad a servi 7 ans). Malgré ces difficultés, Ahmad est plein de détermination. Je n’ai jamais rencontré un étudiant ayant candidaté dans autant d’universités pour poursuivre ses études. Malheureusement, il s’est à chaque fois heurté au même problème : le refus de sa demande de visa. Le dernier jour à Codi, il m’a présenté Basel, ingénieur logiciel senior égyptien de passage à Beyrouth, qu’il venait de rencontrer à la mosquée. Une chose est sûre, Ahmad sait se créer des opportunités ! Codi est le tremplin dont il avait besoin !

    En ces temps de crise profonde, Codi a connu une évolution notable du profil de ses étudiants. Au fil des ans, de plus en plus de Libanais candidatent au programme de Codi, à la recherche d’opportunités face aux difficultés économiques et aux conséquences de la situation actuelle. Parmi eux, Rifaat est un exemple frappant. Originaire de Baalbek, il avait obtenu une place en master dans une école d’ingénieurs en France. Après ses études, il avait décroché un emploi dans une entreprise française. Malheureusement, à cause de la pandémie de Covid-19, son entreprise a dû supprimer des postes et, à cause de son visa, il a été contraint de rentrer au Liban.

    Après avoir envoyé des centaines de candidatures sans réponse, Rifaat a décidé de changer de métier et de devenir développeur full stack grâce à Codi. Son projet actuel : créer une plateforme de freelances spécialisée dans les métiers de l’informatique, qui mette en avant les talents libanais. Il a été très accueillant et m’a même emmené visiter différents quartiers de Beyrouth avant d’aller boire une bière au bord de la mer. Nous comptons rester en contact.

    Après deux semaines, pour moi, le Liban c’est :

    Un sens de l’hospitalité remarquable : j’ai été incroyablement bien accueilli. Chaque week-end, et certains soirs de semaine, un membre de l’équipe, un mentor ou un étudiant me proposait de découvrir une ville ou un restaurant typique pour me faire connaître la culture libanaise. Par exemple, Joseph m’a emmené me promener à Byblos avec sa femme Joy et leur fils Karim. Cette ville, fondée en 5000 av. J.-C., est exceptionnellement bien conservée. Nous avons flâné dans le souk historique, où nous avons essayé l’un des restaurants typiques.

    Quand il y a un problème, les Libanais trouvent des solutions : par exemple, face aux pénuries d’électricité, beaucoup de Libanais se sont tournés vers l’énergie solaire. C’est la première fois que je vois autant de panneaux solaires au kilomètre carré, alors qu’il y a 3 ou 4 ans ils étaient pratiquement inexistants. Je suis curieux de savoir combien de Libanais de la diaspora ont lancé des initiatives similaires en Europe, au Brésil, ou même aux États-Unis, car trouver des solutions, c’est la définition même de l’entrepreneuriat.

    Cette année encore, ce fut un vrai privilège de passer du temps avec une ONG exceptionnelle qui change chaque année la trajectoire de centaines de jeunes ! Après ce 9e projet, je peux réaffirmer que les personnes de bonne volonté existent partout sur la planète. Elles démontrent au quotidien qu’« à notre échelle, nous pouvons tous faire la différence » ! #GenerationImpact

  • Codi Tech, catalyseur d’innovation sociale, d’inclusion et d’emploi [Newsletter 2 Liban]

    Codi Tech, catalyseur d’innovation sociale, d’inclusion et d’emploi [Newsletter 2 Liban]

    Bonjour à tous,

    J’espère que vous avez passé une excellente semaine !

    J’ai commencé ma mission lundi dernier auprès de l’ONG Codi Tech. Hortense, la fondatrice de l’organisation, m’avait donné rendez-vous à 8 h 45 précises pour aller ensemble à Codi.

    Je connais Hortense depuis plusieurs années, et elle fait partie de ces entrepreneures sociales qui m’inspirent. Après quatre ans chez BCG, elle aurait pu choisir une carrière prestigieuse. Mais après une étude de marché approfondie, elle a décidé de mettre son réseau et ses compétences au service du lancement d’une ONG au Liban. Codi Tech est une initiative innovante qui associe un bootcamp de programmation et un parcours de leadership. Sur six mois, un programme de formation intensif et gratuit permet aux étudiants de devenir développeurs web full stack (front-end et back-end) ou chefs de projet digital. L’objectif de l’ONG : utiliser le code comme catalyseur d’innovation sociale, d’inclusion et d’emploi.

    À mon arrivée chez Codi

    J’ai été immédiatement plongé dans l’action en assistant à une présentation de projets d’équipe. Les étudiants devaient développer un site e-commerce pour un client qu’ils avaient eux-mêmes démarché. Confrontés très vite au marché, certains ont présenté une plateforme d’achat de sneakers en édition limitée, un site e-commerce dans la mode, ou encore un site de revente de voitures.

    Ce qui m’a particulièrement frappé : l’usage exclusif de l’anglais ! Même si certains étudiants avaient un niveau basique il y a quelques mois, Codi Tech a réussi à les faire progresser rapidement pour qu’ils puissent aussi accéder à des opportunités internationales. Deuxième point marquant : la culture du feedback. Après chaque présentation, mentors et étudiants échangent des retours constructifs pour améliorer leurs compétences et leur travail d’équipe.

    Mes deux objectifs chez Codi :

    Avec Hortense et Joseph, le directeur du programme, nous avons rapidement défini le périmètre de ma mission, avec deux objectifs principaux :

    Objectif 1 : organiser des ateliers d’entrepreneuriat à Beyrouth et à Tripoli. Face au vif intérêt des étudiants pour la création d’entreprise, nous avons réfléchi ensemble à un format d’atelier. Avant même le début de l’atelier, j’ai été bombardé de questions passionnantes d’étudiants sur leurs projets : un étudiant coach sportif qui veut lancer un site e-commerce spécialisé dans le sport, ou un autre qui développe une EdTech avec une application iOS qui encourage la lecture grâce à une expérience immersive…

    Objectif 2 : élaborer un business plan sur 2-3 ans. Il s’agit d’accompagner Hortense et Joseph dans leur réflexion stratégique pour diversifier leurs sources de revenus, afin qu’ils ne dépendent plus exclusivement des dons, parfois imprévisibles. Nous le concrétiserons dans un business plan sur 2-3 ans, un projet extrêmement stimulant et très proche de mon rôle d’investisseur chez Blisce.

    Le Liban traverse actuellement une crise économique et sociale sans précédent.

    Les conséquences sont dévastatrices pour la population, notamment avec un taux de change en chute libre : de 1 500 livres libanaises pour un dollar avant la crise bancaire à 100 000 livres dans les bureaux de change informels. Cette dévaluation massive de la monnaie nationale a entraîné une inflation galopante, qui appauvrit considérablement les Libanais. Selon l’ONU, 80 % de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté, dont 40 % en situation d’extrême pauvreté.

    La crise a été provoquée par des pratiques financières frauduleuses impliquant les élites économiques et politiques du pays. En effet, la plupart des banques nationales (18 sur 20) ont des actionnaires liés à la classe politique, et 43 % des actifs financiers du pays leur appartiennent. Pendant des années, la dette publique a été financée par des taux d’intérêt artificiellement élevés, créant un « système de Ponzi » où l’argent public a servi à enrichir les élites au détriment des services sociaux et de santé. En 2019, cette bulle financière a éclaté quand les banques n’ont pas pu rembourser leur dette. Face au défaut de paiement, les banques ont pris des mesures drastiques, comme plafonner les retraits bancaires à 100 $ par semaine ou interdire les virements à l’étranger. En plus de l’inflation, les gens ne peuvent même pas retirer l’argent déposé à la banque. La crise a provoqué une profonde méfiance envers le système bancaire et la classe dirigeante. À l’hôtel, la réceptionniste m’a expliqué que tout est fait pour contourner les banques, même les salaires sont payés en liquide.

    Les temples de Baalbek

    Peter et Zineb, deux mentors de Codi, m’ont proposé une excursion à Baalbek. C’est là que se trouve notamment le temple de Bacchus, l’un des temples gréco-romains les mieux conservés au monde. Je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter.

    Sur la route, j’ai remarqué beaucoup de panneaux de propagande. Je me suis demandé pourquoi… Ils m’ont expliqué que nous entrions sur le territoire du Hezbollah, une organisation politico-militaire chiite. C’est presque un État dans l’État. Après le checkpoint, la police et l’armée régulières n’osent pas entrer, sauf autorisation du Hezbollah.

    En 3000 av. J.-C., Baalbek était une cité phénicienne florissante où l’on célébrait le culte de Baal, une divinité orientale associée à la foudre et aux pluies bénéfiques. Le lieu est magnifique, chaque pierre est finement sculptée.

    Zineb, qui connaît bien la région, nous a ensuite emmenés au souk goûter la spécialité locale : les sfihas. Ce sont de petits chaussons de pâte garnis de viande, que l’on commande en grande quantité pour les repas de famille. Pour la négociation des prix, j’ai vite compris qu’il valait mieux que je m’efface un peu, mon allure de touriste n’aidant pas.

    Encore une excellente journée ! Belle semaine à tous.

    Romain

  • Omar, père, électricien, ancien soldat et réfugié [Newsletter 1 Liban]

    Omar, père, électricien, ancien soldat et réfugié [Newsletter 1 Liban]

    Bonjour à tous,

    Comment allez-vous ? Cette année, je participe pour la huitième fois à un projet de mesure d’impact ou de digitalisation aux côtés d’une ONG exceptionnelle. À chacune de ces occasions, j’ai rencontré des entrepreneurs, des militants et des acteurs du changement inspirants, que ce soit dans les favelas brésiliennes, la jungle ougandaise, les quartiers nord de Marseille, les bidonvilles d’Inde ou les villages reculés du Guatemala. Ces expériences sont de vraies bouffées d’optimisme !

    Cette année, je viens d’arriver au Liban auprès d’une organisation appelée Codi Tech, basée à Beyrouth. Cette association forme des réfugiés et des jeunes marginalisés au code informatique ! Mais pourquoi ai-je choisi cette destination ?

    Un soir de février 2019, je rentrais tard du travail. Juste avant d’entrer dans un restaurant de sushis sur le chemin, j’ai croisé Omar. Il ne me demandait pas d’argent, seulement quelque chose à manger pour le dîner. Après lui avoir proposé de commander avec moi, nous avons fini par passer toute la soirée ensemble.

    Originaire du Mali, Omar est père de deux enfants qui y vivent toujours. Avant la révolution libyenne, il menait une vie paisible avec sa famille et travaillait comme électricien. Quand la guerre du Mali a éclaté en 2012, il s’est engagé dans l’armée gouvernementale et s’est battu plusieurs années pour son pays. Après le coup d’État, le président a dû s’exiler et la situation d’Omar s’est dégradée. Sa famille était en danger. À tout moment, la nuit, des groupes armés pouvaient envahir sa maison et le tuer avec sa famille. Il a dû fuir son pays pour trouver un endroit meilleur où vivre avec eux. De la Turquie à la Grèce sur une petite embarcation, en passant par de multiples tentatives pour franchir la frontière italienne, il lui a fallu deux ans. Il disait que c’était l’une des périodes les plus difficiles de sa vie. Après un mois et demi en France, il n’avait pas de papiers, devait parfois dormir dans la rue, n’avait pas vu sa famille depuis deux ans et demi et n’avait pas assez d’argent pour retourner au Mali. Il n’avait presque rien, et pourtant il ne s’est pas plaint une seule fois pendant le dîner. Nous avons surtout ri en parlant des différences entre nos deux pays.

    Sur le chemin du retour, je me suis demandé : à sa place, qu’aurais-je fait ? Aurais-je moi aussi fui mon pays pour trouver une vie meilleure pour ma famille ? Je suis convaincu que discuter avec des réfugiés pourrait dissiper bien des idées reçues sur le sujet.

    Le Liban est le pays qui accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde, soit 25 % de sa population totale. Pour me faire ma propre opinion, j’ai décidé de prendre mon sac à dos et d’aller à la rencontre des habitants. À mon arrivée à Beyrouth, j’ai été chaleureusement accueilli par Adnan, un proche de Codi Tech. Pendant le trajet de l’aéroport à l’hôtel, il en a profité pour me faire une petite visite guidée. Quatre choses m’ont particulièrement marqué :

    1) Les églises et les mosquées sont souvent construites côte à côte. Adnan m’a expliqué que la diversité religieuse fait partie de leur culture, avec plus de 18 communautés religieuses reconnues par l’État.

    2) De nombreux immeubles n’ont pas d’électricité la nuit. Faute d’investissements dans les infrastructures énergétiques et à cause de la corruption, l’État n’est pas en mesure de répondre à la demande. Beaucoup de familles qui en ont les moyens sont obligées de louer des groupes électrogènes à des fournisseurs illégaux, qui facturent le kilowattheure trois fois le tarif normal.

    3) L’inflation est très forte : un dollar équivaut à 100 000 livres libanaises au marché noir. En 2023, l’inflation a atteint 25,5 % entre janvier et février et 190 % sur un an. Pour changer de l’argent dans la rue, le directeur de l’hôtel m’a conseillé de vérifier le taux de change du moment, à l’heure près.

    4) Les gens sont très chaleureux et accueillants. Si vous souriez à quelqu’un dans la rue, vous êtes presque sûr de recevoir un sourire en retour !

    J’ai hâte de me lancer dans cette nouvelle aventure ! Dans la prochaine newsletter, je vous en dirai plus sur l’organisation et le projet.

    Excellente semaine à tous, et à très vite,

    Romain

  • Les résultats de notre mission [Newsletter 4 Brésil]

    Les résultats de notre mission [Newsletter 4 Brésil]

    Bonjour à tous,

    Notre aventure avec l’ONG Arca touche presque à sa fin. Pour la 7e année consécutive, nous avons eu le privilège de partager le quotidien d’une équipe de militants incroyables. Quand on regarde la télévision, on a parfois le cafard en se disant que le monde va mal. En prenant le temps de regarder, je peux vous dire qu’il existe d’innombrables initiatives positives comme Arca, qui changent le monde sans faire la une.

    Créer de l’impact est complexe :

    L’objectif du programme d’Arca Do Saber est très clair : développer l’estime de soi et les soft skills des enfants de 6 à 14 ans. IPSOS avait mesuré que 67 % des habitants de la favela avaient une faible estime de soi. Pour mesurer l’impact d’Arca Do Saber, nous avons construit un cadre de 54 questions contextualisées sur : la prise de décision, la maîtrise de soi, la résilience, la communication, l’empathie, la relation aux autres, l’estime de soi et la confiance en l’avenir. En appliquant ce cadre chaque année, Arca pourra suivre le développement de chaque enfant accompagné et adapter son programme éducatif.

    Ce qui est complexe dans la construction d’un programme, c’est la prise en compte d’autres facteurs essentiels pour atteindre un objectif central. Chez Arca, il a fallu développer d’autres programmes sur la santé, la nutrition et l’accompagnement des parents pour agir sur l’estime de soi des enfants, qui était l’objectif central.

    Un futur projet dentaire :

    Après son dépistage médical des 130 enfants d’Arca do Saber, Sarah a pu analyser toutes les données collectées (issues des questionnaires évoqués plus haut) et les présenter aux enseignants d’Arca. Cela nous a permis de mettre en évidence certains constats : 50 % des enfants n’ont jamais vu de dentiste, 49 % des plus grands ont honte de leur sourire, 40 % des enfants ont besoin de soigner rapidement des caries, dont 11 % dans un état critique… Sarah a ainsi pu définir une liste de priorités de soins ainsi qu’une liste de recommandations de prévention directement applicables par les enseignants (habitudes alimentaires, visites régulières chez le dentiste, brossage des dents…). Graphique ci-dessous sur la répartition des caries par tranche d’âge.

    Le dossier de Sarah sera complété par un budget permettant aux équipes d’Arca d’obtenir le financement de ce projet auprès d’un partenaire. Pendant notre séjour, Thaïs, la présidente, a obtenu un premier partenariat avec un dentiste qui prendra en charge les enfants identifiés par Sarah. Ce qui a beaucoup impressionné Sarah pendant cette mission, c’est la gentillesse des enfants quand elle s’occupait d’eux.

    Père Assis et Cida, deux leaders respectés de la favela :

    Le père Assis est unique en son genre. Avec son look rasta, c’est le prêtre de la favela. Originaire du Cap-Vert, il a accepté de tout quitter pour s’installer à Vila Prudente, où il vit depuis 10 ans. En plus de se mettre au service des plus démunis, il suit des cours de droit pour défendre les détenus injustement condamnés. Le racisme est toujours présent, et être noir et sans argent n’est pas un avantage. Selon Assis, il est impossible de se battre si l’on ne connaît pas ses droits.

    Cida est la responsable de la cuisine d’Arca. Après avoir travaillé dans un grand restaurant, elle a tout quitté pour se rapprocher de sa famille qui vit dans la favela. Même si ses plats sont délicieux, son rôle va bien au-delà. Ayant des proches haut placés dans le trafic de drogue, elle joue le rôle d’intermédiaire pour Arca. Par exemple, le jour où Valérie Trierweiler est venue visiter la favela, aucune erreur n’était permise. Grâce à Cida, tout s’est bien passé.

    Une belle surprise pour notre départ :

    Pour notre dernier jour chez Arca, les enfants et leurs enseignants nous avaient préparé une belle surprise à la cantine. Ils nous ont offert une jolie boîte faite maison dans laquelle les enfants avaient fait des dessins pour nous. Nous vous en laissons découvrir quelques-uns ! Un geste touchant pour notre départ ! Ce qui a fait le succès de ce projet, c’est la bonne adéquation entre les attentes d’Arca et nos compétences.

    Dans la favela de Rocinha, c’était tendu…

    À Rio, 3 clans s’affrontent : le Comando Vermelho, le Troisième Commando et l’ADA. Hier matin, nous étions dans la favela de Rocinha à Rio avec un guide local. Rocinha est le territoire du Comando Vermelho. On le voit sur les murs, où les initiales CV (Comando Vermelho) sont taguées. Impossible d’y prendre des photos, mais voici ce qui nous a marqués…

    Le réseau est très organisé. Des gardes sont postés à chaque entrée pour empêcher les descentes de police. Plus nous approchions, plus les gardes étaient lourdement armés. Ce qui nous a frappés, c’est l’âge des gardes : 14-15 ans en moyenne. Le premier que nous avons croisé avait au plus 12-13 ans. Il marchait avec une AK-47 ornée d’une tête de mort.

    Un peu plus loin se trouvait le point de vente. Plusieurs dizaines de gardes armés d’AK-47, de fusils de précision ou de mitraillettes montaient la garde près d’une table installée au milieu de la rue. La cocaïne et la marijuana étaient les principaux produits en vente. À l’écart, dans un bar, nous avons vu le comptable trier plusieurs liasses de billets. Cela nous paraissait hors du commun, mais c’était en réalité une scène quotidienne dans la favela. Nous voyant un peu perplexes, l’un des chefs de clan s’est approché du guide et a dit : « Ne vous inquiétez pas, vous pouvez vous détendre. Vous n’avez rien à craindre ici. Juste pas de photos. »

    On nous a dit que le trafic avait d’autres sources de profit, comme le racket. Quand un commerce veut s’installer dans la favela, il doit payer des « taxes ». Cela concerne surtout les activités de vente de gaz, de transport, d’installation de wi-fi et de câble TV, qui rapportent jusqu’à 400 000 € par semaine. En contrepartie de ces profits juteux, ces petits seigneurs de guerre locaux ne peuvent pas quitter la favela et leur espérance de vie est très courte.

    Ce qui est contre-intuitif, c’est que ces organisations ne sont pas uniquement perçues comme néfastes par la communauté. Dans certains cas, elles aident des familles dans le besoin avec de la nourriture, des médicaments… Elles aident plus que l’État, qui a parfois abandonné ces familles en désertant leurs quartiers.

    Nous n’aurions jamais fait cela sans un guide qui connaissait parfaitement la zone et, surtout, avait les bons contacts. Ce qui restera gravé dans notre mémoire, c’est l’âge de ces jeunes qui se laissent entraîner. Peut-être à cause du manque d’opportunités qui leur sont offertes, ou parce que certains ne croient plus en leur avenir. D’autant que le guide nous a expliqué qu’un cercle vicieux s’est installé : beaucoup de filles tombent enceintes vers 15-16 ans et finissent par élever seules leurs enfants. Leur difficulté à joindre les deux bouts nuit souvent à l’éducation et aux perspectives d’avenir de leurs enfants.

    Pourquoi autant de personnes continuent-elles de s’entasser dans les favelas ?

    L’une des principales raisons est le transport vers le lieu de travail. Beaucoup de gens travaillent dans le centre-ville. Vivre en dehors des favelas prendrait trop de temps et coûterait trop cher.

    Bien que souvent négligés par l’État, les habitants des favelas sont essentiels au bon fonctionnement de la ville. Les chauffeurs, les agents de sécurité, les caissières, les techniciens de surface, les nounous… la plupart vivent dans les favelas. Les trafiquants auxquels on pense ne représentent qu’une infime minorité.

    À la fin de cette journée pleine de découvertes, nous avons rencontré un talentueux groupe de capoeira. Ils ont partagé avec nous leur art et leur passion. Il y a aussi un talent incroyable dans la favela de Rocinha.

    Demain, c’est le grand retour !
    Belle journée à tous, et à très vite,
    Sarah & Romain

  • Notre mission chez Arca [Newsletter 3 Brésil]

    Notre mission chez Arca [Newsletter 3 Brésil]

    Bonjour à tous,

    J’espère que vous allez tous bien. Après 3 semaines au Brésil, il est temps de vous parler de nos missions respectives auprès de l’ONG Arca.

    Mesurer l’impact d’un programme éducatif :

    Comme pour toute ONG, la mesure d’impact est un enjeu clé. L’équipe en charge du programme Arca Do Saber a jusqu’ici construit ses rapports d’impact à partir des indicateurs demandés par ses financeurs. Par exemple, la mairie, principal financeur du programme, s’intéresse à des données très factuelles comme le taux de réinscription d’une année sur l’autre (90 %) ou le taux de participation des bénéficiaires (88 %).

    Thaïs, la présidente de l’ONG, m’a demandé de réfléchir à de nouveaux indicateurs permettant de mesurer l’impact de ce programme dans le temps. Cela lui permettrait d’itérer plus facilement sur la construction de son programme éducatif. En collaboration avec les enseignants, une psychologue, la responsable pédagogique et la responsable de l’évaluation, je suis chargé d’élaborer un cadre de mesure du développement de l’estime de soi et des soft skills des enfants du programme.

    Projet de collecte de données dentaires sur le terrain :

    Du côté de Sarah, Arca souhaitait une mission de dépistage des 130 enfants du programme, puis de collecte de données pour bâtir un nouveau projet au sein d’Arca. Avant notre arrivée, Sarah s’était appuyée sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé pour construire deux documents : un questionnaire quantitatif (suivi dentaire, habitudes alimentaires…) et un compte rendu clinique.

    Pendant 3 semaines, Sarah a reçu tous les enfants dans un cabinet médical improvisé au dernier étage. Chaque visite a fait l’objet d’un compte rendu détaillé permettant d’identifier les cas critiques pour définir un plan de traitement d’urgence avec le dentiste partenaire, et de collecter suffisamment de données sur la santé dentaire des enfants pour monter un projet de financement durable.

    Le royaume du football :

    Comme vous vous en doutez, au Brésil, le football est presque une religion. Lors des grands matchs, on nous a dit que les rues sont absolument désertes. Il est aussi très courant d’aller jouer au foot avec des collègues après le travail. C’est pourquoi des employés du métro de São Paulo, fervents supporters des Corinthians, m’ont invité à l’un de leurs tournois hebdomadaires, le vendredi soir. Je peux vous dire que le niveau était dingue.

    Nous sommes aussi allés au stade du Morumbi (80 000 places) où se jouait un match de championnat São Paulo FC contre Bragantino. Ne trouvant pas de billets, un agent de sécurité du stade nous a vus perplexes au milieu des supporters. Il a été très gentil et s’est démené pour nous aider à en trouver. Résultat : victoire 3-0 à domicile, et l’ambiance était vraiment géniale ! Ce qui nous a beaucoup surpris, c’est la proportion de femmes et d’enfants venus soutenir leur équipe préférée. Aller à un match semble être une activité familiale.

    La samba :

    La musique et la danse font partie du quotidien des Brésiliens. Sarah et moi avons vite compris qu’il serait impossible de les égaler en danse. Nous nous sommes donc contentés d’apprendre les pas de base du forró et de la samba. Chaque dimanche (même en hiver), la ville ferme aux voitures l’une des grandes avenues de São Paulo, l’avenue Paulista. En remontant l’avenue, des centaines de chanteurs et de danseurs s’installent pour partager leur style de musique.

    Plus impressionnantes encore, les écoles de samba qui répètent chaque semaine en vue du carnaval. C’est un championnat à la manière du football, avec différentes ligues. Pendant le carnaval, jusqu’à 4 000 personnes d’une même école de samba peuvent défiler en même temps devant les jurys. Une organisation folle ! Pendant les répétitions, ce qui nous a marqués au sein de l’école Vai Vai, c’est le caractère très familial de ces répétitions, où nous avons trouvé des personnes de tous les âges.

    Encore une semaine et ce sera le grand retour !
    Belle journée à tous,
    Sarah & Romain

  • Le superpouvoir de l’ONG Arca [Newsletter 2 Brésil]

    Le superpouvoir de l’ONG Arca [Newsletter 2 Brésil]

    Bonjour à tous,

    J’espère que vous allez bien.

    Cela fait maintenant deux semaines que nous sommes à São Paulo. Sarah et moi avons trouvé notre rythme : chaque matin, nous allons à Arca pour notre mission.

    Les principaux enjeux de la favela de Vila Prudente :

    Ce qui m’a frappé, c’est que la plupart des 8 000 habitants de la favela vivent dans un isolement quasi total. À part ceux qui travaillent à l’extérieur, peu d’habitants sortent jamais. Beaucoup se sentent inférieurs, voire inutiles aux yeux de la société. L’institut IPSOS a publié une étude sur cette favela montrant que 67 % des habitants avaient une faible estime de soi.

    D’autres indicateurs ont retenu mon attention : 64 % des familles vivent avec un revenu inférieur à 320 € par mois, 50 % n’ont pas accès aux services de santé, 52 % n’ont pas dépassé l’école primaire et 28 % des familles ont connu une grossesse adolescente.

    L’ONG Arca :

    C’est dans ce contexte qu’est née l’ONG Arca, il y a une vingtaine d’années. Sa mission : accompagner le développement des habitants de la favela en favorisant leur autonomie et leur confiance en eux, tout en leur offrant des opportunités d’éducation et de formation.

    Depuis notre arrivée, nous avons découvert ses 2 grands domaines d’activité :

    • Arca Do Saber : comme les familles n’ont souvent pas les moyens de payer des activités en dehors de l’école, les enfants de 6 à 14 ans sont souvent livrés à eux-mêmes et exposés à des risques comme le trafic de drogue. Arca propose des activités socio-éducatives, linguistiques et sportives à plus de 130 enfants pour qu’ils développent leurs soft skills et surtout leur estime de soi.
    • Arca Do Crezer : les jeunes et les adultes peu scolarisés sont souvent victimes de préjugés et manquent d’opportunités professionnelles. Dès 15 ans, Arca propose 13 formations professionnelles reconnues par l’État (boulangerie, vente, logistique…) via son centre de formation et d’orientation.

    Le superpouvoir d’Arca :

    Pour une ONG de 32 salariés, j’ai été impressionné par les partenariats durables qu’elle a réussi à nouer avec de grands groupes comme L’Oréal, Veolia, Givaudan, Lesaffre, BNP, ID Logistics, Alstom, Air Liquide, Leroy Merlin…

    Selon Thaïs, la présidente de l’ONG, leur stratégie de partenariat repose sur 4 axes :

    • S’éloigner d’un positionnement caritatif pour adopter une approche par la solution, liée aux enjeux de la favela.
    • Une gouvernance saine et une équipe de terrain solide. Arca a réussi à réunir une équipe de professionnels talentueux qui impressionnent souvent les partenaires lors des visites sur le terrain.
    • Une approche fondée sur des indicateurs fiables. Arca a noué un partenariat avec IPSOS, qui garantit la crédibilité des données partagées avec les partenaires.
    • Un fonctionnement agile et flexible, qui lui permet de répondre rapidement et au plus près aux critères de sélection et aux budgets des entreprises.

    Un ingénieux mécanisme de dons mis en place dans l’État de São Paulo :

    Un matin, j’ai été intrigué par José, un employé de l’ONG, occupé à saisir sur son ordinateur un énorme sac de tickets de caisse. Il fallait que j’en sache plus…

    Au Brésil, une grande partie de l’économie reste informelle. L’État de São Paulo a donc eu la brillante idée de créer le programme Nota Fiscal Paulista, qui encourage les particuliers à demander une facture lors de leurs achats.

    En donnant leur numéro fiscal lors d’un achat avec facture, les clients obtiennent un cashback pouvant aller jusqu’à 20 % du montant de la TVA. Ils ont deux options : garder l’argent ou le donner à l’ONG de leur choix. L’avantage de ce financement pour des ONG comme Arca, c’est que ces dons ne sont pas fléchés : l’ONG peut les dépenser comme elle l’entend.

    Un musée à ciel ouvert :

    Ce qui est magique à São Paulo, c’est sa dimension artistique et culturelle. Ces 5 dernières années, le street art s’est considérablement développé, avec de magnifiques fresques peintes sur des immeubles délabrés. Comment l’expliquer ? Et surtout, qui finance ce musée à ciel ouvert ? Un guide local nous a expliqué que la ville et les pouvoirs publics n’avaient pas de budget pour ce type d’initiative. En revanche, confrontés à de nombreux tags sur leurs immeubles, des propriétaires privés ont constaté que ces fresques étaient un excellent moyen de les combattre. C’est ainsi que des entreprises privées ont commencé à financer ces initiatives. Pourrait-on imaginer transformer certains lieux dits « moches » en France en beaux espaces artistiques ?

    Merci de l’intérêt que vous portez à nos aventures ! La semaine prochaine, nous vous parlerons de notre mission chez Arca !

    Bonnes vacances et à très vite,

    Sarah et Romain

  • Dans les favelas de São Paulo [Newsletter 1 Brésil]

    Dans les favelas de São Paulo [Newsletter 1 Brésil]

    Bonjour à tous,

    Comment allez-vous ?

    Pour la 7e année consécutive, nous avons fait nos valises pour mettre nos compétences au service d’une ONG exceptionnelle pendant nos vacances d’été. Cette année, avec Sarah, nous vous invitons à voyager avec nous au Brésil et à découvrir une organisation franco-brésilienne appelée Arca Do Saber, installée au cœur des favelas de São Paulo.

    Pour être honnête, nous partions avec quelques idées préconçues : des inégalités sociales extrêmes, des quartiers parfois dangereux, mais une ambiance incroyable. Nous allions avoir pas mal de surprises…

    Notre arrivée :
    Après avoir atterri à Rio de Janeiro, nous en avons profité pour admirer le splendide coucher de soleil depuis le sommet du Pain de Sucre avant de rejoindre São Paulo. Une famille d’expatriés avait très gentiment accepté de nous prêter son appartement. En arrivant devant le double portail sécurisé, gardé 24 heures sur 24, nous avons compris que nous entrions dans un autre monde. Avec vue panoramique, piscine, salle de sport, personnel pour la cuisine et le ménage…, l’appartement est situé dans le plus beau quartier de la ville. Dès le premier jour, nous avons compris que chaque matin, il faudrait franchir l’énorme fossé qui sépare les quartiers où vit l’« élite » de ceux des classes sociales les plus défavorisées.

    À notre arrivée, Thaïs, la directrice de l’ONG, nous a chaleureusement accueillis et nous a présentés à toute l’équipe. Dentiste, Sarah a pour mission de faire un bilan dentaire de tous les jeunes de l’ONG afin d’identifier d’éventuels cas critiques et de collecter des données pour convaincre la municipalité de débloquer le budget. Quant à moi, je suis chargé d’une mission de mesure d’impact sur l’un de leurs programmes éducatifs.

    À l’entrée de la favela :
    Bien que réputées moins dangereuses que celles de Rio, les favelas de São Paulo restent d’importants points de trafic de drogue. En entrant dans la favela, nous avons remarqué 3 guetteurs qui filtraient tous les allées et venues de cette entrée.

    Placés à des endroits stratégiques, ils peuvent localiser n’importe qui en quelques minutes avec leurs talkies-walkies, en particulier les policiers en civil. Avec le gang armé installé au bout de la rue, nous avons vite compris que nous ne pouvions pas nous promener n’importe où et qu’il fallait respecter certaines règles. Pour être identifiés comme bénévoles, nous portons des gilets fluorescents marqués Arca Do Saber.

    Ce qui nous a frappés, c’est la façon dont la police est perçue : les habitants la craignent plus que les trafiquants. La veille de notre arrivée, une grande descente de police avait eu lieu en représailles du cambriolage d’une bijouterie. Ce sont les moments les plus dangereux. De leur côté, les trafiquants font tout pour maintenir la paix et empêcher les vols : quand les habitants se révoltent, c’est mauvais pour les affaires.

    L’âme de la favela :
    Convaincu qu’il fallait aller au-delà de cette première impression, André, le leader communautaire en charge de toutes les questions de logement (accès à l’eau, à l’électricité…), nous a fait visiter son quartier. En marchant dans de petites ruelles invisibles de l’extérieur, nous avons découvert l’âme de la favela. De nombreux artistes se sont exprimés directement sur les murs des maisons. Le dénominateur commun : la mosaïque.

    Mais pourquoi ce matériau ? Selon André, la mosaïque est l’expression de la diversité : à partir de morceaux différents, on crée un ensemble harmonieux et beau. Nous sommes ensuite allés dans une chapelle dont les vitraux étaient faits de bouteilles encastrées dans les murs. Auriez-vous imaginé un studio de danse classique dans la favela ? Il y en a un ! Beaucoup d’initiatives positives existent. La culture et l’art sont de puissants leviers de changement, et les leaders de la favela l’ont bien compris !

    Après une semaine à Arca Do Saber, nous sommes toujours pleins de surprises. Avant de conclure cette 1re newsletter, deux constats : la gentillesse des Brésiliens et leur amour de la musique. La musique est l’une des choses qui unissent tous les Brésiliens, quels que soient leur milieu social ou ethnique ou leur âge.

    N’hésitez pas à nous envoyer de vos nouvelles.

    Bonnes vacances et à très vite,

    Sarah & Romain

  • ✨ SUPER EXCITÉ – Aujourd’hui, c’est la sortie officielle de mon premier livre, Génération Impact ✨

    ✨ SUPER EXCITÉ – Aujourd’hui, c’est la sortie officielle de mon premier livre, Génération Impact ✨

    Un grand merci à tous pour votre soutien pendant ce projet. C’est grâce à vous ainsi qu’à de belles rencontres que j’ai pu aller jusqu’au bout.

    Écrire n’a pas été facile. Je n’avais pas imaginé les multiples allers-retours, corrections et mises à jour avant d’arriver jusqu’à la version papier.

    Alors pour fêter ça, je vous propose une vidéo de teasing réalisée par le talentueux Amadou Dabitao fondateur du média Banlieusard Nouveau.

    Vous pouvez commander le livre dans toutes les librairies. Vous le trouverez aussi facilement en ligne. Pour ceux qui souhaiteraient une dédicace, n’hésitez pas à m’envoyer un message.

    Vos retours seront mon plus beau cadeau ! Un grand merci à tous avec un remerciement spécial à l’équipe de choc sans laquelle le projet n’aurait pas vu le jour ! Aymeric Jeanson mon éditeur, Violaine Ricard ma coach d’écriture, Amadou Dabitao pour la prod vidéo et Hélène Détolle pour les relations presse ! Vous êtes vraiment au top !

    Belle journée à tous,

    Romain

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  • ✨ À qui iront les droits d’auteur du livre ? ✨

    ✨ À qui iront les droits d’auteur du livre ? ✨

    Rencontre avec l’un de mes amis, Amadou Dabitao

    Salut à tous,

    Un grand merci à tous ceux qui ont déjà commandé. Le livre est disponible en librairie et en ligne, notamment sur Amazon.

    Parce que chacun peut avoir de l’impact à sa propre échelle, je suis ravi de vous annoncer que je reverserai l’intégralité de mes droits d’auteur à BN Asso, l’association derrière le média Banlieusard Nouveau qui valorise les talents des quartiers.😊

    Romain Sion Amadou Dabitao

    J’ai rencontré Amadou Dabitao, le fondateur de Banlieusard Nouveau et de BN Asso, dans le cadre d’un jury où il avait présenté son projet. Originaire de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, il y a fondé un média au cœur de la banlieue parisienne. Ingénieur en informatique de formation, il a quitté en 2020 son poste de développeur web afin de générer un impact positif dans le milieu qui l’a vu grandir et dont il a expérimenté les bons comme les mauvais côtés.

    Amadou a lancé ce média avec l’objectif de valoriser des talents venant des quartiers en leur offrant une tribune qui mette en valeur leurs projets et leurs actions. À terme, il s’agit de mettre en place un cercle vertueux : favoriser l’émergence de modèles afin qu’ils influencent les jeunes issus des quartiers populaires.

    Banlieusard Nouveau

    Les droits d’auteur générés par ce livre permettront de participer à :

    • l’achat de caméras, de micros et d’autres matériels techniques afin de produire pour les jeunes un contenu de bonne qualité et valorisant ;
    • l’organisation d’un évènement intitulé « Banlieusard Valley », visant à rendre l’entrepreneuriat plus accessible dans les quartiers ;
    • la formation de plusieurs jeunes aux métiers des médias.

    Belle journée à tous,

    Romain

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  • ✨ Lancement des précommandes du livre ✨

    ✨ Lancement des précommandes du livre ✨

    Salut à tous,

    Je suis hyper excité de vous annoncer que j’ai reçu les premiers colis de livres de la part de l’imprimeur. Cette aventure a démarré il y a deux ans, au début du Covid. Pensant qu’il s’agirait d’un projet de quelques mois, je n’avais pas imaginé les multiples allers-retours, corrections, mises à jour, voire réécritures complètes de certains passages, qui ont demandé… de la patience 😊 Je ne vous cache pas ma joie de voir ce projet se concrétiser.

    Le livre sera officiellement disponible en librairie à partir du 11 mai prochain.

    Le livre est disponible en librairie et en ligne, notamment sur Amazon.

    Belle journée à tous et à très vite,
    Romain

  • ✨ Peut-on utiliser les codes de la finance pour combattre les inégalités sociales ? ✨

    ✨ Peut-on utiliser les codes de la finance pour combattre les inégalités sociales ? ✨

    Rencontre avec l’un de mes mentors Alexandre Mars

    Salut à tous,

    Comment allez-vous ?

    J’ai à cœur de vous parler d’Alexandre dans cette newsletter car je dois l’avouer il ne m’a pas seulement inspiré, il m’a aussi convaincu de le rejoindre dans son aventure il y a plus de 6 ans.

    Alexandre Mars & Romain Sion

    C’est au cours d’un entretien d’embauche plutôt original, que j’ai fait sa connais­sance. Tout juste débarqué de New York, en route pour son hôtel où poser sa valise, Alexandre m’avait donné rendez-vous dans son taxi avant de nous rendre à son shooting photo où j’avais pour mission de le faire sourire. 😊

     Après deux belles réussites entrepreneuriales, il m’avait expliqué vouloir consacrer son énergie à deux projets ambitieux et inspirant : lancer un fonds d’investissement responsable et une startup associative qui aurait pour objectif de combattre les inégalités sociales autour de l’enfance. Les profits de l’un permettraient de financer l’autre.

    Ce qui m’avait convaincu dans cette première rencontre improvisée, c’est qu’il m’avait fait réfléchir au rôle de premier plan que l’on pouvait endosser en tant qu’in­vestisseur. En entrant dans le monde de la finance, et en apprenant ses rouages, nous pourrions changer le système de l’intérieur. Pensez-vous que c’est possible ? Et comment ?

    Si le sujet vous intéresse, vous savez où vous pourrez trouver des réponses. 😊

    Belle journée à tous,

    Romain

    Ps : Devinez qui a écrit ma préface ? 😊

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  • ✨ Comment maintenir la paix dans des quartiers désertés par la police ? ✨

    ✨ Comment maintenir la paix dans des quartiers désertés par la police ? ✨

    Rencontre avec le Boss politique et militaire du bidonville

    Un grand merci pour vos retours sur la couverture : vous avez été 80 % à préférer la version en deux. Durant l’été 2018, nous sommes partis, ma sœur Marine et moi, pour une mission en plein cœur du bidonville de Kibera au Kenya. Chaque soir, nous rencontrions des leaders locaux afin de comprendre les rouages et le fonctionnement du bidonville. Ce soir-là, nous avions rendez-vous avec le Boss…

    Comme nous ne pouvions pas sortir le soir de notre logement défendu par des barbelés, le rendez-vous a été fixé à demeure.

    Le Boss est finalement arrivé en treillis et rangers, affublé d’un long manteau sombre au col relevé et d’une énorme montre en or rutilante. Un look qui tranchait autant avec celui des autres habitants du bidonville que la personnalité de celui qui le portait…

    Pourtant ce rendez-vous s’est avéré exceptionnel, et le dialogue s’est rapidement engagé autour d’une curiosité mutuelle.

    Cet homme exerçait tout simplement un droit de vie et de mort sur tous les habitants du bidonville, puisque tout passait par lui : depuis les demandes de passeport aux enquêtes pour viol, en passant par la pacification d’un quartier où, quelques jours plus tôt, un jeune homme avait été brûlé vif entre deux pneus pour avoir volé un autoradio.

    Or, comment assurer l’ordre dans une zone où cohabitent une quarantaine de tribus et que les forces de l’ordre ont désertée ?

    Pour maîtriser ce risque, il nous a expliqué comment il avait pris soin d’identifier lui-même des leaders sur des critères d’affiliation tribale, de genre et de réputation. Et de les convier aux comités de réflexion sur le fonctionnement de Kibera, abordant des sujets variés comme l’accès à l’eau potable, la paix ou d’autres projets de développement.

    Une conversation passionnante, qui nous a un peu plus éclairés sur les jeux de pouvoir sur place. Petit teasing sur les anecdotes que vous pourrez retrouver dans le livre 😊

    Belle journée à tous et à très vite,

    Romain

    PS : J-60 avant la sortie du livre 😊

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  • ✨ « À 17 ans, elle avait déjà l’âme d’une cheffe » ✨

    ✨ « À 17 ans, elle avait déjà l’âme d’une cheffe » ✨

    Témoignage poignant de Faith, 17 ans – leader, étudiante et mère

    Un grand merci pour vos retours sur la couverture : vous avez été 80 % à préférer la version en deux parties, qui a été confirmée auprès de l’éditeur !

    Romain Sion Couverture Génération Impact

    Comme évoqué dans mon précédent mail, je vous propose une première rencontre incroyable avec Faith, une leader, étudiante et mère inspirante âgée de 17 ans.

    « C’est Faith, 17 ans, qui m’a donné l’une des plus belles leçons de leadership que j’ai reçues. Nous avions rendez-vous chez elle à l’aube, en plein cœur de Kibera, le plus grand bidonville d’Afrique de l’Est. »

    Dans le cadre de notre mission, Faith nous a raconté son histoire en vidéo :

    « Un voisin du quartier a alors alerté l’ONG Carolina For Kibera. Faith a aussitôt été soutenue psychologiquement et financièrement dans un objectif précis : lui permettre de retourner à l’école. Et c’est avec une immense fierté que la jeune fille nous a ensuite fait visiter son école, dans laquelle elle est déléguée de classe et considérée par le directeur comme l’une des élèves les plus prometteuses qu’il ait rencontrées.

    Et puis, au moment de partir, elle m’a pris à part. Elle m’a demandé si je pouvais l’aider à trouver des serviettes hygiéniques pour ses camarades qui n’en avaient pas. Et étaient dès lors obligées de rester chez elles quand elles avaient leurs règles. Ce qui m’a bouleversé, c’est que cette fille qui ne possédait rien m’a demandé une seule chose… et ça n’était même pas pour elle.»

    « À 17 ans, elle avait déjà l’âme d’une chef. Qui aurait su discerner cette qualité entre les lignes d’un CV ? »

    Romain Sion Kenya Carolina For Kibera

    Belle journée à tous et à bientôt,
    Romain

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  • Certains d’entre vous m’ont demandé : ✨ « Pourquoi écrire un livre ? » ✨

    Certains d’entre vous m’ont demandé : ✨ « Pourquoi écrire un livre ? » ✨

    Je ne suis ni Gandhi, ni Elon Musk, ni un influenceur suivi par trois millions de followers. Pourquoi donc écrire un livre ? Pour être tout à fait honnête, je ne m’étais pas non plus posé la question jusqu’à ce que cette journaliste géniale me le suggère. 

    Je me suis longuement posé la question suivante : comment donner du sens à mon travail, à mon quotidien, à mon échelle sans pour autant être une star internationale ? En prenant mon baluchon pour trouver des réponses, je suis parti à la découverte de 4 sphères qui régissent notre société : le monde associatif, le monde de l’entreprise, le monde des médias et celui de la politique dans une soixantaine de pays. Plus j’avançais, plus j’étais bouleversé… Dans chaque pays, j’ai fait la rencontre de personnes de bonne volonté agissant sans relâche à l’échelle de leur quartier, de leur village, de leur communauté… Sur des échelles de temps longues, ces initiatives ont un impact considérable. 

    Saviez-vous que :

    • Le seuil de pauvreté et le taux de mortalité infantile ont diminué de moitié sur les 20 dernières années
    • 90% de la population mondiale a désormais accès à l’électricité
    • L’espérance de vie moyenne s’établit à 72 ans
    • Des maladies comme : la variole, la diphtérie, le tétanos, la fièvre jaune coqueluche, poliomyélite et rougeole sont aujourd’hui maîtrisées.

    Ces résultats n’ont pas uniquement été atteints grâce à des multimilliardaires finançant des programmes humanitaires : c’est aussi grâce à des millions de citoyens qui ont décidé d’agir au quotidien à leur échelle. J’écris ce livre pour mettre en lumière des personnalités et des initiatives exceptionnelles dont on parle encore trop peu dans les médias. Ce que j’espère au fond de moi, c’est que ces témoignages et anecdotes inspireront certains. 🙂
     
    Tous les 15 jours, je vous proposerai de découvrir une personnalité incroyable : Maé, une activiste brillante faisant pression sur les élus politiques ; Bob, CEO d’une des plus importantes entreprises de télécom combattant la corruption qui gangrène son pays ; Faith, une leader inspirante de 17 ans depuis l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique…
     
    Belle journée à tous et à très vite,
    Romain
     
    PS : Nous avons décidé du titre : Génération Impact – Et si dès maintenant on pouvait tous agir ? 🙂 

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  • Vous êtes-vous déjà demandé : ✨ « Et si on pouvait tous agir maintenant ? » ✨

    Vous êtes-vous déjà demandé : ✨ « Et si on pouvait tous agir maintenant ? » ✨

    Quand on allume la télévision, il y a de quoi avoir le moral dans les chaussettes : un attentat terroriste, des violences conjugales, une catastrophe naturelle…

    Faut-il forcément faire un choix entre le monde des affaires et celui de l’humanitaire ?

    Il y a une dizaine d’années, je me suis mis en route afin de trouver des réponses…

    Des tours de Wall Street jusqu’au fin fond de la jungle, je suis parti à la rencontre de personnalités exceptionnelles.

    Jusqu’à ce qu’une journaliste finisse par me dire : « C’est génial ! Pourquoi n’écrirais-tu pas un livre ? »

    Je suis absolument ravi de vous annoncer que cette idée va devenir réalité. Grâce au soutien d’Aymeric Jeanson, des Éditions Baribal, et de Violaine Ricard, de chez Graffigny, qui ont accepté de m’accompagner dans cette belle aventure, la sortie est prévue en mai-juin 2022 !

    Belle journée à tous,
    Romain

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  • Les défis de notre mission au Guatemala [Newsletter 3 Guatemala]

    Les défis de notre mission au Guatemala [Newsletter 3 Guatemala]

    Bonjour à tous,

    Comment allez-vous ? Marine et Quentin sont rentrés à Paris en fin de semaine, tandis que Sarah et moi sommes restés quelques jours de plus pour terminer nos livrables pour l’ONG Los Amigos de Santa Cruz. Cette semaine encore, de belles nouvelles à partager. 🙂

    #Les défis de notre mission

    Pour mieux comprendre les défis de l’ONG Los Amigos, Estela, la directrice du programme Women Empowerment, nous a proposé de prendre un pick-up pour rencontrer différents groupes de femmes entrepreneures vivant dans des communautés isolées où aucun touriste ne s’aventure.

    Notre rencontre avec Ruth m’a particulièrement marqué. Elle nous a accueillis dans son atelier de kombucha (une boisson naturelle fermentée). Avec son bébé enveloppé dans un drap noué autour du cou, on voyait qu’elle était travailleuse. Pour réussir, il lui fallait seulement un coup de pouce, avec un peu de matériel et de formation. En misant sur l’entrepreneuriat des femmes, Los Amigos sait très bien que c’est un levier majeur du développement économique du foyer et de l’équité entre les sexes.

    Quant à notre mission d’amélioration de leur processus de mesure d’impact, nous avions 3 grands objectifs : 1) définir une feuille de route d’indicateurs d’impact à mesurer ; 2) mettre en place un processus de collecte de données et créer des rapports d’impact automatisés ; 3) former les équipes à l’utilisation du logiciel. Même si nous avons terminé la première étape du projet avec le lancement de projets pilotes, il faudra encore des mois pour le déployer sur tous les programmes. Le dénominateur commun de mes différentes missions au fil des ans, c’est la réticence initiale des équipes au changement. Pour que cela fonctionne, j’ai compris qu’il fallait associer les équipes de terrain aux discussions très tôt, pour qu’elles puissent donner leur avis et, surtout, voir les bénéfices du logiciel. Aujourd’hui, la question de l’intérêt, pour les ONG, de mettre en place un logiciel de suivi des programmes ne se pose plus.

    #Expériences au sein de la communauté de Santa Cruz :

    Chaque matin au lever du soleil, nous voyions les quelques pêcheurs de Santa Cruz partir dans leurs cayucos (pirogues).

    Avec Quentin et Sarah, nous avions vraiment envie de les rencontrer et de découvrir leur quotidien. Claudia, de Los Amigos, nous a gentiment aidés à organiser une sortie de pêche avec 3 des 25 derniers pêcheurs du village. C’est ainsi que je suis monté dans la pirogue de Juan, pêcheur comme son père avant lui, qui m’a initié à ses techniques de pêche.

    Il y avait plusieurs centaines de pêcheurs il y a quelques années ; il n’en reste que quelques-uns, car ils ont été parmi les premiers à constater la pollution du lac. Comme beaucoup d’habitants avaient pris l’habitude de jeter leurs déchets dans le lac, des bactéries ont proliféré et ont considérablement affecté la taille et le nombre des poissons. Juan m’a expliqué que, vendant son poisson 4 quetzales le kilo (0,40 €), beaucoup de pêcheurs ont dû changer de métier. Le lendemain, un Juan un peu éméché m’a reconnu et m’a serré dans ses bras à la fête du village. C’était très drôle, car de mon côté, il m’a fallu un moment pour le reconnaître ! 🙂

    Le soir, Claudia nous a invités chez sa famille pour cuisiner les poissons et les crabes pêchés tôt le matin. Nous avons passé toute la soirée avec sa mère et sa sœur, qui nous ont appris à préparer une bonne soupe de crabe au feu de bois.

    Bien que la mère et la sœur de Claudia parlent kaqchikel (la langue locale), nous avons beaucoup ri au moment de préparer les tortillas traditionnelles. D’une main de maître, elles en ont fait 3 ou 4 pendant que nous n’arrivions qu’à produire une ridicule boule de pâte. Ce dîner en famille était authentique. Nous avons passé une excellente soirée !

    #Un sujet difficile : l’émigration

    En France, on parle beaucoup d’immigration. Au Guatemala, c’est l’inverse : beaucoup de jeunes quittent le pays pour tenter leur chance aux États-Unis. Pendant notre séjour en posada à San Juan, Guillermo nous a expliqué que ce phénomène s’est même accéléré pendant le Covid, quand il était presque impossible de trouver un emploi. Pour 10 000 $, de nombreux réseaux illicites et cartels proposent de faire passer la frontière, sans aucune garantie de réussite.

    Certains vont jusqu’à charger les migrants de sacs pour faire passer de la drogue par les tunnels. D’autres se font confisquer leur passeport avant d’être forcés de travailler pour un cartel. Pendant notre dîner avec Claudia, nous avons ressenti une profonde tristesse quand elle a parlé de son frère, qui a émigré aux États-Unis pour travailler dans la construction. Résident sans papiers, il n’a aucune date de retour prévisible au Guatemala…

    #L’importance de la rencontre avec d’autres cultures : l’histoire inspirante de Rosalia

    Si un jour vous croisez Rosalia, l’une des deux directrices de programme de Los Amigos, vous ne l’oublierez pas. Elle déborde d’énergie du matin au soir. Passionnée par la découverte de nouvelles cultures, Rosalia nous a expliqué comment ses voyages avaient changé sa vie. Petite, elle s’était liée d’amitié avec une famille d’origine norvégienne qui connaissait son rêve : vivre à l’étranger. Un jour, ils l’ont invitée à passer deux mois chez eux en Norvège. Ce voyage a été une révélation. Elle y a découvert un niveau de vie totalement différent du sien et un environnement où les femmes avaient voix au chapitre.

    De retour à Santa Cruz, elle était convaincue : « si les Norvégiennes y arrivent, je peux le faire aussi ». Pourtant, quand elle a cherché à s’investir dans la communauté de Santa Cruz, on lui a vite fait comprendre que sa place était à la maison. Un jour, alors que personne ne savait comment gérer la rénovation de l’église du village, les habitants ont laissé Rosalia piloter le projet, et elle a réussi. Ce jour-là, elle a gagné sa place à la table des décisions. Depuis, on écoute son avis. Régulièrement invitée par des fondations et des universités étrangères pour parler de son combat pour les droits des femmes, elle en profite pour voyager à travers le monde, tous frais payés. Malin, non ? 🙂

    Nous serons bientôt sur le chemin du retour ! Pour clore cette belle aventure, nous avons organisé avec l’équipe de Los Amigos une dégustation de biscuits français ! Succès garanti ! 🙂 Cette année encore, une aventure exceptionnelle qui vient conclure 6 années de découvertes en Asie, en Europe, en Afrique et dans les Amériques.

    Belle journée à tous,

    Marine, Quentin, Sarah et Romain

  • Notre mission : de la collecte de données à l’analyse [Newsletter 2 Guatemala]

    Notre mission : de la collecte de données à l’analyse [Newsletter 2 Guatemala]

    Bonjour à tous,

    Comment allez-vous ? De notre côté, les semaines passent vite. Cela fait déjà deux semaines que nous avons rejoint les équipes de Los Amigos de Santa Cruz. Depuis l’arrivée de Sarah mercredi pour renforcer l’équipe, plusieurs projets sont en cours et devront être livrés avant notre départ ! Commençons par un petit aperçu de nos missions.

    #Notre mission : de la collecte de données à l’analyse

    L’un des points communs de mes six aventures avec des ONG est leur besoin croissant de mieux connaître leurs bénéficiaires et la performance de leurs programmes, afin de mesurer l’impact de leur organisation. À ce titre, la collecte et l’analyse de données sont devenues des enjeux critiques pour la plupart des organisations à but non lucratif.

    Alex, l’un de nos interlocuteurs chez Los Amigos, nous a expliqué que l’ONG avait investi dans le développement d’un logiciel appelé Medida, dans lequel il est possible d’enregistrer toutes les informations relatives à ses bénéficiaires ainsi que le suivi de ses programmes. Chaque membre du personnel a accès aux informations sur les bénéficiaires, comme leurs coordonnées, leur situation familiale, le revenu du foyer, le nombre de frères et sœurs, etc., ainsi qu’aux données de suivi des programmes comme le taux de participation, les résultats aux examens, le montant des bourses attribuées…

    En tant que bénévoles, notre mission est de les aider à améliorer leurs processus de collecte de données et de mesure d’impact. Par exemple, dans leur programme « Women Empowerment », qui accompagne des femmes dans le lancement de leur activité, il serait très intéressant de mesurer dans le temps l’évolution de la contribution financière de ces femmes entrepreneures par rapport au revenu total de leur foyer, les changements du budget consacré à l’éducation des enfants, ou dans quelle mesure le programme des Amigos a un impact sur l’égalité femmes-hommes au sein du foyer.

    Avec Quentin, nous travaillons sur les programmes « Women Empowerment » et « Formal Education » pour identifier les données à collecter en amont, mettre en place un processus de collecte numérique, puis familiariser les équipes avec la création de rapports d’impact générés automatiquement via Medida. Nos réunions prennent parfois des tournures amusantes quand l’espagnol, le français, le kaqchikel et l’anglais se mélangent. De leur côté, Marine et Sarah donnent chaque après-midi des cours d’anglais à différents groupes de jeunes du village. En parallèle, nous travaillons aussi sur un projet de signalétique visant à promouvoir le tourisme à Santa Cruz et dans ses environs.

    #La vie dans les villages autour de Santa Cruz

    La place des femmes dans la communauté : la communauté fonctionne sur un modèle encore très patriarcal. On attend des hommes qu’ils travaillent et des femmes qu’elles restent à la maison pour s’occuper des enfants et cuisiner. L’éducation des femmes n’étant malheureusement pas la norme, cela limite considérablement leur participation aux décisions au sein du village et de la famille, leur indépendance financière… alors que ce sont souvent elles qui contribuent le plus au revenu du foyer. Tomasa, l’une des responsables du programme Women Empowerment, nous a dit qu’elle faisait figure d’exception car son père était favorable à ses études et l’avait aidée financièrement. Elle nous a parlé d’une initiative prometteuse lancée par deux Argentines, qui réunit 37 femmes. Grâce à des cours de natation tôt le matin, elles ont créé un espace où ces femmes se sentent en sécurité. On y aborde des sujets comme leurs droits, leur rôle au sein de la communauté, etc.

    La jalousie : l’un des « défis » les plus difficiles à surmonter pour une ONG très impliquée dans une communauté est de gérer la jalousie des voisins. En effet, quand un programme fonctionne et profite à certains membres du village, la jalousie des voisins peut vite se faire sentir et perturber la dynamique du village. Par exemple, Tomasa nous a expliqué qu’elle avait accompagné un groupe de 7 femmes d’un village voisin dans le développement d’une activité d’œufs bio impliquant plus d’une centaine de poules.

    Avec un revenu supérieur à la moyenne, certains voisins ont commencé par voler des poules et jeter des pierres sur ce groupe de femmes. Los Amigos a finalement dû fermer cette activité rentable. Le secret : une forte intégration au sein du village pour sensibiliser ses habitants.

    La corruption : la corruption est malheureusement omniprésente au Guatemala. De nombreuses manifestations ont lieu en ce moment. L’une des dernières revendications : une explication sur la disparition de 80 M$ d’aide internationale liée au Covid-19. Parmi les villages autour du lac Atitlán, Santa Cruz ne fait malheureusement pas exception. Il a pris du retard sur l’éducation et le développement économique. Comme le niveau d’éducation a toujours été très bas, les élus locaux eux-mêmes ont souvent été très peu scolarisés. De plus, les petits projets qui peuvent avoir un fort impact au sein du village (rénovation des routes, éducation, promotion de la culture locale, etc.) sont souvent délaissés au profit de projets plus rentables comme les hôtels de luxe, sur lesquels il est plus facile de prélever une « commission ».

    #Les éruptions volcaniques inoubliables du volcan Fuego

    Ce week-end restera gravé dans nos mémoires pour le reste de nos vies. Nous sommes partis explorer les volcans Acatenango (4 000 m) et Fuego (3 800 m) près d’Antigua. Les températures pouvant descendre sous zéro, nous avons dû louer du matériel avant de partir.

    Accompagnés de Luis, notre guide local, nous avons commencé par 4 heures de marche jusqu’au camp de base de l’Acatenango, situé face au volcan Fuego. Arrivés là, nous étions complètement dans les nuages… Pas de chance… Pourtant, un guide nous a rapporté le dicton local : « Todo es posible, nada es seguro » (tout est possible, rien n’est sûr). Un peu déçus, nous nous étions installés pour dormir quand un coup de tonnerre a retenti, suivi de cris d’excitation. Les nuages avaient disparu, révélant une magnifique explosion de lave sortant du Fuego et commençant à dévaler le volcan. C’était merveilleux ! À 23 h précises, le guide responsable a validé une approche de nuit du Fuego pour voir l’éruption de plus près. Avec Quentin et le guide, nous sommes partis à trois pour 4 heures de marche supplémentaires, en descendant une partie de l’Acatenango puis en montant sur le Fuego jusqu’à une crête servant d’observatoire, à quelques centaines de mètres du cratère du Fuego.

    Arrivés vers 1 h 30 du matin dans le noir total, nous nous sommes blottis dans un creux à l’abri du vent glacial, en attendant un nouveau coup de tonnerre.

    Chaque explosion de lave révélait la puissance démente de ce phénomène naturel. Voici un petit aperçu :

    #One Day One Meeting : Guillermo et Lola de San Juan la Laguna

    Ne pouvant nous accueillir chez elle à San Juan, Herminia a gentiment organisé notre hébergement chez des habitants, dans ce qu’on appelle localement des posadas. Nous avons ainsi été accueillis par Guillermo et Lola, un couple d’amis d’Herminia. Guillermo tenait à partager sa culture maya avec nous autour d’un bon repas accompagné de tortillas traditionnelles.

    J’ai été particulièrement marqué par leur fils, professeur d’espagnol. La période du Covid-19 a été très difficile pour de nombreux enseignants qui ne voulaient pas abandonner leurs élèves. Pendant de nombreuses semaines, il a dû aller de porte en porte déposer des cours pour ses élèves. Dès qu’il le pouvait, il a aussi beaucoup utilisé les nouvelles technologies. Par exemple, il s’est beaucoup servi de vidéos YouTube pour expliquer des notions dans ses cours à distance. Du côté de Los Amigos, ils ont surtout utilisé des appels de groupe sur WhatsApp pour poursuivre leur programme d’aide à la lecture. Pour les familles participantes qui avaient un smartphone, Los Amigos a proposé de financer des cartes d’abonnement internet.

    Cette année encore, une aventure exceptionnelle aux côtés d’une ONG incroyable !

    Nous espérons que vous allez tous bien,

    Belle journée à tous,

    Marine, Sarah, Quentin et Romain

  • Notre arrivée au Guatemala face aux volcans [Newsletter 1 Guatemala]

    Notre arrivée au Guatemala face aux volcans [Newsletter 1 Guatemala]

    Bonjour à tous,

    Comment allez-vous ? De notre côté, nous sommes vraiment enthousiastes ! 🙂 Grâce aux conseils de Brooke, l’une de mes collègues qui a vécu au Guatemala, nous sommes partis avec ma sœur Marine et mon frère Quentin vivre de nouvelles aventures avec l’ONG Los Amigos de Santa Cruz, installée au bord du lac Atitlán, au Guatemala.

    #Notre arrivée

    Même avec notre pass sanitaire, nous n’étions pas détendus à la douane quand l’un des inspecteurs guatémaltèques l’a vérifié à 3 reprises. Après une première nuit dans la capitale, Jorge, chauffeur de taxi et grand ami de l’ONG, est venu nous chercher et nous avons pris la route du lac Atitlán. À peine une heure après notre départ, nous avons découvert un premier point commun entre Français et Guatémaltèques : la grève. Bloqués pendant 4 heures au milieu de l’autoroute, nous avons vu surgir de nulle part des vendeurs de glaces et de tortillas. Le conducteur du camion devant nous s’est même mis à vendre ses melons avant de faire une bonne sieste, allongé sur son chargement. 🙂

    #Le lac Atitlán et ses multiples « pueblos »

    Pour accéder au village de Santa Cruz (2 000 habitants), nous avons terminé notre trajet en prenant une « lancha », qui assure les navettes entre les villages autour du lac. Nous avons été éblouis par la beauté du lac Atitlán, situé à 1 600 m d’altitude et bordé par 3 volcans : Tolimán, Atitlán et San Pedro. Depuis des centaines d’années, des dizaines de villages d’origine maya se sont développés au bord de l’eau. Chaque matin, nous avons une vue magnifique sur le lac et ses volcans. Un petit coin de paradis ! 🙂

    Pour vous donner un aperçu, nous sommes partis un matin vers 4 h 30, munis de lampes frontales, avec un jeune guide qui nous a emmenés sur les hauteurs du village par les sentiers escarpés utilisés par les agriculteurs pour cultiver leurs champs ou ramasser du bois.

    #Los Amigos de Santa Cruz

    Après plusieurs semaines d’échanges avant le voyage, nous avons fait la connaissance de Jessie, la directrice de l’ONG Los Amigos de Santa Cruz, qui nous a présentés aux équipes et nous a fait visiter les lieux. L’accueil a été très chaleureux et les équipes sont extrêmement attentionnées. Par exemple, ne trouvant pas de carte SIM au village, l’une des directrices s’est démenée pour nous en trouver une auprès de sa sœur.

    Depuis 20 ans, leur mission est d’améliorer la vie des populations indigènes de Santa Cruz et des villages environnants par l’éducation et l’indépendance financière. Los Amigos ne veut pas faire de la charité. L’association cherche à développer les compétences et la confiance en soi pour que ses participants améliorent eux-mêmes leurs moyens de subsistance et ceux de leur communauté sur le long terme. À ce titre, nous avons vite remarqué que presque tout le personnel est local, avec de nombreux anciens bénéficiaires qui souhaitent à leur tour rendre à la communauté.

    Sachant que l’accès à l’éducation est la clé d’un changement durable, ils ont adopté une approche globale, allant des programmes d’aide à la lecture et des bourses universitaires aux programmes de formation professionnelle, mais aussi de nombreux programmes pour aider les femmes à lancer leur activité et à faire valoir leurs droits au sein de la communauté. Estella, la directrice du programme « Women Empowerment », nous a expliqué que le rôle des femmes est essentiel dans leur mission. En général, une femme de Santa Cruz réinvestit 100 % de son salaire dans le foyer (éducation, alimentation, vêtements), alors qu’un homme y contribue en moyenne à hauteur de 10 % à 30 %.

    #La triste réalité du Covid

    La fermeture des frontières pendant le Covid a eu un impact dramatique sur le village de Santa Cruz, dont l’économie dépend largement du tourisme. De nombreux hôtels, restaurants, excursions organisées… ont dû fermer leurs portes. Plus de 50 % des habitants de Santa Cruz, soit un millier de personnes, ont perdu leur emploi. Les magasins d’alimentation sont restés vides pendant plusieurs mois. Le prix de certains produits ayant augmenté de 50 %, les familles les plus pauvres se sont retrouvées en situation de famine. En faisant un jogging avec Alex et Jake, deux amis de l’ONG, nous avons remarqué que certains sentiers touristiques semblaient flambant neufs. Ils nous ont expliqué que, pour faire face à cette crise sans précédent, Los Amigos avait suspendu la plupart de ses programmes afin de mettre en place des initiatives d’urgence. Ils ont ainsi pu garantir de la nourriture aux familles, créer des emplois d’urgence, soutenir les centres de santé et mener des campagnes de prévention. Ils ont créé plus de 600 emplois temporaires liés à 34 initiatives d’intérêt général (rénovation de sentiers, collecte des déchets, mise aux normes des écoles pour les personnes handicapées, etc.). Quant au vaccin, il est gratuit, mais les habitants ont si peu confiance dans le gouvernement que la plupart ne veulent pas en entendre parler.

    Le salaire moyen dans le pays est de 324 € par mois et tombe à environ 130 € (1 200 quetzales) pour les familles les plus pauvres de Santa Cruz. Jusqu’ici, nous n’avons croisé aucun mendiant. Tout le monde travaille, y compris beaucoup d’enfants. Certains hommes en quête de travail pendant le Covid se retrouvent à défricher des terrains en altitude ou à descendre d’énormes sacs de bois sur des kilomètres. Pour dix heures de travail, ils étaient payés environ 6,50 € (60 quetzales).

    #One Day One Meeting : Herminia, présidente de l’association de femmes Ruk’U’X Keem

    Avant de partir, on nous a présenté Herminia, présidente d’une coopérative de femmes travaillant dans le textile. Au Guatemala, il n’est pas rare qu’un mari interdise à sa femme de travailler en dehors de la maison. De plus, de nombreuses femmes seules avec enfants à charge doivent trouver des opportunités leur permettant de générer un revenu tout en s’occupant de leurs enfants. C’est pourquoi Herminia a lancé l’une des plus anciennes coopératives de son village. 37 femmes peuvent ainsi générer un revenu satisfaisant en travaillant depuis chez elles.

    En s’associant, les membres mettent leur production en commun et se relaient pour assurer la vente. En vendant à un intermédiaire, elles peuvent espérer recevoir 15 % du prix de vente, alors qu’en travaillant avec la coopérative, elles en reçoivent 85 %. Les 15 % restants servent à payer le loyer de la boutique et les frais de fonctionnement. Herminia nous a expliqué que pour rejoindre sa coopérative, il faut respecter 3 règles : être travailleuse, être ponctuelle et parler un minimum d’espagnol. Toutes les décisions sont prises selon un modèle démocratique où la présidente, la secrétaire et la trésorière sont élues par les membres. Si à la fin de l’année il reste de l’argent, les dividendes sont partagés entre toutes les participantes. Le modèle est équitable et durable !

    Avant de partir, Herminia nous a proposé de rencontrer sa mère et ses enfants. Très souriante, accueillante et bien habillée, elle nous a surpris par la simplicité de sa maison, faite de quelques murs en béton, de tôle ondulée pour le toit et de meubles posés au sol. Sans se plaindre, elle nous a expliqué combien la période du Covid avait été difficile, car il avait fallu tenir plusieurs mois avec seulement quelques sacs de maïs.

    #Maximón pour les Latinos et San Simón pour les Espagnols

    Ce week-end, nous sommes allés nous promener dans le village de Santiago, de l’autre côté du lac. Là, nous avons fait une rencontre improbable avec Maximón, une divinité vénérée dans toute la région, au carrefour des cultures maya, espagnole et catholique. Chaque année, l’effigie grandeur nature est accueillie chez un habitant du village : il est donc impossible d’avoir une adresse précise. Deux policiers nous ont gentiment escortés dans les petites ruelles étroites pour rendre visite à Maximón. Fleurs, bougies et fumée d’encens accompagnaient les offrandes. Nous avons notamment vu un jeune homme à genoux offrir une fiole de vodka, vidée dans la bouche de la divinité. Improbable ! 🙂

    Une première semaine absolument géniale avec los amigos. Plus d’infos la semaine prochaine ! 🙂

    Belle semaine à tous,

    Quentin, Marine et Romain

  • Hortense a lancé un bootcamp de programmation à Beyrouth pour soutenir les jeunes marginalisés et les réfugiés

    Hortense a lancé un bootcamp de programmation à Beyrouth pour soutenir les jeunes marginalisés et les réfugiés

    Depuis l’enfance, Hortense a un profond sens de la justice sociale, surtout quand des personnes talentueuses ne peuvent pas réaliser tout leur potentiel. Contre toute attente, Hortense a quitté une carrière prometteuse chez BCG pour lancer Codi, un apprentissage gratuit de la programmation basé à Beyrouth. Leur mission : utiliser le code et les compétences numériques pour favoriser l’inclusion et l’emploi, et comme catalyseur d’innovation sociale et de diversité.

    En parallèle de son parcours chez BCG, Hortense a découvert le secteur à but non lucratif avec l’UNICEF, où elle a cofondé NEXTGeneration Europe pour sensibiliser et lever des fonds en faveur des enfants les plus vulnérables du monde. Son véritable déclic pour Codi a été la guerre en Syrie. Des millions de familles ont dû quitter leur foyer et sont devenues réfugiées. Hortense ne pouvait pas rester les bras croisés. Elle devait mettre ses compétences business au service d’un projet à fort impact.

    Après 4 mois de recherches au Moyen-Orient, Hortense a choisi le Liban comme base de son projet. Le Liban réunissait deux ingrédients essentiels : une forte concentration de réfugiés et un secteur technologique naissant. Elle s’est associée à une ONG française existante, Simplon, pour bénéficier de ses contenus et de sa pédagogie. Après avoir obtenu le statut légal directement auprès du ministre de l’Intérieur libanais, elle a lancé Codi en décembre 2016.

    Au début, personne ne croyait que des musulmans viendraient dans des quartiers chrétiens, ni que des Libanais travailleraient avec des Syriens. Codi a prouvé le contraire. Codi est un programme de 6 mois qui enseigne toutes les compétences d’un développeur full stack. La diversité et le leadership sont deux piliers majeurs du recrutement et du programme de Codi. Même pour des entreprises établies, employer des réfugiés présente de grands avantages. L’une de leurs grandes forces est la résilience !

    Les résultats sont impressionnants ! Avant Codi, 70 % à 100 % des élèves étaient sans emploi. Après Codi, 89 % travaillent et 8 % poursuivent leurs études. 65 % des réfugiés qui ont rejoint Codi ont trouvé un emploi. Les diplômés de Codi ont multiplié leur salaire par 2 à 4, avec une moyenne de plus de 900 $ par mois. Codi prévoit même de développer un modèle de partage de revenus et des activités de conseil.

    🌟À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde.🌟

  • Negzzia, réfugiée, sans-abri et top model. Elle se bat pour un rêve

    Negzzia, réfugiée, sans-abri et top model. Elle se bat pour un rêve

    Je m’appelle Negzzia. Je suis née le 9 février 1990 à Téhéran, en Iran. Ma mère est professeure de yoga et mon père est ingénieur. Je suis fille unique. Depuis l’enfance, je suis passionnée par le cinéma, la mode et l’art. De 18 à 24 ans, j’ai travaillé comme photographe en Iran. À 22 ans, je travaillais dans une maison de couture à Téhéran, où l’on m’a vite proposé de devenir mannequin. Je suis immédiatement tombée amoureuse de ce métier et j’ai eu beaucoup de succès en Iran. J’ai défilé pour de grandes maisons de couture et pour de grandes marques iraniennes et internationales, comme Fendi, Gucci, M & G, etc. J’ai aussi prêté mon visage à des maquilleurs.

    J’ai toujours voulu réussir dans mon pays et je n’ai jamais pensé le quitter, car toute ma famille et tous mes amis y étaient. Je voulais faire de mon mieux pour enrichir la mode avec des idées nouvelles, mais la vie en a décidé autrement. Au bout de quelques années, le gouvernement a décidé qu’aucun mannequin, photographe ou marque ne pouvait réaliser de photos de mode sans certaines restrictions. D’après les lois auxquelles nous étions soumis, nous devions travailler en hijab. À partir de ce moment, mes problèmes ont commencé.

    Mes collègues avaient peur de reprendre le travail. Une poignée de mannequins et de photographes continuaient leur activité, et j’en faisais partie. Le gouvernement avait déjà essayé de m’arrêter en s’introduisant dans mes comptes Facebook et Instagram, mais j’ai redoublé d’efforts pour poursuivre mon activité. Ce métier était tout pour moi. Les autorités nous avaient ordonné d’arrêter de travailler, sinon nous serions tous mis en prison. Tout le monde autour de moi me demandait d’obéir et de m’excuser auprès des autorités. Mais je n’avais rien fait de mal et c’était le métier de mes rêves. On m’a dit de quitter mon travail, de m’excuser et de payer l’amende que je devais au gouvernement. Je ne l’ai pas fait. Pour moi, c’était stupide et risible. Je pensais qu’ils essayaient simplement de nous faire peur, de nous impressionner.

    Je rêvais d’une carrière de mannequin international, de me voir en couverture des magazines de mode et de travailler librement comme le font les mannequins d’autres pays. Mais le gouvernement était très sérieux. Je savais que mes activités récentes n’avaient pas échappé aux autorités et que mes collègues et moi nous mettions en danger en continuant d’exercer nos métiers. Plus nous en savions, plus nous attirions l’attention de la FATA. Leurs actions n’étaient pas dirigées uniquement contre moi. Mes collègues mannequins et photographes ont subi le même sort.

    Un jour, une amie en contact avec la police m’a appelée pour me dire que la police locale était en route pour nous arrêter. Ma peine était plus lourde que celle des autres à cause de la nudité sur mes photos : prison et flagellation. J’ai finalement été forcée de fuir mon pays, laissant ma famille et mes amis, avec un seul sac pour tout bagage. La Turquie était le seul endroit où il était facile d’obtenir un visa et où le coût de la vie était abordable. J’ai quitté l’Iran avant que la police ne puisse m’attraper et m’envoyer en prison. Dieu seul sait ce qui aurait pu m’arriver là-bas.

    Je me suis installée en Turquie, où j’ai vécu plus d’un an. Mes amis turcs m’ont aidée à quitter le pays en sécurité. Ils m’ont aidée à obtenir un visa pour la France. Je devais avoir un emploi et un logement à mon arrivée, mais l’homme qui m’avait aidée à trouver ce travail a fini par refuser de m’aider parce que je n’avais pas voulu coucher avec lui. Je suis partie seule en France.

    Aujourd’hui, je suis en France et je suis devenue réfugiée, parce que j’avais besoin de nouveaux papiers d’identité et que je voulais travailler normalement. Vivre en tant que réfugiée a été un cauchemar, et ce n’était pas facile. J’ai perdu tout mon argent dans des hôtels, car je ne pouvais ni louer un logement ni trouver un emploi. Je me suis retrouvée sans abri à Paris et j’ai dû dormir dans la rue en plein hiver.

    Je veux réaliser mes rêves d’artiste. Je ne demande pas grand-chose, juste la possibilité d’être ce que je suis et de faire ce que j’aime. J’ai tout perdu pour ce rêve : ma maison, mon père et mes amis. Maintenant, je veux simplement vivre sans peur et commencer une nouvelle vie dans le monde de l’art. Un million de fois, j’ai voulu abandonner, mais mon rêve était la seule chose que j’avais, la seule qui me donne envie de combattre l’obscurité et de réaliser mon rêve. Je n’ai plus rien à perdre et je veux simplement faire de mon mieux. On ne vit qu’une fois, et je veux prouver à moi-même et à toutes les personnes en difficulté que les rêves peuvent devenir réalité.

  • Loubna se bat pour l’inclusion en permettant à chaque femme de vivre de son talent de cuisinière

    Loubna se bat pour l’inclusion en permettant à chaque femme de vivre de son talent de cuisinière

    ✋Aujourd’hui, l’inclusion est l’un des grands défis en France🇨🇵. Beaucoup de personnes d’horizons sociaux, de pays 🌍et de religions différents ne se connaissent pas 🗣️, ce qui conduit souvent à des malentendus. En 2017, Loubna et ses deux cofondatrices ont trouvé une solution 💡 à impact, transformable en entreprise🚀 : Meet My Mama, une plateforme de traiteur en ligne💻 qui propose des cuisines du monde entier.

    Loubna a rencontré Donia pendant son passage chez PwC. Elles se sont tout de suite bien entendues 👍 et ont commencé à s’engager dans des actions sociales auprès de réfugiés. Par ailleurs, la grand-mère de Loubna est arrivée en France il y a plus de 50 ans et ne savait toujours ni parler, ni lire, ni écrire le français. L’intégration était bien plus facile pour les hommes, qui recevaient une formation 👩‍🏫 et apprenaient la langue au travail… Mais pour les femmes restées à la maison, l’intégration était une tout autre histoire. 🌟 Pourtant, elles avaient un talent que personne n’avait jamais remis en question : leur capacité à préparer des plats incroyables 🙂.

    D’un côté, des milliers de Mamas 👧 aux talents culinaires 🍽️ incroyables, venues du monde entier 🌍, qui peinent à s’intégrer. De l’autre, des milliers d’entreprises clientes 👔 en quête de prestations traiteur 🙂👍 d’exception. Relier ces deux mondes était l’occasion parfaite de changer les mentalités et les préjugés🌟.

    Pas à pas, Meet My Mama a levé chaque obstacle🚧 qui pouvait empêcher de grandes Mamas de vivre de leur talent culinaire🍴. Elles mettent en relation🔗 les entreprises à la recherche d’un traiteur avec les Mamas, forment les Mamas pour obtenir leurs certifications alimentaires📜, ont développé de beaux emballages, gèrent la logistique, s’associent à des « butlers » et assurent le service client. De temps en temps, les Mamas sont même invitées à des événements d’entreprise pour prendre la parole en public📣 !

    Le volet business de Meet My Mama ne pourrait pas bien fonctionner sans son bras associatif 🌟, Empower My Mama. Les groupes « Inspire My Mama » sont des groupes de soutien où les Mamas peuvent se retrouver, parler de leurs difficultés et s’encourager🙂. À la Mama Academy👩‍🏫, les Mamas peuvent obtenir leurs certificats🎓, améliorer leurs soft skills et suivre des formations pratiques.

    Aujourd’hui, Meet My Mama, c’est une équipe de 16 salariés à temps plein👨‍💼👩‍💼 et 250 Mamas du monde entier🌍. L’entreprise approche 1 M€ de chiffre d’affaires et prévoit de déployer le service dans d’autres villes très bientôt ! La mission restera la même : permettre à chaque femme de vivre de ses talents de cuisinière et rendre la restauration d’entreprise plus durable🌟, plus inclusive🌟 et plus responsable🌟.

    🌟🌟🌟À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde !🌟🌟🌟

  • Hubert, l’homme à mission qui recycle des pneus de vélo avec des personnes en situation de handicap

    Hubert, l’homme à mission qui recycle des pneus de vélo avec des personnes en situation de handicap

    👋Il y a deux ans, Hubert a identifié🎯 un problème majeur. En France🇨🇵, plus de 400 000 personnes en situation de handicap♿ cherchaient un emploi, et 10 millions de pneus de vélo 🚲 usagés étaient brûlés chaque année. Peut-on allier impact social et environnemental dans une même entreprise ? OUI ! En 2017, La Vie Est Belt est née : une marque socialement et écologiquement responsable qui fabrique des accessoires de mode made in France.

    Hubert est ingénieur, passionné par le développement de produits. Il a commencé sa carrière chez Decathlon comme ingénieur produit textile en France 🇨🇵et en Chine🇨🇳. Il adorait♥️ l’aventure, mais il a remarqué qu’il travaillait dans la 2e industrie la plus polluante du monde🌍. Pour terminer ses études👩‍🎓, il a passé quelques mois à Bogotá, où il a découvert un autre visage du pays. Chaque mercredi, il organisait des activités 🏃‍♂️pour de jeunes enfants défavorisés, au milieu d’un bidonville.

    De retour en France avec l’envie de lancer une entreprise🚀, il savait une chose : la mission de sa société ne pouvait pas se limiter à l’argent💰. Elle devrait être alignée avec ses valeurs et sa quête de sens. Pour identifier les produits sur lesquels se concentrer, il a mené ses recherches, qui l’ont conduit à deux découvertes🔭 : plus de 320 tonnes de pneus⚙️ étaient brûlées chaque année, et des milliers de personnes handicapées motivées peinaient à trouver un emploi. Ainsi a commencé La Vie Est Belt !

    Hubert a passé les 5 premiers mois de l’aventure dans son garage à concevoir✍️ les premiers prototypes, avec un cordonnier 👞 comme mentor. La ceinture était un bon choix de premier produit. Les 2 premiers objectifs : développer une ceinture alliant fonctionnalité, style et prix, et vendre 100 ceintures à des clients 👨 pour valider leur intérêt. Il s’est associé à 3 concept stores et a tout vendu en 3 jours.

    Aujourd’hui, Hubert emploie 🚀6 personnes, dont 50 % en situation de handicap. Elles partagent toutes la même passion et la même vision, et portent la même ceinture. 🙂 À ce jour, elles ont produit des milliers d’articles et généré des centaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires💰. L’an prochain, Hubert prévoit de doubler son chiffre d’affaires et d’agrandir l’équipe ! Allier impact et business est possible ! À La Vie Est Belt, une devise : tous acteurs d’un monde meilleur ! 🌟

    🌟 🌟 🌟 À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde 🌟 🌟 🌟

  • Chez GoJob, Sylvain fait d’une plateforme d’intérim un puissant outil d’inclusion pour les personnes sans emploi

    Chez GoJob, Sylvain fait d’une plateforme d’intérim un puissant outil d’inclusion pour les personnes sans emploi

    As-tu déjà entendu parler de la startup GoJob ? GoJob est une plateforme de référence pour les intérimaires. Elle propose des missions d’intérim à un vivier de 50 000 intérimaires partout en France. Sa mission est claire : offrir un emploi avec un salaire décent, une protection sociale et de vraies perspectives d’évolution à toute personne qui veut travailler, quels que soient son âge, son genre, son milieu social, son expérience passée ou ses qualifications.

    Pour réaliser ce rêve, ils comptent sur Sylvain, qui dirige la fondation GoJob, actionnaire important de GoJob. Après une longue carrière dans des entreprises sociales à travers le monde, dont quelques années aux côtés de Muhammad Yunus, Sylvain s’est installé en France pour structurer la fondation et relever 4 grands défis :

    1. Attirer des personnes motivées, sans emploi et hors des radars. GoJob s’appuie sur les réseaux sociaux et des stratégies digitales, rarement utilisés par les agences d’intérim traditionnelles, pour attirer des « GoJobbers » sur la plateforme. Ils co-développent aussi avec Polytechnique une solution d’IA pour mieux évaluer la motivation et les compétences des demandeurs d’emploi et les mettre en relation avec des missions.

    2. S’assurer qu’ils trouvent vite un emploi. La devise de Sylvain : « Work First ». La première étape pour remettre les gens dans la société est de leur donner rapidement un travail (par exemple aux réfugiés…). Ils ont créé la GoJob Factory, qui forme des groupes de 12 à 15 personnes pendant 2 à 3 mois, avec un apprentissage intensif de soft et hard skills, avant de les placer en contrat d’un an dans des entreprises partenaires.

    3. Proposer des formations fréquentes et une progression de carrière. C’est un facteur important pour fidéliser les GoJobbers sur la plateforme et améliorer leurs conditions de travail. Le défi, c’est le passage à l’échelle. Ils explorent actuellement comment mieux utiliser les outils numériques pour former aux soft et hard skills. Les formats de micro-e-learning sont une piste prometteuse.

    4. Encourager les dirigeants d’entreprise à être plus inclusifs. De nombreux dirigeants veulent que leur entreprise soit plus inclusive mais ne savent pas comment s’y prendre. Sylvain a contribué au lancement du Campus de l’Inclusion. Soutenu par des dirigeants inspirants comme Emmanuel Faber et Jean-Dominique Senard (alors PDG de Danone et de Renault), il réunit des promotions de 20 dirigeants pendant 6 mois pour travailler sur des plans d’inclusion concrets pour leur entreprise. Le Campus vise à former plus de 3 000 dirigeants en 3 ans.

    Quand une personne est au chômage depuis un certain temps, elle a environ 20 % de chances de retrouver un emploi dans l’année qui suit. Avec GoJob, ce taux passe à 50 %. De plus, 80 % des GoJobbers étaient au chômage avant de devenir intérimaires, et 50 % n’avaient pas le baccalauréat. Après 3 mois chez GoJob, 20 % ont décroché un CDI ou un CDD et 55 % travaillaient toujours ou étaient en formation avec GoJob.

    À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde

  • Après avoir dirigé des films hollywoodiens comme X-Men et Star Wars, Scott Neeson a tout quitté pour aider des enfants marginalisés

    Après avoir dirigé des films hollywoodiens comme X-Men et Star Wars, Scott Neeson a tout quitté pour aider des enfants marginalisés

    👋As-tu déjà entendu 👂 parler de la décharge de Steung Meanchey au Cambodge🇰🇭, surnommée « Smokey 💨 Mountain » ? Jusqu’en 2009, des centaines d’enfants👩‍💼👨‍💼 fouillaient les ordures pour revendre de quoi recycler♻️ sur ces 6 hectares de décharge. C’était l’un des environnements les plus toxiques☣️ qui soient. Depuis 2004, le Cambodian Children’s Fund (CCF) se bat pour transformer des enfants pauvres en leaders de demain👨‍💼👩‍💼.

    Je serais surpris 😯 que tu n’aies jamais entendu parler🎥 de X-Men, Star Wars, Braveheart ou Titanic. L’homme derrière ces films, c’est Scott Neeson, ancien président de 🎞️20th Century Fox International. Avant de prendre un nouveau poste chez Sony en 2003, il a fait un voyage de 5 semaines🧳✈️ au Cambodge🇰🇭, où il a découvert des enfants🎞️👨👧 qui travaillaient partout sur cette décharge. Il ne pouvait pas laisser passer ça. Un an plus tard, il a vendu ses voitures de luxe🚗, son yacht🛥️ et sa maison 🏠 pour s’installer à Phnom Penh et créer le Cambodian Children’s Fund.

    Le CCF a pour but🎯 d’offrir une éducation 👩‍🏫 de très haut niveau aux enfants marginalisés qui vivent près de la décharge 🗑️. Ses équipes de terrain 🌟 créent les conditions d’une bonne éducation, en répondant aux besoins de base comme le logement🏠, l’alimentation🍏 et la santé⚕️. Ensuite, elles donnent accès à leurs propres écoles primaire et secondaire 🏢 avec un seul objectif : accompagner les élèves jusqu’à l’université 💪 et s’assurer qu’ils puissent devenir les leaders de demain👩‍💼👨‍💼.

    Leur école secondaire est impressionnante🌟. On dirait un établissement privé haut de gamme🏢, mais elle se trouve au cœur de l’une des zones les plus pauvres du pays🇰🇭. Depuis ses débuts🚀, ils ont formé 💪😀 1 898 élèves, fourni 461 logements et distribué 45 tonnes de riz à un prix fortement subventionné.

    🌟🌟🌟À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde🌟🌟🌟

  • Futures Factory, un centre commercial porté par une ONG pour les entreprises sociales au Cambodge

    Futures Factory, un centre commercial porté par une ONG pour les entreprises sociales au Cambodge

    ✌️Comme tu le sais, j’ai voyagé 🌏 cet été🌞 au Cambodge 🇰🇭 pour une immersion complète avec Friends International, une entreprise sociale de référence🚀 qui sauve😀 des vies et construit⚒️ l’avenir des enfants les plus marginalisés 👦👧 d’Asie du Sud-Est. Leur recette est brillante🌟 : ils créent des entreprises sociales pour enseigner 👨‍🏫 aux jeunes des compétences pratiques et comportementales dans des secteurs porteurs🍴💇‍♂️, avant de les aider à trouver un emploi 💼 dans tout le pays.

    Friends International a créé de multiples entreprises sociales : garages🏍️, restaurants🍴, salons de coiffure💇‍♂️, services d’électricité🌟, instituts de beauté❇️, boutiques de vêtements👚… Un vrai succès🌟 auprès de la communauté d’expatriés. Mais la mission🚀 de Friends International allait plus loin. Ils voulaient impliquer toutes les parties prenantes, y compris les habitants. Pour atteindre leurs objectifs🎯, ils devaient offrir une expérience client équivalente à celle d’un centre commercial classique🛍️.

    Ils ont relevé le défi et ouvert🔓 la Futures Factory 🛍️, un creuset de créativité🖍️, d’entreprises sociales🚀 et de collaboration communautaire👋. Les clients y trouvent toutes les boutiques, services et restaurants🍴 de Friends International, ainsi que des cafés☕ traditionnels et des boutiques🏪 écoresponsables et socialement engagées. L’expérience est bluffante ! 👍 Les familles peuvent profiter de concerts, d’activités et de shopping pendant que, dans le même temps, des jeunes issus des communautés les plus marginalisées sont formés à des métiers porteurs😀.

    🌟🌟🌟À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde🌟🌟🌟

  • Darong a transféré 5 écoles pour enfants sourds et aveugles au ministère de l’Éducation du Cambodge

    Darong a transféré 5 écoles pour enfants sourds et aveugles au ministère de l’Éducation du Cambodge

    ✌️Nous avons rencontré Darong Chour, directeur de l’🚀ONG☀️ Krousar Thmey, une ONG de référence basée au Cambodge 🇰🇭 qui soutient les enfants aveugles et sourds👨👧. L’aventure a commencé parce que, dans les années 1990, il n’existait aucune infrastructure🏗️ pour accompagner les enfants aveugles et sourds.

    L’éducation 👨‍🏫 était la priorité absolue🗝️. Pour garantir aux enfants une vraie scolarité👨‍🎓, l’équipe a développé une version khmère du braille📒, commencé à enseigner la langue des signes☦️ et traduit l’ensemble du programme scolaire cambodgien. Et ça a très bien marché !💪🙂

    Nous avons rencontré Darong quelques semaines après une annonce majeure📣. Après 30 ans de co-développement avec le gouvernement cambodgien, celui-ci a approuvé✔️ le transfert🤗 de leurs 5 écoles👨‍🎓 pour enfants aveugles et sourds, avec plus de 200 enseignants👨‍🏫👩‍🏫, au ministère de l’Éducation. Cette année, plus de 300 enfants aveugles et 750 enfants sourds 😀🏆🚀 sont accompagnés par Krousar Thmey.

    🌟🌟🌟À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde🌟🌟🌟

  • Frédéric dirige une équipe de 600 entrepreneurs de l’eau au Cambodge

    Frédéric dirige une équipe de 600 entrepreneurs de l’eau au Cambodge

    👋Nous avons eu la chance 🍀 de croiser🚶 la route de Frédéric Dubois 👨, qui dirige une équipe de 600 entrepreneurs de l’eau 💦. En zone rurale⛏️, la contamination de l’eau est la première cause de maladie🤒 et de décès ☠️. L’association 1001 fontaines te dit-elle quelque chose ?📣 Une aventure passionnante 😃 autour de l’accès à l’eau potable 💦 en milieu rural !

    Ils construisent👷‍♂️ des kiosques à eau clés en main, offerts 🎁 aux villages. Les kiosques sont gérés par des micro-entrepreneurs🚀, qui assurent la production et la livraison à domicile de bonbonnes d’eau🍶. Leur système est 100 % durable🌳 et fournit une eau de qualité💧 à un prix imbattable💰 : 0,40 $ les 20 litres !

    Chaque jour☀️, 500 000 personnes 🏆✌️ accèdent à l’eau potable grâce à leur réseau de 200 kiosques. Leur objectif🎯 : un million de bénéficiaires d’ici 2020.

    🌟🌟🌟À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde🌟🌟🌟

  • Rithy veut créer une éco-communauté pour protéger 100 000 hectares de la déforestation

    Rithy veut créer une éco-communauté pour protéger 100 000 hectares de la déforestation

    👋À 17 ans, Rithy Thul👦 avait presque tout perdu 🙇… Pourtant, il est entrepreneur dans l’âme♥️ et un battant⚔️ ! Aujourd’hui trentenaire, il est une figure centrale🎯 de l’écosystème startup cambodgien🇰🇭, avec une entreprise qui produit des ordinateurs💻 de pointe alliant puissance 🌀 et accessibilité🔓, le premier espace de coworking🏢 lancé au Cambodge, et le statut de business angel💵 le plus actif du pays.

    Pourtant, son rêve☁️ va bien plus loin ! Chaque année, des milliers d’hectares de forêt 🌳 sont rasés par des hommes d’affaires qui respectent peu💥 l’environnement⛰️. Rithy a une solution💡. En achetant👛 300 hectares de bandes de terre bordant les montagnes, il estime pouvoir sauver🌟 jusqu’à 100 000 hectares de forêt.

    Son projet : lancer une communauté écologique 👨‍👨‍👧‍👦 avec 70 % de reforestation, 15 % d’infrastructures d’écotourisme📷 et 15 % d’agriculture👨‍🌾. Pour garantir une protection à long terme🥽, il veut créer un réseau🕸️ de 1 000 entrepreneurs👦👩 engagés dans la protection de l’environnement, y compris ceux qu’il a déjà financés💵. Devine quoi ! Ce projet n’est pas qu’un rêve☁️, il est déjà en marche🚀 !

    🌟🌟🌟À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde🌟🌟🌟

  • Friends International est convaincue des bénéfices de la tech et vise une digitalisation complète

    Friends International est convaincue des bénéfices de la tech et vise une digitalisation complète

    👋Après avoir terminé notre mission🚀 chez Friends International, qui consistait à soutenir🤝 l’identification et la mise en place d’une plateforme de recrutement pour assurer la mise en relation🔥 et le suivi🔎 de centaines de bénéficiaires👦👧, nous avons partagé notre rapport📄. Nous avons recommandé la mise en œuvre de deux solutions intégrées🖥️ : Oscar et Salesforce. Ce que nous avons vraiment apprécié, c’est leur volonté sincère de digitaliser tous leurs programmes. Nous avons eu des échanges intéressants sur la mise en œuvre de ces solutions, la formation des équipes, le recrutement de leur futur responsable IT / CTO💻, l’optimisation des coûts👛…

    De manière générale, nous avons constaté que beaucoup d’ONG voient la digitalisation comme un moyen puissant💪 de créer un avantage concurrentiel durable🚀 (collecte centralisée des données💿, rapports automatisés📄, informations en temps réel ℹ️…). Dans le même temps, l’offre de solutions disponibles s’élargit📈. Des entreprises comme Salesforce ont créé des offres spécifiques pour les ONG, des startups développent des solutions SaaS dédiées, et certaines ONG se sont associées🤲 pour partager les coûts de développement d’une 🌠solution technologique commune…

  • La digitalisation, un outil puissant pour rendre les opérations des ONG plus efficaces

    La digitalisation, un outil puissant pour rendre les opérations des ONG plus efficaces

    👋Convaincre un donateur de🌠 soutenir un programme👨‍🏫 éducatif est bien plus concret et attractif🧲 que de lui demander de financer💰 un loyer de bureau ou un logiciel💻 informatique, tout aussi importants. Beaucoup d’ONG sont donc contraintes de sous-staffer ou✂️ de rogner sur certaines dépenses clés, notamment administratives.

    À notre connaissance, 3 leviers peuvent aider à couvrir ces coûts :

    1) Obtenir des fonds non affectés, non liés à des projets précis📝 (par exemple EPIC Foundation)
    2) Lancer des activités d’autofinancement🌀 pour couvrir une partie du budget
    3) La digitalisation🖥️, en intégrant un ensemble de solutions informatiques à leurs activités

    Cet été☀️, notre mission🚀 chez Friends International s’inscrit dans leur stratégie de digitalisation, qui vise à mettre en place un système d’information central🎯. Qui ne rêverait pas de collecter des données💾 en temps réel ou d’automatiser les rapports ? Pour certaines ONG, un seul rapport peut demander jusqu’à une semaine de consolidation. Notre objectif🚀 : les aider à identifier et à mettre en place une plateforme de recrutement👨‍💼👩‍💼 pour assurer la mise en relation et le suivi de centaines de bénéficiaires de leurs programmes de formation professionnelle avec des entreprises qui recrutent. Les enjeux sont nombreux : coût💰, intégration, UX, sécurité, ressources internes, API… Encore quelques jours☀️ de travail et nous leur remettrons notre rapport.

  • Friends International veut transformer des enfants des rues en chefs d’entreprise

    Friends International veut transformer des enfants des rues en chefs d’entreprise

    👋Friends International a été fondée🚀 il y a 25 ans par un entrepreneur social français🇫🇷, Sébastien Marot. Cette ONG🌠 peut être considérée comme une entreprise sociale. Sa mission est claire : protéger les enfants marginalisés👦👧 et leurs familles, et leur donner👨‍🏫 des compétences professionnelles menant à un emploi à temps plein👨‍💼 au Cambodge🇰🇭 et en Asie du Sud-Est. Nous avons été impressionnés par le professionnalisme des équipes et par leurs processus structurés, de la prise en charge des familles en détresse👨‍👩‍👧‍👦 jusqu’au placement en emploi à temps plein.

    L’an dernier, avec Friends, c’était : 5 pays d’Asie du Sud-Est / 6 000 enfants soutenus pour aller à l’école📗 / 1 400 jeunes accompagnés vers l’emploi / 7 700 parents soutenus dans la prise en charge de leurs enfants🌠🌠🌠

    Sauver des vies : quand un jeune en détresse est repéré au sein d’une communauté, les équipes « Saving lives » lui apportent un soutien rapide⏭️ et direct (drogues💊, santé⚕️, violences💥…) et évaluent la meilleure façon de l’accompagner.

    Construire l’avenir : une formation professionnelle est ensuite proposée aux jeunes👦 par l’équipe « Building Futures ». 7 filières porteuses💼 ont été identifiées, sur lesquelles ils ont construit des programmes de formation couplés au lancement🚀 de vraies entreprises. Élèves et enseignants travaillent ensemble en classe, puis s’exercent en conditions réelles. À Phnom Penh🇰🇭, Friends a lancé la Futures Factory, où coexistent un restaurant🍴, un salon de coiffure💇, un institut de beauté❇️, un concept store de mode🏪, une activité de soudure🥽, une entreprise d’électricité et un garage🚗. En créant des entreprises sociales dans 5 pays, les jeunes👦👧 sont formés aux bonnes compétences, tout en autofinançant 30 % du budget💰 de l’organisation. C’est impressionnant, non ? Une fois leur diplôme🎓 obtenu, reconnu par l’État, Friends les aide à trouver un emploi grâce à son réseau de partenaires. Nous avons consulté la liste🗒️ des demandes des partenaires de Friends : elle est longue, bravo ! ;-)🌠

  • Moussa forme la prochaine génération d’entrepreneurs pour lutter en faveur de l’insertion sociale

    Moussa forme la prochaine génération d’entrepreneurs pour lutter en faveur de l’insertion sociale

    ✌️Dans les quartiers urbains sensibles💥 de France🇨🇵, le taux de chômage est deux fois📈 supérieur à la moyenne nationale. Pour Moussa, l’insertion économique est la clé de la réussite sociale🚀. En 2015, Moussa a lancé Les Déterminés, une ONG à mission🌠 qui accompagne des entrepreneurs issus de quartiers urbains sensibles💥 et de zones rurales.

    Autodidacte👨‍🏫 et résolument audacieux, Moussa a débuté sa carrière d’entrepreneur dans les télécoms ☎️ à 21 ans. Sans soutien 💁 ni réseau🕸️, il a découvert combien il était difficile⛰️ de créer une entreprise. Dans le même temps, il voyait d’innombrables jeunes talents👦 pleins d’ambition et d’énergie 💪 mais sans les compétences, les connaissances et le réseau pour lancer une entreprise qui marche.

    Pour se battre en faveur d’un avenir plus radieux☀️ dans les quartiers sensibles💥, Moussa voit dans l’entrepreneuriat une arme puissante. Les Déterminés est un programme gratuit 🆓 pour jeunes entrepreneurs, dont la sélection repose à 100 % sur la détermination💪😀. Il propose une formation personnalisée autour de 2 piliers : les connaissances et le réseau.

    En 4 ans, Les Déterminés ont formé 10 promotions d’entrepreneurs dans 5 départements français✌️😀. Après cette étape réussie, Moussa veut désormais déployer le programme à l’échelle nationale. Sais-tu pourquoi aucun des 144 participants n’a abandonné avant la fin ? Parce qu’ils sont Déterminés🌠 !

    🌠🌠🌠À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde.🌠🌠🌠

  • Benoît a créé le braille khmer pour les enfants aveugles du Cambodge

    Benoît a créé le braille khmer pour les enfants aveugles du Cambodge

    👋Sais-tu quelle était l’espérance de vie ⚕️ d’un enfant cambodgien🇰🇭 devenu aveugle dans les années 90 ? 2 ans ! 😢 Benoît est le fondateur👨‍💼 de Krousar Thmey (« Nouvelle famille »), une ONG🚀 de référence basée au Cambodge qui soutient les enfants aveugles et sourds👦👧. Devenir aveugle ou sourd au Cambodge, c’était comme une condamnation à mort ☠️ : il n’existait ni soutien ni infrastructure🏢 pour répondre à ces problèmes🔃. La plupart de ces enfants étaient abandonnés ou cachés dans les maisons🏠.

    Benoît a débuté sa carrière💼 comme contrôleur financier chez Accor Hotel🏢 à Bangkok🇹🇭. Il menait une vie confortable🛋️ et sans tracas😀. Mais tout a changé au début des années 90, quand il a visité un camp de réfugiés cambodgiens🏚️ dans l’est de la Thaïlande. Choqué😲 par les conditions de vie, il a tout quitté pour lancer🌠 Krousar Thmey🌠 et soutenir les réfugiés cambodgiens en Thaïlande.

    Après l’accord de paix🏳️, il s’est installé au Cambodge🇰🇭 pour aider les enfants abandonnés👦, en particulier les enfants aveugles et sourds. L’éducation👩‍🏫 était la priorité absolue. Pour relever ce défi⛰️, ils ont développé une version khmère du braille et commencé à enseigner la langue des signes. Après d’immenses efforts💦, Benoît a ouvert des écoles🔠 dans tout le pays et employé jusqu’à 🚀400 personnes.

    Cette année, 2 700 enfants ont été accompagnés par Krousar Thmey😀😀, dont 300 jeunes aveugles et 750 enfants sourds✌️. Aujourd’hui, ils peuvent être extrêmement fiers : après presque 30 ans de co-développement avec le gouvernement cambodgien, le Premier ministre du Cambodge👨‍💼 a accepté de prendre en charge l’ensemble des écoles et des enseignants, toute la structure étant transférée au ministère de l’Éducation👩‍🏫. C’est une réussite majeure😋 et un bel exemple de vrai développement : un programme national d’éducation lancé et développé par une ONG privée 👍 est transféré à l’État, qui assure désormais la continuité de ces écoles.

    🌠🌠🌠À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde.🌠🌠🌠

  • À 21 ans, Immaculate sait déjà comment offrir un meilleur avenir à ses 6 sœurs

    À 21 ans, Immaculate sait déjà comment offrir un meilleur avenir à ses 6 sœurs

    😉Cette rencontre avec Immaculate était inoubliable🌠. Depuis son minuscule abri de 10 mètres carrés🏚️, elle nous a expliqué son plan pour sortir de la pauvreté🎯. Elle n’avait que 21 ans et avait déjà une idée claire 💡 de la façon de construire un avenir plus radieux☀️ pour ses sœurs 👧, avec un plan réaliste.

    Quand on vient d’un bidonville comme Kibera, au Kenya🇰🇪, on est désavantagé dès le départ. Le chômage 👨‍💼👩‍💼 atteint jusqu’à 80 % ↗️. Les principaux points de blocage que nous avons identifiés : le manque de mentorat👩‍⚖️, le manque de financement💰 et le manque de réseau🕸️. Quand il n’y a aucune réussite🚀 visible dans une communauté, il est presque impossible d’imaginer une vie meilleure et de faire des plans pour y parvenir.

    Cela peut sembler contre-intuitif, mais des adolescents motivés💪👦 n’ont pas besoin de financements ou d’aides massifs💵 pour décrocher un emploi qui changera leur vie. La vraie question est de savoir comment les ONG conçoivent✏️ leurs programmes pour qu’ils soient les plus efficaces possible en temps ⏰ et en argent. Par exemple, Carolina for Kibera intègre beaucoup de mentorat dans ses programmes pour donner confiance🌠 aux jeunes, et ça marche.

    Avec CFK🌠, Immaculate a reçu du mentorat et une formation en design graphique💻, qui lui ont permis de décrocher son premier stage💼. Ce stage s’est transformé en emploi à temps plein😀, qui lui permet aujourd’hui de payer ses cours de comptabilité📊. Une fois son diplôme obtenu👩‍🎓, elle pourra subvenir aux besoins de 6 personnes. Cet impact indirect est considérable quand le soutien initial est bien ajusté. C’est inspirant🌠 de discuter avec de jeunes leaders qui font déjà preuve d’une telle maturité.

    🌠🌠🌠À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde !🌠🌠🌠

  • Cyrielle Hariel, journaliste d’impact et exploratrice du monde : « Changeons les mentalités avec des gens positifs »

    Cyrielle Hariel, journaliste d’impact et exploratrice du monde : « Changeons les mentalités avec des gens positifs »

    👋Tu en as assez des titres déprimants 😒 des médias traditionnels🗞️ ? Si oui, suis🌠 le parcours🤩 de Cyrielle Hariel. Journaliste🎙️ enthousiaste 🔥 et positive🌠, elle parcourt 🧳 le monde 🌍 avec un objectif clair : mettre en lumière l’impact positif🌠🚀 des citoyens👨🧑, des individus et des entrepreneurs. Depuis 2014, elle a parcouru 100 000 km et interviewé🎤 plus de 400 acteurs du changement, du Dalaï-Lama à Muhammad Yunus en passant par Robert Redford et Jane Goodall.

    Sa motivation sans limites ⛰️ est née d’une chanson🎶 : Man in the Mirror de Michael Jackson👨‍🎤. La phrase🌠🌠 « If you wanna make the world a better place, take a look at yourself, and then make a change »🌠🌠 a été le déclic😀. En 2014, elle a décidé de quitter son poste chez C8📺 pour un projet humanitaire 💁 au Bangladesh🇧🇩, où une malformation cardiaque♥️ lui a été détectée. Après une opération en urgence🏥, son envie de créer un impact positif🚀 par son travail s’est confirmée.💪 Son engagement est devenu un mode de vie !

    Aujourd’hui journaliste engagée, Cyrielle parcourt le monde pour faire connaître ces « change-makers »🌈 et nous encourager à nous engager pour des solutions face aux crises humanitaires👫 et écologiques 🌳 que nous traversons. Avec sa crinière de lionne 🦁 et son grand sourire😄, elle ne refuse jamais les défis ambitieux et à fort impact⛰️. Des profondeurs de la jungle amazonienne🧳✈️ aux échanges avec de puissants décideurs à la COP21, elle fonce !

    Son message 📨 de paix☮️, de solidarité ✊ et d’humanité♥️ est clair. Elle veut que chacun comprenne que nous pouvons tous devenir des acteurs du changement 💪😄, car chaque action de notre vie peut faire la différence. Nous avons le pouvoir🚀 de vivre dans une société positive, mais c’est notre responsabilité🌠. #MakeABetterWorld

    🌠🌠🌠À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde !🌠🌠🌠

  • Celestine convainc des mères enceintes d’accoucher dans de bonnes conditions sanitaires

    Celestine convainc des mères enceintes d’accoucher dans de bonnes conditions sanitaires

    👋Comment réagirais-tu, enceinte 🤰, si les hôpitaux ⛑️ te refusaient alors que ton bébé 👶 est sur le point d’arriver ? Cela paraît si loin de ce que nous vivons dans des pays comme la France 🇨🇵, où je vis. Une fois de plus, nous avons tellement de chance🤞. Quand j’étais au Kenya🇰🇪, j’ai été témoin de plusieurs situations où des femmes enceintes avaient été refusées par jusqu’à 4 hôpitaux publics🏥 avant d’atteindre la Tabitha Clinic, une clinique à mission.

    La mortalité maternelle 🤱 et infantile 🧒👧 reste un problème majeur 💥 à Kibera, le plus grand bidonville urbain d’Afrique, situé au sud de Nairobi, au Kenya🇰🇪. Carolina for Kibera, une ONG à fort impact🌠 qui lutte🔥 contre la pauvreté à Kibera, a créé la Tabitha Clinic🏥⚕️. Elle propose des services de santé maternelle et infantile de qualité, abordables 💰 et accessibles. Chaque année, elle accompagne des milliers de mères 🤱 et d’enfants et redonne espoir à une communauté 🤩 qui n’a presque pas accès aux services de santé publics.

    Nous avons eu la chance de rencontrer Celestine et son mari 👫 alors qu’ils se rendaient à une nouvelle échographie à la Tabitha Clinic. Celestine attendait son 4e enfant 👶 et elle était inquiète😟. Quelques semaines plus tôt, elle avait eu des saignements 🆎 et aurait pu perdre son bébé. À la Tabitha Clinic, elle a reçu des soins adaptés💉 de la part de médecins engagés 🚀 à un tarif subventionné 💰 qu’elle pouvait payer.

    Celestine a évoqué trois grandes difficultés⛰️ pour les femmes enceintes de Kibera : les hôpitaux de district sont trop chers💰, il est compliqué de rejoindre l’hôpital en transport public🚊 quand le bébé arrive, et la sécurité 💥 pose problème, surtout tard dans la nuit🌌. C’est pourquoi beaucoup de femmes accouchent encore à la maison, dans des conditions dangereuses⚠️ et d’hygiène extrêmement précaires. Celestine a maintenant décidé de rejoindre l’équipe de Carolina for Kibera🌠 pour partager son expérience et convaincre les femmes enceintes 🤰 de se faire suivre à la Tabitha Clinic.

    🌠🌠🌠À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde !🌠🌠🌠

  • Enkhjin, directrice générale de GerHub : innover pour répondre aux problèmes les plus urgents des quartiers de gers en Mongolie

    Enkhjin, directrice générale de GerHub : innover pour répondre aux problèmes les plus urgents des quartiers de gers en Mongolie

    👋Savais-tu que chaque année, des centaines d’enfants 👶 meurent ☠️ dans les quartiers de gers à cause de la pollution🌫️ et de problèmes d’assainissement 🚽 ? GerHub est une entreprise sociale à but non lucratif qui utilise l’innovation 🚀 pour soutenir les communautés locales des quartiers de gers. Leurs principaux projets portent sur la recherche🔎 et le développement de moyens abordables pour modifier et moderniser le ger mongol 🏠 afin de répondre aux besoins de logement des habitants.

    Près de 40 % de la population d’Oulan-Bator vit dans des quartiers de gers, des zones d’habitat semi-formelles et non planifiées autour de la ville. « Ger » désigne l’habitat nomade mongol rond, semblable à une tente⛺. Ce qui caractérise ces quartiers, c’est qu’aucun foyer n’est raccordé aux infrastructures de base : chauffage central🔥🌡️, eau courante🚿 ou tout-à-l’égout. Imagine ce qui se passe quand les températures descendent sous −40 °C🌡️ et qu’il n’y a pas d’égout public pour les toilettes. Par exemple, l’hiver❄️, quand des centaines de milliers de foyers utilisent leur chauffage au charbon en même temps, l’air devient si pollué qu’on ne voit pas à 15 mètres 🌫️ devant soi.

    GerHub s’attaque à ces problèmes par l’innovation 🚀 et des partenariats avec des universités internationales🌎. Par exemple, ils testent actuellement une nouvelle méthode d’isolation 🧱 facile à installer et abordable💰 pour tous. Ils investissent aussi beaucoup dans la formation des jeunes générations👧🧒, avec des programmes de sensibilisation aux moyens d’améliorer les conditions de vie dans les quartiers de gers.

    Voici une interview d’Enkhjin, directrice générale de GerHub : lien

    🌠🌠🌠À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde !🌠🌠🌠

  • De la mode chez Tom Ford et Yves Saint Laurent à une entreprise sociale qui soutient 100 femmes en Turquie

    De la mode chez Tom Ford et Yves Saint Laurent à une entreprise sociale qui soutient 100 femmes en Turquie

    👋T’es-tu déjà retrouvé dans une situation où tu ne pouvais pas rester les bras croisés ?🤷 Il y a 15 ans, Izabela Szeliga a débuté une carrière prometteuse 🚀 chez Yves Saint Laurent👚, au contact de créateurs de mode de renommée mondiale🌠 comme Tom Ford et Yves Saint Laurent lui-même. Mais après être tombée amoureuse♥️ d’un Turc🇹🇷, elle a décidé de tout quitter pour commencer une nouvelle vie 👍 à Istanbul.

    Après son mariage👰, elle a vécu une grossesse à haut risque🚨. Sans savoir si le bébé survivrait😟, elle devait rester allongée🛌 le plus possible. Pour passer le temps, elle a renoué avec une ancienne passion : fabriquer des peluches🧸. Le bébé👶 est finalement né en parfaite santé ⚕️ et Izabela a décidé de créer une petite entreprise en lançant une marque de jouets vendus en direct aux consommateurs.

    Pour recruter ses premières employées👩‍💼, elle a publié une courte annonce📢 destinée aux mères🤱 qui cherchent à travailler depuis chez elles. Le résultat a été stupéfiant🌠🌠… Elle a reçu plus de 3 000 candidatures par e-mail 📧 et par téléphone☎️. Izabela a découvert que des milliers de femmes cherchaient désespérément🙏 un revenu complémentaire💰 pour joindre les deux bouts. La mission🚀 d’Izabela est passée d’une entreprise à but lucratif à une entreprise sociale, offrant des emplois durables et équitablement rémunérés aux mères au foyer 🏘️.

    C’est ainsi que BebeMoss est née, comme marque de jouets responsable✔️. Chaque jouet procure un revenu équitable à une femme dans le besoin. Aujourd’hui, Izabela emploie plus de 100 mères🌠 à Istanbul, en Turquie🇹🇷, dont 28 réfugiées de Syrie 🇸🇾 qui travaillent dur pour subvenir aux besoins de leur famille👏 tout en reconstruisant leur vie dans un nouveau pays. http://www.bebemoss.com

    🌠🌠🌠À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde !🌠🌠🌠

  • Mesut bouscule le système des bourses d’études avec une plateforme technologique de pointe en Turquie

    Mesut bouscule le système des bourses d’études avec une plateforme technologique de pointe en Turquie

    👋Savais-tu qu’en Turquie🇹🇷, 40 % des jeunes diplômés👨‍🎓👩‍🎓 sont au chômage ? Beaucoup d’étudiants prometteurs travaillent dur⚒️ pour s’assurer un emploi 👨‍💼👩‍💼 après leurs études. Mais être admis dans une grande université turque🇹🇷 ou internationale🌍 ne suffit pas. Il faut payer💰 les frais de scolarité, et beaucoup n’en ont pas les moyens😟. Chaque année, des centaines de milliers d’étudiants turcs demandent une bourse.

    Il y a quelques années, Mesut était un brillant🌠🌠 étudiant de l’université de Galatasaray. Son rêve🚀 : devenir ingénieur en informatique💻, mais il avait besoin d’une bourse💰. Après de nombreuses candidatures longues et peu efficaces, il en a finalement obtenu une et a pu suivre de grandes💪 universités comme Galatasaray, la Sorbonne et l’université du Bosphore (Boğaziçi)😀. Pendant ce parcours, il a remarqué que chaque fondation ou institution avait son propre processus interne, complexe et fastidieux.

    Après son diplôme🎓, Mesut a décidé de digitaliser le système de bourses en lançant une plateforme technologique, E-Bursum, qui met simplement en relation des donateurs internationaux🌍 avec les étudiants turcs🌠 les plus prometteurs. Pour rendre le processus plus efficace et plus fiable, il y a intégré de l’intelligence artificielle et du machine learning. Par exemple, la plateforme peut effectuer des vérifications complètes via les bases de données publiques et calculer précisément le montant dont un boursier a réellement besoin…

    ➡️Et ça marche ! 🌠 Plus de 300 000 étudiants sont actuellement inscrits sur E-Bursum. Depuis 2015, E-Bursum a distribué plus de🌠 5 M$ à des milliers d’étudiants turcs. Mesut et son équipe visent maintenant🌠 10 M$ d’ici la fin de l’année.

    🌠🌠🌠À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde

  • Pour lutter contre la pollution et les problèmes d’assainissement, Odgerel construit des infrastructures communautaires durables

    Pour lutter contre la pollution et les problèmes d’assainissement, Odgerel construit des infrastructures communautaires durables

    🙌Pourquoi des centaines d’enfants 👦👧 meurent 😥 chaque année dans les quartiers de gers autour d’Oulan-Bator, en Mongolie🇲🇳 ?

    Il y a deux problèmes majeurs💥 : une forte pollution 🏭 et des problèmes d’assainissement ⚕️ dus à l’absence d’infrastructures publiques🏨. 60 % de la population d’Oulan-Bator👨 vit dans des quartiers de gers, des zones d’habitat désorganisées🏘️ construites avec très peu d’équipements urbains (accès limité à l’électricité, pas d’égouts…). Les habitants doivent encore se chauffer au charbon⛰️, creuser des toilettes🚽 sur leur petite parcelle… Peux-tu imaginer ce qui se passe l’hiver, quand des centaines de milliers de personnes allument leur chauffage au charbon en même temps ? 💨💨💨 On ne voit même pas à 15 mètres devant soi👓 à cause de l’épaisse fumée, très dangereuse☢️ pour les jeunes enfants👶.

    Pour combattre⚔️ ces deux défis, Odgerel, qui dirige actuellement une entreprise rentable👔 de vente et d’installation de portails électriques, a décidé de lancer une ONG🌠🌠 appelée EcoTown, qui vise à construire👷 des infrastructures communautaires durables. Compte tenu de l’accès limité aux financements💰 en Mongolie🇲🇳, Odgerel a fait un choix : il utilise les bénéfices💵 de son entreprise pour financer entièrement EcoTown😃.

    Pour répondre au problème du chauffage au charbon, Odgerel développe🔎 de nouveaux matériaux d’isolation en partenariat avec des universités🎓 internationales🌍 afin de réduire la consommation de charbon. En moyenne, chaque famille👨‍👨‍👦‍👦 consomme environ 3 tonnes de charbon par hiver❄️. Face au manque d’infrastructures urbaines, Odgerel crée des modèles communautaires durables pour les quartiers de gers. Par exemple, avec son équipe, il venait de terminer un bâtiment communautaire où les habitants pouvaient se retrouver, organiser des ateliers et cultiver des fruits 🍎 et légumes.

    🌠🌠🌠À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde !🌠🌠🌠

  • Belinda : du bidonville à une carrière de footballeuse professionnelle

    Belinda : du bidonville à une carrière de footballeuse professionnelle

    👋Aujourd’hui footballeuse⚽ professionnelle🏟️, Belinda n’a pas oublié🔙 d’où elle vient. Chaque jour, elle retourne s’entraîner🏃‍♀️ avec son ancienne équipe🏁.

    Installée à Kibera🇰🇪, le plus grand bidonville urbain d’Afrique, elle veut donner confiance et enseigner aux plus jeunes👦👧. Belinda a 19 ans et est la troisième de quatre enfants👨‍👨‍👧‍👦. Plus jeune, elle ne voulait pas perdre🙇 son temps à ne rien faire. C’est pour cela qu’elle s’est mise au football🏟️.

    Quand elle a entendu parler de l’équipe Queens de Carolina for Kibera, elle l’a rejointe ! CFK est une ONG locale🌠 qui utilise le sport🌠 comme un outil puissant💪 pour renforcer la résilience de la communauté et prévenir la violence💥. Elle développe des compétences sociales et installe des normes sociales positives🌞 qui protègent les adolescents des mauvaises influences.

    Du lundi au vendredi📅, elles s’entraînent. Le dimanche, les filles assistent à des échanges sur leurs relations avec la communauté👩‍🏫. Par exemple, on leur apprend quoi faire en cas de viol💥.

    L’an dernier, CFK a participé à un tournoi🏟️ où Belinda a été repérée comme un grand talent🌠🤩. Après un processus de sélection rigoureux, on lui a proposé un contrat professionnel🚀 et une place de joueuse à temps plein dans l’équipe de Mathare United.

    Chaque jour, Belinda retourne s’entraîner avec ses anciennes coéquipières pour partager ses compétences et montrer qu’il est possible de réussir ! À seulement 19 ans, elle a déjà fait de la transmission une priorité !

    🌠🌠🌠« À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde »🌠🌠🌠

  • Ils enseignent, donnent confiance, consolent, encouragent : les enseignants sont de vrais héros

    Ils enseignent, donnent confiance, consolent, encouragent : les enseignants sont de vrais héros

    Les enseignants👨‍🏫 sont une pierre angulaire de notre société. Nous nous souvenons tous d’un excellent professeur qui nous a encouragés dans les moments difficiles⛰️, qui nous a dit que nous pouvions y arriver, ou qui nous a punis😢 pour une raison que nous n’avons comprise que des années plus tard. Ce sont de vrais😎💪 héros !

    Je n’oublierai jamais ma discussion avec le directeur de l’école de Lindi, située dans un bidonville très pauvre. Étonnamment, cette école était un havre de joie🌞 et de bonne humeur🌈. Après un accueil chaleureux par 50 enfants jeunes et pleins de vie👦👧 aux portes de l’école👋, j’ai eu la chance de m’asseoir quelques minutes avec le directeur. Il m’a confié des chiffres effrayants🔢 : sur 200 enfants, seuls 2 avaient réussi leurs examens de fin d’année, et aucun ne pouvait payer les frais du lycée. Ils n’avaient qu’un livre📚 pour 10 enfants. Il avait du mal à payer💰 les salaires des autres enseignants.

    Pourtant, sa mission🚀 est restée intacte depuis 20 ans : faire de son mieux💪 pour donner à ses élèves autant d’éducation👩‍🏫 que possible. S’il ne le fait pas, personne ne le fera. J’ai été vraiment impressionné😀🌠 par cet homme, qui se bat💥 depuis plus de 20 ans et n’a jamais abandonné !

    🌠🌠🌠« À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde »🌠🌠🌠

  • Entrepreneuse et immigrée, Asmaa fait de la cuisine une arme puissante contre les préjugés

    Entrepreneuse et immigrée, Asmaa fait de la cuisine une arme puissante contre les préjugés

    👋Peux-tu imaginer la cuisine 👨‍🍳 comme une arme puissante🚀 contre les préjugés culturels 📚 ? C’est l’arme secrète d’Asmaa ! Née au Maroc🇲🇦, elle a étudié la comptabilité avant d’immigrer en France🇫🇷. Sans les bons diplômes ni les codes culturels, son intégration a été un défi ⛰️, mais elle n’a pas abandonné. Après plusieurs emplois en comptabilité et en télémarketing, elle a décidé de repartir de zéro avec une mission🌠 qui a du sens🌠.

    Excellente cuisinière, Asmaa a remarqué que la cuisine était un moyen puissant de partager sa culture marocaine et de combattre les préjugés💪. C’est pourquoi elle est devenue entrepreneuse 🚀 et a créé un service traiteur appelé « La Table d’Asmaa ». Te souviens-tu du slogan « Impossible is nothing »📣 ? Il résume l’état d’esprit d’Asmaa. Quand le musée du quai Branly lui a demandé de préparer la réception de 500 invités, l’un de ses tout premiers événements, elle a relevé le défi. Elle a travaillé dur 💪 et assuré une prestation remarquable 👍🏆 sans disposer au départ des moyens nécessaires. Aujourd’hui, en partenariat avec une startup à impact, Meet My Mama, Asmaa propose des prestations traiteur inspirées de sa culture marocaine à des clients prestigieux comme Publicis, Vinci, Total et BNP.

    Les employés de « La Table d’Asmaa » ne sont pas des employés ordinaires. Asmaa travaille en étroite collaboration avec des jeunes qui ont besoin d’une seconde chance : elle ne leur apprend pas seulement la cuisine👨‍🍳, elle fait aussi de son mieux💼 pour leur redonner confiance en eux et leur donner les moyens de construire un meilleur avenir ! 😉 http://latabledasmaa.com/

    👉 « À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde »🌠🌠🌠

  • Immigré bulgare et entrepreneur, Plamen veut changer le regard porté sur son pays

    Immigré bulgare et entrepreneur, Plamen veut changer le regard porté sur son pays

    👉Plamen est un immigré bulgare et entrepreneur 👔 qui est retourné en Bulgarie🇧🇬 avec un projet audacieux, porteur de sens🚀. Né👶 et élevé en Bulgarie, il a émigré en Espagne 🇪🇸 à 16 ans pour des raisons familiales. Après sa licence, il a passé quelques années à grimper les échelons en entreprise, où il a découvert qu’il s’éloignait de ses valeurs et de la recherche de sens dans son travail.

    Après un événement négatif dans l’entreprise, il a décidé de repartir de zéro avec un voyage d’un an en Australie🇦🇺. Ce fut un voyage ✈️ de découverte de soi, pour comprendre ce qu’il voulait accomplir dans la vie. C’est l’une des périodes les plus dures qu’il ait vécues, où il s’est senti plus seul que jamais. Mais cela lui a fait changer d’état d’esprit : la peur de l’échec a laissé place à 🌠l’envie de contribuer🌠.

    Il a aussi réalisé que la Bulgarie a une nature magnifique⛰️, une culture 📚 et une histoire riches, une excellente cuisine🍎, des traditions préservées depuis longtemps 🤼 et des habitants formidables et accueillants 💁. Très peu de personnes rencontrées à l’étranger en avaient conscience, et il voulait contribuer à changer le regard porté sur son pays.

    👉 C’est devenu sa🌠 mission 🌠 et c’est ainsi qu’est née Insaiders : une place de marché de voyages en ligne qui met en relation des voyageurs en quête d’expériences authentiques en Bulgarie avec des locaux passionnés et experts. https://www.insaiders.com/

  • Sofiane utilise l’improvisation théâtrale à l’Olympia pour donner confiance à des jeunes défavorisés

    Sofiane utilise l’improvisation théâtrale à l’Olympia pour donner confiance à des jeunes défavorisés

    👋As-tu déjà été sur la scène de l’Olympia🎫 ? Sofiane a fait mieux. L’an dernier, il a emmené toute une équipe de jeunes artistes💃 de Sport dans la Ville improviser sur la scène de l’Olympia devant 2 000 spectateurs. 😎✌️

    Nous avons rencontré Sofiane en marge d’un entraînement de football⚽ de Sport dans la Ville, 🌠une ONG à fort impact🌠 qui œuvre pour l’insertion sociale et professionnelle par le sport. Après un parcours scolaire à Trappes et un diplôme en comptabilité, il a découvert la difficulté de démarrer une carrière sans réseau 📡 ni mentors👦. Après plusieurs emplois dans la restauration, la banque et l’assurance, il a décidé de repartir de zéro avec une mission porteuse de sens 🚀 dans le secteur social. Il y a 3 ans, il a rejoint Sport dans la Ville comme responsable insertion. Sofiane assure aujourd’hui un accompagnement personnalisé à 90 adolescents défavorisés des quartiers de Saint-Denis.😀 ✌️

    👉L’un des facteurs clés de la réussite de Sofiane est sa passion♥️ pour l’improvisation théâtrale, qui lui a permis de s’adapter à toutes les situations. Aujourd’hui, il déploie d’énormes efforts💪 pour permettre aux jeunes de devenir des caméléons capables de s’adapter, de s’exprimer et de se comporter différemment selon leur environnement.

    🌠🌠🌠 « À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde »🌠🌠🌠

  • Faith, 17 ans, mère, étudiante et jeune leader dans le plus grand bidonville urbain d’Afrique

    Faith, 17 ans, mère, étudiante et jeune leader dans le plus grand bidonville urbain d’Afrique

    👋Comment réagirais-tu si une jeune fille👧 de 17 ans, pleine de joie, te racontait qu’il y a quelques années, elle voulait se donner la mort☠️ à cause de sa grossesse👶 ? C’était un jeudi, à 5 h 30 du matin. Après 20 minutes de marche entre des baraques en tôle, Faith nous a accueillis🙂 dans sa minuscule maison familiale de 12 m²🏠. Tout en lavant les vêtements de sa fille, Faith a raconté la découverte de sa grossesse au bout de 7 mois, le refus du père de reconnaître ses jumeaux, le rejet de ses amis, la mort de l’un des jumeaux et son envie de mettre fin à ses jours…

    Mais c’était avant ! 😀🌠 Puis elle a rencontré une ONG à fort impact, Carolina for Kibera, qui lui a donné confiance, lui a redonné de l’assurance et l’a aidée à retourner à l’école.🚀 Sa leçon la plus importante 👩‍🏫 : savoir dire NON ! Elle est devenue une 🌠jeune femme inspirante🌠 qui se bat pour sa fille. Elle m’a dit : « Je travaille dur parce que je ne veux pas que ma fille souffre. » Elle est aussi devenue déléguée de classe. Ce qui m’a vraiment marqué, c’est quand elle m’a pris à part avant mon départ. Elle m’a demandé de l’aide pour un problème récurrent : des serviettes hygiéniques pour ses camarades de classe. Sa seule demande n’était même pas pour elle, mais pour ses camarades… 17 ans et déjà une leader inspirante ! 💪😀

    👉« À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde ! »🌠

  • Sarah et son équipe à impact soutiennent 77 000 personnes défavorisées en Bulgarie

    Sarah et son équipe à impact soutiennent 77 000 personnes défavorisées en Bulgarie

    Il y a quelques années, Sarah n’aurait jamais imaginé lancer le Trust for Social Achievement, une organisation de référence en Bulgarie, avec une vision ambitieuse : aider les plus défavorisés de Bulgarie à réussir sur le plan éducatif et économique. Après dix ans dans de grandes institutions américaines, elle a eu l’occasion de mener des recherches sur l’inclusion sociale en Bulgarie. Sa mission de vie est devenue évidente ! En 2012, elle a fondé le Trust for Social Achievement. Avec son équipe de 30 salariés engagés, elle développe des approches innovantes, fondées sur les données, qui renforcent l’autonomie et améliorent les perspectives de vie des Bulgares pauvres, en particulier des Roms. Voici l’un de leurs succès les plus marquants. Ils ont constaté qu’en l’absence de politique nationale sur la maternelle, seuls 45 % des enfants roms de 3 à 6 ans fréquentaient la maternelle, alors qu’une éducation précoce de qualité améliore les résultats scolaires ultérieurs. Main dans la main avec l’équipe d’experts de la Banque mondiale, ils ont mené la première évaluation d’impact par essai contrôlé randomisé dans 240 localités, avec l’aide de 23 ONG. Les résultats ont été stupéfiants ! Grâce à un changement de loi, des aides sociales ont fait passer le taux d’inscription des enfants roms en maternelle à 68 %, et il devrait atteindre 85 % une fois les frais de maternelle totalement supprimés. Un bel exemple de la façon dont les approches fondées sur les données peuvent provoquer un changement massif à l’échelle d’un pays ! https://socialachievement.org/en

    👉Le Trust for Social Achievement, c’est : 4 domaines d’action / 257 projets financés / 77 000 bénéficiaires / plus de 12 M$ levés ces 6 dernières années

    🌠🌠🌠« À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde »🌠🌠🌠

  • Aleksandar a cofondé le plus grand média bulgare d’informations positives et inspirantes

    Aleksandar a cofondé le plus grand média bulgare d’informations positives et inspirantes

    👉Qui en a assez de lire chaque matin🥐 des nouvelles🗞️ de violence💥, de sexe 🔞 et de drogue 💊 dans le monde entier🌍 ?

    Moi, personnellement, oui !😐

    Surtout quand je sais que tant de leaders inspirants, connus ou inconnus, se battent⚔️ pour rendre le monde🌐 meilleur. En Bulgarie 🇧🇬, j’ai passé une soirée🍺 avec Aleksandar, le 🚀cofondateur d’Uspelite🚀, le plus grand média🗞️ de Bulgarie consacré aux informations positives😎 et inspirantes✌️. Il essaie d’inverser la tendance, et ça marche💪 ! 👉Leur mission : partager les histoires inspirantes de 🌠personnes qui réussissent🌠 en Bulgarie 🇧🇬 et diffuser de bonnes nouvelles chaque jour. Tout en informant📬 leur audience grandissante👂, ils plaident📢 aussi auprès des chaînes nationales 📻 et les challengent pour qu’elles intègrent plus d’informations positives dans leurs programmes. Lancer un média indépendant est non seulement ambitieux 💪 mais aussi difficile. Quand on n’est pas un média de premier plan, on n’attire pas de grosses campagnes publicitaires. C’est alors qu’une idée brillante😀 est venue : Aleksandar et son équipe ont créé 🚀Nosia, une marque de mode👚 vendue en direct aux consommateurs et inspirée du folklore bulgare, pour financer💰 leurs activités médiatiques. Malin, non ? 😎✌️ De plus, pour repérer chaque jour les derniers scoops à travers le pays, ils ont bâti⛏️ un réseau efficace de pigistes et de partenaires qui partagent les mêmes valeurs🔜.

    👉Des personnes engagées, il y en a partout, même dans les médias ! http://uspelite.bg/ 💪😀

    🌠🌠🌠« À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde »🌠🌠🌠

  • Fany, une mère courageuse qui veut une vie meilleure pour sa fille

    Fany, une mère courageuse qui veut une vie meilleure pour sa fille

    👋 Salut à tous,

    J’ai eu la chance🤩 de passer une semaine à Cuzco 🌎. Chaque matin, j’allais prendre mon petit-déjeuner 🍊 au Mercado San Pedro 🛒. Imagine des centaines de petites boutiques qui vendent des produits similaires, dans une ambiance à la fois conviviale 🤗 et ultra-compétitive 🏁. C’est ainsi que j’ai rencontré Fany, dans sa petite boutique de jus de fruits 🍌🍍🍎. Elle ne me poussait pas à acheter, juste un sourire magnifique et authentique 😄. Le matin, je venais chercher mon jus de fruits et nous échangions sur nos cultures respectives 📚. Vendre des fruits au marché n’est clairement pas très bien payé 💰, mais c’était le métier de Fany. Sans se plaindre, elle m’a expliqué qu’elle faisait tout cela pour sa fille 👩. Elle se battait ⚔️ pour elle en se levant très tôt le matin et en essayant de proposer à ses clients 👥 le meilleur jus 🍹 possible. Elle voulait que sa fille puisse accéder à l’éducation 🎓 et avoir une vie meilleure👍. Mère célibataire, elle gérait tout, des factures🖊️ aux soins de sa fille. J’ai été émerveillé par son engagement 🤩 et cette vraie preuve d’amour ! ♥️ Partout dans le monde, il y a tant de héros inconnus qui se battent chaque jour pour améliorer la vie des autres !

    👉🌠Je suis convaincu que l’impact massif viendra d’actions collectives de chacun d’entre nous.🌠🌠🌠 À notre échelle, chacun peut aspirer à changer le monde !🌠🌠🌠

    À très vite !

    👋

  • Bob, PDG de la plus grande entreprise d’Afrique de l’Est, se bat pour la transparence

    Bob, PDG de la plus grande entreprise d’Afrique de l’Est, se bat pour la transparence

    Salut à tous,👋

    Connais-tu Bob ? 👋 Bob est le PDG👨‍⚖️ de Safaricom🛰️, la plus grande entreprise🏨 d’Afrique de l’Est. J’ai rencontré Bob à Nairobi🇰🇪 pour parler de sens💫, de transparence et de corruption. Il est non seulement l’un des dirigeants les plus brillants🚀 du Kenya, mais aussi un capitaliste activiste inspirant. Pour lui, la corruption est aujourd’hui omniprésente💥 et, dans le monde de l’entreprise, elle donne un mauvais exemple. Certains dirigeants😠 n’ont pas la bonne boussole, et la réussite se mesure trop souvent au nombre de fermes🏡 et de voitures🚗 que l’on possède… À bien des égards, de mauvais exemples ont été donnés aux jeunes générations. L’une de ses premières actions💡 en tant que PDG a été d’apporter plus de transparence en rendant public son patrimoine net et ses revenus💰. La première année, personne ne l’a suivi, sauf un ami proche👬. Parfois, faire ce qui est juste demande beaucoup de 💫courage moral💫, même s’il y a un coût personnel. Mais ces gestes créent du changement, et le changement fait avancer. Il y a quelques années, il n’existait au Kenya aucune loi contre la corruption dans le secteur privé. Après un combat acharné💥 pour un changement réglementaire⚖️, Bob a proposé une loi📝 qui a depuis été adoptée. Il a déclaré : « En tant que PDG de l’entreprise la plus riche du pays, si nous voulions jouer à ce stupide jeu de la corruption🎲, nous aurions les moyens de verser plus de pots-de-vin que n’importe qui. Mais à la minute🕐 où nous entrons dans ce jeu, toutes les petites entreprises de ce pays auront un avenir sombre. Je dois tenir bon ! J’ai une tolérance zéro pour la corruption. »

    👉Modèle pour la nouvelle génération, Bob défend les 3 P : 🌠PURPOSE (la raison d’être), 🌠PEOPLE (les personnes) et 🌠PROFIT. « La première chose à faire est de trouver ta raison d’être, puis de trouver les bonnes personnes autour de toi, et enfin de te concentrer sur le profit, sinon tu ne pourras pas te permettre tout cela. » Connais-tu des personnes comme Bob ?

    Safaricom a été classée meilleur employeur d’Afrique par Forbes.

    👋

  • Peggye, née dans un petit village de Madagascar, est devenue un modèle pour sa communauté

    Peggye, née dans un petit village de Madagascar, est devenue un modèle pour sa communauté

    👋👋Salut à tous, 👋👋

    As-tu déjà rencontré Peggye ? C’est une femme engagée, brillante🌠 et humble👩 qui vit à Paris🇫🇷. Une histoire impressionnante📝 ! Peggye est née dans un petit village🏠 de 34 000 habitants dans le nord de Madagascar🇲🇬, où 72 % de la population vit avec moins de 1 $ par jour💰. À l’époque coloniale, son grand-père👴, agriculteur👨‍🌾, avait remarqué que le point commun des personnes aisées était l’éducation👨‍🏫. Avec sa femme, ils se sont serré la ceinture toute leur vie pour envoyer leurs 8 enfants à l’université🎓. Contrairement à la plupart des autres enfants👨‍👦‍👦 de son village, la famille de Peggye l’a toujours soutenue moralement et financièrement💰 pour réussir à l’école, même si ce n’était pas toujours facile. Pourtant, après sa première année de droit📔, presque toutes les universités ont fermé à cause d’une tentative de coup d’État pour renverser le gouvernement en place. Elle aurait pu abandonner, mais elle ne l’a pas fait. À 19 ans, elle a décidé de candidater à l’étranger, à des milliers de kilomètres🌍 de sa famille👨‍👨‍👧‍👦. Parmi des dizaines de milliers de candidats, elle a obtenu la bourse Boutmy pour rejoindre la prestigieuse école de Sciences Po à Paris🇫🇷. Son diplôme en poche, elle aurait pu postuler dans les meilleurs cabinets d’avocats, avec des salaires élevés💰, mais ce n’était pas sa mission. Elle a décidé de rejoindre une startup à mission🚀, EPIC Foundation, qui lutte contre les inégalités sociales dans le monde. En parallèle, elle est aussi très active dans la communauté d’Antalaha, avec l’ouverture d’une école pour personnes en situation de handicap♿ avec sa famille.

    Sa mission : donner sa chance à chaque enfant défavorisé👦 et le convaincre qu’il peut lui aussi réaliser ses rêves🚀🚀 ! Elle a bien plus qu’une mission. 👉👉🌠 Aujourd’hui, elle est un modèle pour toute la communauté d’Antalaha !🌠🌠

    As-tu rencontré autour de toi des personnes extraordinaires comme Peggye ?

    À bientôt !👋

  • Peter veut reconstruire le bidonville de Kibera avec des logements décents

    Peter veut reconstruire le bidonville de Kibera avec des logements décents

    👋Salut à tous👋,

    Connais-tu Peter ? Peter est un jeune leader kényan 🇰🇪 avec un GRAND rêve. Il est né en plein cœur de Kibera, l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique, situé au sud de Nairobi. Vivre à Kibera a été le plus grand défi💥 de sa vie. Il raconte : « Tu n’as pas de rêves, tu penses que tu ne réussiras pas dans la vie et tu te sens inférieur. » Cela l’a beaucoup marqué quand il était jeune 🧒. Un jour, il a eu la chance de rencontrer une organisation à but non lucratif à fort impact 🚀, Carolina for Kibera. Cela a changé son état d’esprit 😀 et CFK lui a fait croire en lui 💪. Pendant les vacances scolaires, il a rejoint des programmes de mentorat 👨‍🏫 et de leadership 🌠 où il a pu apprendre et se motiver. Après avoir reçu un parrainage 💰 pour entrer au lycée, il a été admis à l’université de Nairobi 🎓 en génie civil 🛠️. Quand nous nous sommes rencontrés, il effectuait son stage de 4e année sur la construction 👷 d’un tout nouveau pont 🌉 à Kibera. Quand je lui ai demandé quel était le rêve de sa vie 🚀, sa réponse a été claire et directe : il veut reconstruire l’infrastructure du bidonville avec des logements décents 🏠 et être un modèle pour les jeunes de Kibera. Il veut qu’ils croient qu’ils peuvent réussir, quel que soit leur milieu d’origine.

    👉Il dit : 🌠🌠🌠« Je crois sincèrement que lorsque les jeunes réussissent, toute la communauté a réussi. »🌠🌠🌠 Je me demande : 👉quel sera l’impact d’un jeune leader inspirant comme Peter sur l’ensemble de la communauté ?

    👉Interview en vidéo :

  • Omar : père, électricien, ancien militaire et réfugié

    Omar : père, électricien, ancien militaire et réfugié

    Salut à tous,

    Jeudi dernier, j’ai fini tard et je cherchais des sushis 🍣 sur le chemin du retour. Près de la boutique 🏬, j’ai rencontré Omar. Il ne demandait pas d’argent 💰, juste quelque chose pour dîner 🍴. Je lui ai proposé de commander avec moi et nous avons finalement passé toute la soirée 🌠 ensemble. Originaire du Mali 🇲🇱, Omar a deux enfants 👨‍👨‍👦‍👦 qui vivent toujours en Afrique. Avant la révolution libyenne 🔫, il menait une vie paisible ☮️ avec sa famille et travaillait comme électricien. Quand la guerre du Mali 💥 a éclaté en 2012, il s’est engagé dans l’armée gouvernementale et s’est battu quelques années pour son pays. Mais après le putsch, le président a dû s’exiler et la situation d’Omar s’est dégradée. Sa famille 👨‍👨‍👦‍👦 était en danger. À tout moment, la nuit 🌙, des groupes armés pouvaient venir chez lui et le tuer avec sa famille. Il a dû fuir son pays sans ses enfants et essayer de trouver un endroit meilleur où vivre. De la Turquie 🇹🇷 à la Grèce 🇬🇷 sur une petite pirogue ⛵, en passant par ses multiples tentatives pour franchir la frontière européenne 🛃, il lui a fallu deux ans. L’une des périodes les plus difficiles de sa vie, dit-il. Après un mois et demi en France, il n’a pas de papiers 📝, il doit dormir de temps en temps dans la rue 💤, il n’a pas vu sa famille depuis deux ans et il n’a pas assez d’argent 💰 pour retourner au Mali. 👉 Je suis resté sans voix : il n’a presque rien et il ne s’est pas plaint une seule fois pendant notre dîner.

    🌠🌠🌠Une fois de plus, des personnes comme Omar nous rappellent la chance incroyable que nous avons de vivre dans un grand pays comme la France.🌠🌠

    Je me suis demandé : à sa place, que ferais-je ? Fuirais-je mon pays pour trouver une vie meilleure pour ma famille ? Je suis convaincu que discuter avec des réfugiés pourrait dissiper bien des clichés que nous pouvons avoir à leur sujet.

    👉Qu’en penses-tu ? 👋

  • Paul Duan, génie de la data science, se bat contre le chômage

    Paul Duan, génie de la data science, se bat contre le chômage

    Salut à tous👋,

    J’ai eu la chance de rencontrer Paul Duan👨, le fondateur inspirant de Bayes Impact, l’ONG soutenue par Y Combinator qui construit des services publics portés par les citoyens pour créer un avenir plus juste et plus inclusif pour nos sociétés. Grâce à la data science 💻, ils ont obtenu des impacts remarquables : 800 services de police 👮 utilisent leur outil pour réduire la violence 💥 aux États-Unis 🇺🇲, 150 000 personnes aidées à retrouver un emploi ⚒️ en France 🇫🇷, −30 % de fraude au microcrédit 💰 pour des entrepreneurs ghanéens 🇬🇭… De la ville de Trappes, en France, où il est né, jusqu’à l’université de Berkeley 🎓 en Californie, il a commencé sa carrière dans la célèbre startup 🚀 Eventbrite comme data scientist. Dans la Silicon Valley, il a découvert que la plupart des data scientists les plus brillants du monde développaient des algorithmes pour des privilégiés. Mais qu’en est-il de la technologie 👨‍💻 au service de la société, pour un avenir plus juste et plus inclusif ? Paul a eu le courage de quitter son emploi il y a 5 ans pour créer une startup à but non lucratif 🚀. Paul dirige aujourd’hui une équipe engagée 💪 de 8 personnes entièrement dédiées à la construction de services publics portés par les citoyens.

    Leur devise : 🌠🌠👉« Empowering people at scale » (donner du pouvoir d’agir à grande échelle) ! 🌠🌠🤩

    Un avis ?

  • « Bonjour », si simple mais si important !

    « Bonjour », si simple mais si important !

    Salut tout le monde,

    Connais-tu la Nuit de la solidarité ? C’est un recensement 📝 lancé par Anne Hidalgo pour compter et mieux connaître les personnes sans abri à Paris 🇫🇷 afin d’améliorer les services sociaux. Jeudi dernier, c’était la 2e édition. Clément, l’un de mes collègues, a proposé à notre équipe de participer comme bénévoles. Notre mission : compter et interroger les personnes sans abri vivant dans un secteur délimité du 8e arrondissement de Paris. C’est là que j’ai rencontré Amady, notre chef d’équipe pour la nuit🌠🌃. Amady dirige un centre social 🏬 pour personnes sans abri de 152 places exclusivement dédiées aux femmes 👩. Pendant trois heures 🕖, nous lui avons posé beaucoup de ❓questions❓ sur l’organisation du centre, les principaux défis, l’impact de l’immigration… Nous en sommes finalement arrivés à cette question : 👉 quelle est la meilleure façon d’aider les personnes sans abri ? Sa réponse m’a surpris ! Elle était claire et directe : ce n’est pas une question d’argent, de nourriture, de vêtements… C’est une question de considération et de contact social. Cela commence par un simple et sincère « Bonjour ». 😄👉 Bonjour, tout le monde peut le dire et tout le monde peut le faire.

    Imagine si nous le faisions tous ! 🤩🤩💪 Qu’en penses-tu ?

    À bientôt ! 👋🙋

  • Andi développe des cours de code 3.0 pour former les gens à la nouvelle économie

    Andi développe des cours de code 3.0 pour former les gens à la nouvelle économie

    Salut à tous,

    La plupart des développeurs et des professionnels de la tech en Roumanie vivent à Cluj-Napoca, surnommée la Silicon Valley roumaine. Désireux de mieux comprendre l’écosystème, j’ai rencontré Andi, un jeune développeur full stack ambitieux 💻. Quelques mois plus tôt, il avait quitté son emploi bien payé pour rejoindre Carmel comme cofondateur 🚀. Carmel n’est pas une startup quelconque qui cherche une sortie rapide pour encaisser 💰. À la croisée de l’Edtech 👩‍🏫 et de la blockchain 🖥️, ils veulent proposer des sessions de code 3.0 de premier ordre aux personnes qui souhaitent se former pour la nouvelle économie ! Une étude récente du Figaro 📰 prévoit que 85 % des emplois actuels disparaîtront d’ici 30 ans, et cela a déjà commencé. Leurs clients cibles sont des personnes de 50 ans qui veulent apprendre à coder parce qu’elles savent que leur métier va disparaître. Après une ICO réussie de 200 000 $, entièrement investis dans le développement du produit, le marché des cryptomonnaies s’est effondré et ils ont dû chercher d’autres financements. Quand j’ai rencontré Andi, il travaillait dur ⚒️💪 et venait de dépenser ses derniers 500 € de réserve personnelle. Abandonner, jamais ! 😎💪 Pourquoi ? Il est passionné 🤩 et il a une vraie mission 🚀 avec Carmel !

    LA PASSION ET UNE VRAIE MISSION SONT LES MEILLEURS MOTEURS DE MOTIVATION 👍

  • Le monde va mieux, mais la plupart des gens l’ignorent !

    Le monde va mieux, mais la plupart des gens l’ignorent !

    Salut à tous,

    Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de me trouver à 100 m sous le niveau de la mer 🌊 pour visiter les immenses mines de sel ⛏️ de Turda, en Transylvanie 🇷🇴. Ouverte en 1271, le sel y était entièrement extrait à la main ✊ par des ouvriers 👨 et des chevaux 🐎 dans des conditions épouvantables. Par exemple, au bout de deux semaines, les chevaux devenaient aveugles et après 6 mois, ils devaient être mis à la retraite. Aujourd’hui, ce processus est entièrement automatisé 🗜️ et la mine a été transformée en musée. Cela m’a fait réfléchir à une question philosophique ❓ : LE MONDE VA-T-IL MIEUX ? Si c’est le cas, POURQUOI PRESQUE PERSONNE NE LE SAIT ? Quand on lit les actualités, on voit le monde aller en enfer : attentats terroristes, menaces nucléaires, crise économique, chômage… Selon une enquête récente, seuls 6 % de la population américaine 🇺🇲 pensent que les choses s’améliorent. Regardons un rapport intéressant de la Banque mondiale : 1) Pauvreté 😣 : en 1950, 75 % de la population mondiale vivait dans l’extrême pauvreté. Aujourd’hui, c’est moins de 10 %. 2) Alphabétisation 📘 : en 2 siècles, on est passé d’une toute petite élite à un monde où 8 personnes sur 10 savent lire et écrire. 3) Santé 🏥 : en 1800, 40 % des nouveau-nés mouraient avant l’âge de cinq ans. Aujourd’hui, c’est une infime fraction. 4) Éducation 👩‍🏫 : l’accès à l’enseignement secondaire supérieur et post-secondaire continue de s’améliorer dans le monde, avec environ 30 % aujourd’hui. Situation ironique : le monde n’a jamais été aussi bien qu’aujourd’hui et la plupart des gens l’ignorent. Nous avons besoin de plus de médias et de journalistes 🗞️ qui se concentrent sur 👍 les changements positifs dans le monde 🌍. Tout en restant optimistes, gardons à l’esprit que de grands défis nous attendent encore, avec des inégalités sociales plus fortes et l’urgence écologique.

    Restez connectés ! 👋

  • #StrongerTogether : 5 ONG, 5 pays, 1 projet

    #StrongerTogether : 5 ONG, 5 pays, 1 projet

    Salut à tous,

    Pendant mon séjour à Cluj-Napoca, j’ai eu la chance de passer un après-midi avec un projet collectif mené par la mairie de Cluj-Napoca. 5 ONG de Roumanie 🇷🇴, d’Albanie 🇦🇱, de Pologne 🇵🇱, de Bulgarie 🇧🇬 et du Portugal 🇵🇹, toutes engagées pour l’inclusion sociale et économique d’enfants 👦👧 en situation de handicap, s’étaient réunies. Elles ont commencé à préparer un voyage ✈️ pour 40 enfants. Nous avons passé un excellent moment à discuter de leur mission et de leurs défis. Toutes ont exprimé une vraie passion ♥️ pour leur engagement, mais elles ont aussi partagé leur difficulté quotidienne côté financement 💰. S’associer à d’autres organisations pour réduire le coût du projet était une excellente solution ! D’après mes voyages précédents, j’ajouterais un autre avantage à réunir des ONG : elles sont très intéressées par le partage de connaissances et de bonnes pratiques entre elles.

    Ensemble, nous sommes plus forts !

  • De réfugié de la guerre civile à 14 ans à entrepreneur

    De réfugié de la guerre civile à 14 ans à entrepreneur

    Salut à tous,

    Ce week-end, j’ai décidé de m’arrêter à Cluj-Napoca, en Transylvanie 🇷🇴, ville réputée pour être le cœur économique de la Roumanie. Épuisé par le retard de mon vol ✈️, je suis arrivé très tôt le matin à mon hôtel. Après 15 minutes de sieste, j’ai été réveillé par Bala, mon colocataire de chambre : un homme d’une cinquantaine d’années avec un grand sourire 😀. Nous avons tout de suite sympathisé et décidé de passer la soirée du lendemain ensemble. Après deux bières 🍺, j’ai découvert que cet homme avait une histoire vraiment inspirante. Il vit aujourd’hui paisiblement en Allemagne 🇩🇪 avec sa femme et ses deux enfants, mais avant d’en arriver là, il a dû traverser l’épreuve d’une vie. Bala est né au Sri Lanka 🇱🇰 et menait une vie heureuse. Quand il a eu 14 ans, la guerre civile a éclaté entre le gouvernement et les Tigres de libération de l’Eelam tamoul. Pour protéger les droits des enfants et les prémunir des abus, l’Allemagne a mis en place une politique pour tous les enfants de moins de 16 ans 👦 en leur accordant un visa et un vol vers l’Allemagne. À 14 ans, il a été envoyé en Allemagne sans ami ni famille. Il était seul ! Il m’a expliqué : « Pendant un mois, j’ai pleuré tous les jours. » Il a aussi dit qu’il avait eu de la chance, car beaucoup de gens l’ont soutenu en chemin. Ces personnes étaient en grande majorité des personnes âgées, surprises de voir chaque jour le même jeune garçon dans les rues. Un jour, un vieux monsieur l’a invité à passer chaque week-end chez lui avec ses deux filles, pour dîner et dormir. À partir de là, il a retrouvé confiance et décroché son premier emploi comme balayeur de rue. Aujourd’hui, il dirige une entreprise d’importation de 9 salariés. Il voyage dans le monde entier 🌍 et importe des milliers de produits différents. Il m’a dit : « Je ne suis pas un homme d’affaires, mais je travaille dur pour réussir. » Aujourd’hui, la plupart de sa famille vit un peu partout en Europe ! Un entrepreneur vraiment extraordinaire ! 😉

    N’oublions jamais la chance que nous avons d’être nés en Europe ! 👍

  • Arrivée et rencontre avec Nyaka [Newsletter 1 Ouganda]

    Arrivée et rencontre avec Nyaka [Newsletter 1 Ouganda]

    Salut à tous,

    Je suis arrivé à Kampala lundi matin. Je sais que certains me diront que j’ai clairement tardé à donner des nouvelles. C’est vrai et, pour une fois, je n’ai pas vraiment d’excuse ! 🙂

    J’ai commencé cette nouvelle aventure passionnante par ni plus ni moins qu’un tour du monde ! Si vous souhaitez obtenir des billets d’avion pas trop chers en vous y prenant une semaine à l’avance, soyez prêts à faire quelques escales ! 🙂 J’ai apprécié une bière et des frites à Bruxelles, un bon café à Amsterdam, des chansons africaines à Nairobi, rien d’intéressant à Kigali, pour finalement atterrir à Entebbe, en Ouganda, à 3 h 30 du matin. Heureusement, le temps a filé, car je me suis retrouvé assis à côté d’un ex-consultant du BCG qui avait tout quitté pour lancer Kidogo, son ONG au Kenya.

    BCG consultant turned social entrepreneur

    En cherchant un taxi à la sortie de l’aéroport, j’ai rapidement remarqué que j’étais le seul Blanc. Un homme bien habillé (trop bien habillé) de l’administration m’a offert ses services pour obtenir un « taxi au meilleur prix » : 40 $ la course (Nyaka m’avait dit 25 $ maximum). Mais essayez de négocier à 4 h du matin, quand tous les chauffeurs savent que vous n’avez pas vraiment d’alternative… Bonne mise en jambes, je m’en suis bien sorti ! 🙂

    Nyaka, la mission :

    Après une longue nuit de deux petites heures, direction Nyaka à l’arrière d’un boda (taxi-moto local) qui m’a déposé pile devant l’asso. En deux mots : l’objectif de Nyaka, c’est donner accès à l’éducation et aux soins aux orphelins du sida à travers une approche holistique et communautaire. Lorsque les parents décèdent, ce sont souvent les grands-mères qui prennent le relais. Nyaka leur donne les moyens de subvenir aux besoins de leurs petits-enfants à travers de la formation à l’entrepreneuriat, du microcrédit, des actions de sensibilisation… Ce sont plus de 700 enfants dans leurs écoles et plus de 6 000 grands-mères accompagnées. En arrivant à l’asso, j’ai été très chaleureusement accueilli par l’équipe : Sempa (responsable des finances), Jennifer (directrice pays) et Shabnam (responsable de notre projet). Quentin (qui n’arrivera malheureusement que vendredi pour des problèmes d’avion) sera mis à contribution sur des missions d’ingénierie : traitement de l’eau, construction… et il ira à la rencontre des jeunes pour leur parler du métier d’ingénieur et les aider dans leurs choix d’orientation. Pour ma part, je suis sur une mission de monitoring et de mesure d’impact. À la fin de notre échange, Jennifer m’a dit : « Ce que j’attends de toi, c’est que tu puisses nous aider à répondre à la question suivante : What does success look like? » Sacré challenge sur 3 semaines ! 🙂

    Une rencontre par jour :

    Dans le cadre de ma démarche de découverte, j’ai contacté un paquet de personnes (entrepreneurs high impact business, fondateurs d’ONG, ambassadeurs, leaders locaux…) dans le but d’en rencontrer une par jour. Je vous partagerai certains échanges qui m’ont marqué. J’ai notamment échangé avec Samantha Elghanayan (@Sam : thanks), qui travaille chez Tugende, un high social impact business. Ils proposent des prêts aux conducteurs de bodas pour leur permettre d’acquérir leur moto au lieu de la louer très cher. Au bout de 19 mois, ils peuvent devenir propriétaires via des remboursements hebdomadaires. Passé cette période, ils peuvent doubler le revenu qu’ils auraient gagné en continuant de louer. Quand elle a rejoint l’entreprise il y a 3 ans, il y avait 300 conducteurs. Aujourd’hui, ils sont 6 000. La traction a été délirante : ils n’ont fait de la publicité que le premier mois, et ensuite c’était 100 % du bouche-à-oreille.

    Débat intéressant : ONG vs high impact business :

    Nous avons eu un débat passionnant avec Samantha sur les avantages et les inconvénients du lancement d’une ONG par rapport à une entreprise à fort impact. Le véritable avantage d’une ONG, c’est un accès exclusif à des subventions et à des dons en échange d’indicateurs de performance décorrélés de la rentabilité. Cependant, le revers, c’est l’indépendance : les ONG doivent se conformer aux attentes de leurs donateurs. Par exemple, Shauna d’Educate m’a expliqué que, pour obtenir la subvention d’un grand donateur américain (financement d’un side project d’école dans le nord du pays), elle avait l’obligation de fournir un accès gratuit aux 200 élèves de l’école. Ils ont dû modifier tout leur business model alors que les familles des élèves étaient prêtes à payer. De plus, une entreprise à fort impact ne porte pas l’image d’une organisation à but non lucratif, ce qui implique parfois des sacrifices, notamment salariaux, de la part du management. Les donateurs sont souvent réticents à financer les opérations et la masse salariale d’une ONG. Pourquoi un entrepreneur avec une vision sociale devrait-il accepter de sacrifier son niveau de vie à partir du moment où son action a un fort impact ? D’un point de vue financier, une entreprise à fort impact doit être rentable et cash efficient dès le premier jour. Via mon job chez Blisce, j’ai d’ailleurs remarqué que de nombreuses familles et de nombreux investisseurs sophistiqués de taille importante défendent de plus en plus des causes spécifiques (climatiques, sociales…) via une allocation impact investing sur laquelle ils cherchent un retour financier plus limité, accompagné de KPIs d’impact. Ces high impact businesses pourraient-ils être l’avenir des ONG ? Verra-t-on naître un modèle hybride à la croisée des chemins entre high impact business et ONG ? L’avenir nous le dira…

    J’espère que vous allez tous bien,

    Joignable sur WhatsApp, même sur mon boda !

    La bise à tous,

    Romain

  • Apnalaya, je n’oublierai jamais [Newsletter 3 Inde]

    Apnalaya, je n’oublierai jamais [Newsletter 3 Inde]

    Coucou la Team des Sion–Lesbros, les Grands-parents, la Familia, les Potes, Team Blisce,

    Time is flying! Je vous écris ma dernière newsletter avant de rentrer. Comme pour beaucoup de trips, le temps passe vraiment vite! 🙂
    Apnalaya, une expérience toujours plus forte
    L’intensité est montée ces derniers jours en termes de travail mais aussi d’un point de vue relationnel. En termes de travail, c’est génial! Quelques jours après mon arrivée, j’ai proposé une tool box identifiant les principaux logiciels gratuits et pertinents pour Apnalaya. Après 2-3 démos, ils ont tout de suite perçu les gains de temps colossaux qu’ils allaient pouvoir faire. Chaque mois, certains managers passent 3 jours à consolider les données recueillies auprès de centaines de familles. Or, en utilisant tableau software, ils vont pouvoir générer des reportings détaillés en 3 clics!
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    Ces derniers jours ont été consacrés à l’animation de plusieurs trainings sur des logiciels de task management et de communication et au recueil de justificatifs étudiants pour obtenir des licences gratuites 🙂  (@Marine @Quentin @Matthieu -> Merci beaucoup 🙂 ).
    @Pap: Anju d’Apnalaya passe au Décathlon de Mumbai pour rencontrer Jaspreet le 19 août prochain ! D’après les premiers échanges, cela pourrait tout à faire aboutir sur un partenariat ou des insights sur des best practices de recrutement de profiles issus des bidonvilles. Merci pap, tu gères! 🙂
    D’un point de vue relationnel, je commence à bien connaître les équipes ainsi que les heads of program. Ils viennent de me faire une superbe surprise en m’invitant dans un bon resto indien avant d’enchaîner avec une brasserie pour le dessert. Ils m’ont vraiment intégré à l’association tout en prenant le temps de m’emmener sur le terrain. Je ne suis pas prêt d’oublier Ninad, Rama, Anju, Renuka, Sonya and Arun!
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    Hier matin, nous avons lancé un atelier bulles de savon au sein de la crèche. Il n’a pas fallu longtemps aux enfants pour se mettre à danser sur le rythme de chansons Bollywood! 🙂
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    Je vous ai fait une petite vidéo d’ambiance, ça c’est un enfant heureux! 🙂 => Lien
    Un dernier week end dans le Rajasthan
    Ayant eu 3 week–ends en Inde, je peux vous dire que j’ai demandé des conseils à toutes mes connaissances sur place histoire de faire le bon choix. Départ samedi à 3h du mat pour Udaipur avec une pote de promo travaillant à Mumbai. En termes d’hôtel backpacker, nous avons trouvé une perle avec un roof top donnant sur toute la ville. Les moments forts ont été la visite d’un temple Jaïn à Ranakpur où l’on a pu assister à une cérémonie religieuse et une spectacle de danse & marionnettes du Rajasthan où une danseuse a enflammé le public en dansant avec 9 jarres sur la tête tout en marchant sur du verre pilé! Pas évident! 🙂
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    Ce qui m’a le plus marqué: 
    Demain, ce trip touchera à sa fin! Ce qui m’a le plus marqué, c’est la bonne humeur des gens et leur sourire. Même si ce pays est un paradoxe, les indiens, qu’ils soient riches ou pauvres, ils sont tout le temps souriant!
    La leçon de vie que je retire de cette expérience:
    Aller au bout de ses rêves! Lors de mon passage à Delhi, j’ai fait la connaissance d’un indien de mon âge qui m’a bien aidé pour me rendre à l’aéroport. Avant de se quitter, il m’a dit: « You are fortunate, you were born in France. I know it will be difficult to realize my dream but I will do my best. » Son rêve, c’est de travailler pour une compagnie aérienne à l’étranger. Etant issue d’une des castes les plus basses, il sait que ses chances sont très limitées. Une fois de plus, nous avons beaucoup de chance. Chance que nous n’avons pas le droit de gâcher!
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    Feedback challenge half marathon:
     
    @Participants: You are awesome! 🙂 Nous avons réuni 416€. 8 jeunes filles prendront le départ de la course du 21 août et 8 jeunes enfants seront accompagnés pendant toute une année grâce à vous! Le staff était ravi et enchanté par le défi! Nous avons cumulé un total de 120km de course à pied, 100km à vélo et 20km de marche à pied. Vous avez entre 16 et 84 ans et êtes répartis entre la France et le Chili.
     
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    Voici un petit mot de remerciement de la part d’Arun, CEO d’Apnalaya! => Lien 
     
    @Les participants: Pouvez vous m’envoyer vos adresses postales? Nous avons passé la barre des 400€! 🙂
    Je vous souhaite un très bonne semaine à tous, J’ai mon vol de retour demain à 6h20!
     
    A très bientôt,
     
    Romain
  • Taj Mahal, quel monument incroyable [Newsletter 2 Inde]

    Taj Mahal, quel monument incroyable [Newsletter 2 Inde]

    Coucou la Team des Sion-Lesbros, les Grands-parents, la Familia, les Potes,  Team Blisce,

    Comment allez vous? J’espère que vos vacances se passent bien!
    Trip à Delhi sur le week end:
    Le point marquant de cette semaine: Le Taj Mahal! Dans le Lonely planet, on parle d’un incontournable. J’irai même plus loin, je dirai que c’est un passage obligatoire! 🙂 Histoire de marquer le coup, je vous propose une petite vidéo d’immersion => Taj Mahal
    Ce voyage était vraiment sympa surtout que je me suis vraiment bien entendu avec le guide. Voici un petit aperçu de l’ambiance au sein de la voiture pendant les trajets => Nick met le feu
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    L’aventure Apnalaya continue:
    Je vous propose d’aborder une approche passionnante traitées par Apnalaya et qui m’a convaincu de l’impact durable de l’association au bénéfice de la communauté du bidonville.
    Quel intérêt de coupler des données quantitatives issues de collectes de données sur le terrain avec les insights des habitants du bidonville?
    La bonne allocation des ressources financières et humaines est un critère important de la réussite d’un programme. Prenons l’exemple de la naissance, une approche basique consisterait à constater un taux de mortalité important de femmes et d’enfants à la naissance (auparavant, il était très courant d’accoucher chez soi) puis de justifier cela par certains feedbacks d’habitants mentionnant le facteur prix et l’absence d’hôpitaux proches. Cela pourrait aboutir à un programme où des médecins se rendraient directement chez les gens => cher et peu durable.
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    Sex distribution Vs Passport Sex distribution Vs Birth certificate 
    En analysant ces données collectées par Apnalaya, on obtient des insights édifiants. Par exemple, on constate que pour bénéficier de ces soins gratuits de la part des hôpitaux, il est obligatoire d’avoir des papiers d’identité (99% des habitants n’ont pas de passeport ou d’ID). Or, pour obtenir cet ID, il faut être détenteur d’un certificat de naissance (80% des habitants n’en ont pas). Face à ce constat, Apnalaya a préféré mettre en place un programme de sensibilisation et de soutien administratif pour que les habitants puissent faire valoir leurs droits. La démarche est sustainable car les habitants pourront ensuite faire les démarches seuls. Ces données permettent dans un second temps de mesurer dans le temps l’impact de chaque programme.
    Challenge sponsoring 10 enfants du bidonville:
     
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    C’est top! Nous sponsorisons actuellement 4 enfants pendant toute une année et 4 jeunes filles auront l’occasion de courir le 21 août. Il reste encore deux jours pour participer. Si ce projet vous tente, voici le lien de la cagnotte! Chaque kilomètre compte! 🙂 @Mamie et bon papa: Merci beaucoup vos promenades journalières auront de l’impact! 🙂
    Bonne journée à tous,
    Romain
    Ps:
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    J’ai même un fan club sur place, que demander de mieux! 🙂
  • Aujourd’hui a été le meilleur jour depuis le début ! [Newsletter 1 Inde]

    Aujourd’hui a été le meilleur jour depuis le début ! [Newsletter 1 Inde]

    Coucou la Team des Sion–Lesbros, les Grands-parents, la Familia, Team Blisce,

    Tout d’abord merci à tous pour vos messages qui m’ont fait super plaisir!
    Comme promis, voici les dernières nouvelles de ce fameux périple Indien! Je suis sur place depuis tout juste une semaine et déjà je suis en mesure de dire que ce trip me marquera à vie de par les rencontres que je fais, de par les contrastes et paradoxes que je découvre et surtout le sourire et la gentillesse des Indiens.
    En tant que français, le premier point marquant en arrivant, c’est le contraste entre les riches et les pauvres. Dans la rue, il est tout à fait normal d’apercevoir une tour de milliardaire (un Indien s’est fait construire une habitation à 1b$ 🙂 ) à côté d’un taudis en tôles rouillées. La communauté française m’ayant très bien accueilli, j’ai rapidement dû me mettre à jour en faisant le grand écart entre les 1% d’indiens les plus pauvres lorsque je me rends tous les matins au pied de la décharge de Shivaji Nagar (37 tonnes de détritus y sont déversées chaque jour) et le soir où je côtoie les 1% plus riches du pays.
    Mon quotidien la journée:
    Apnalaya, l’association qui m’a accueilli fait un travail exceptionnel! Leur approche est totalement intégrée et sustainable. Ils se focalisent sur l’enfance et la femme à travers 3 programmes: health & disability, gender & livelihood et education & citizenship qu’ils développent avec les quartiers au pied de la décharge de Shivaji Nagar. Ils ont identifié plus de 40 leaders au sein des différentes communautés qui leur permettent d’agir efficacement tout en couplant cette approche avec une démarche très orientée data qu’ils vont collecter directement sur le terrain.
    Pour le moment, je suis chargé de faire ressortir et de mettre en forme les principaux insights ressortant de ces études d’impact avec l’équipe data collection. En parallèle de cela, j’essaye d’accompagner dès que possible les équipes sur le terrain à la rencontre des familles. Aujourd’hui, j’ai passé l’après-midi avec une jeune femme de l’association qui m’a emmené en plein coeur du slum dans des ruelles d’un mètre de large pour faire un rapide check up des femmes enceintes et des enfants atteints de malnutrition.
    Je retiens surtout une chose de cette visite: le sourire des femmes et des enfants ainsi que leur joie de vivre! Apnalaya a un impact clairement visible sur le visage des habitants du slum! Rama, une des directrices du programme, m’a dit ce matin: « Nous, notre approche, c’est de comprendre ce dont les jeunes rêves puis de tout faire pour les aider à les réaliser plutôt que le contraire. Cette approche peut paraître utopique mais dans les faits, la data parle d’elle-même sur le long terme, c’est possible! »
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    Mon quotidien le soir et le week-end:
    Via mon colloc et mon amie de promo, j’ai très vite été intégré à la communauté française et emmené dans la plupart des incontournables de la ville. Mon ami indien Ameya habitant Pune, est venu à Mumbai ce week–end. C’était top, on s’est rencontré en seconde au lycée saint Paul à Lille! 🙂 Ayant habité à Singap, Londres, Lille et Mumbai, il a pu nous dresser un portrait très intéressant de son pays tout en le comparant à la France. En termes d’anecdotes, ce week end, nous sommes allés dans les Bazaar d’antiquités. Or, mon colloc ayant l’habitude d’aller faire des emplettes avec le consule de france, on s’est retrouvé à être convié dans les arrières boutiques dédiées aux grands collectionneurs d’Art. Autant dire que j’ai regardé avec les yeux! 🙂 Les soirées sont plutôt sympas. Jeudi soir, j’ai invité à fumer des cigares au Bombay Royal Yacht Club avec la crème indienne. (@maman, t’inquiète pas, je ne m’y suis toujours pas mis! 🙂 )
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    Voila pour cette semaine! Je pourrai en rajouter des tartines car ce trip est vraiment passionnant. Je vous en dirai plus à mon retour!
    Bonne soirée et bonne semaine à tous,
    Romain